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Quelques nouvelles du NET

Par Fredleborgne

Œuvre publiée sous licence Licence Art Libre (LAL 1.3)

Date de publication sur Atramenta : 1 avril 2011 à 0h00

Dernière modification : 16 octobre 2013 à 1h07

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Paris au mois d' Août

    
Avertissement :

    
Comme signalé dans la préface, ce texte est un inédit d'un roman plus global : "La Guerre contre les Majors". Il en décrit les grandes lignes du cadre, dans lequel d'autres personnages évoluent et participent, à leur façon, à la résolution du puzzle de la fresque qui s'étend de 1996 à 2016.

    En ce mois d’Août 2015, à 14 heures, la capitale écrasée sous le soleil fait vivre un véritable calvaire à ses passants.

     Hugo se déplace lentement. Il apprécie cette chaleur, qui, si elle fait fondre le bitume, lui permet de réchauffer ses vieux os. Il sue peu dans son pantalon de toile et il a de quoi boire dans son petit sac à dos.

    De nombreux quartiers ont été vidés de leurs habitants et les travaux de réhabilitation n’ont toujours pas commencé. Les cercles politiques ont préféré édifier des villes nouvelles, à la fois soucieuses de leurs habitants et de l’écologie. Ainsi, l’installation d’une climatisation ne peut se faire que sur autorisation, souvent accordée seulement quand la santé de quelqu’un est menacée. Les villes nouvelles disposent de bâtiments mieux isolés d’une part, et équipés d’un circuit d’air frais provenant du sous-sol.

    En effet, sous les bâtiments modernes se trouvent de grandes cuves souterraines de récupération d’eau pluviale. Cette eau prend la température de la croûte terrestre à quelques mètres de profondeur, à savoir une dizaine de degrés, tout au long de l’année.

    Dans cette eau sont immergés des tuyaux au sein desquels l’air circule. En été, une simple soufflerie permet ainsi de rafraîchir tout l’immeuble, parfois de quelques degrés seulement, le but n’étant pas de maintenir une température très fraîche mais d’améliorer les conditions climatiques. En hiver, une pompe à chaleur permet de le réchauffer. Le circuit a quand même été calculé surtout pour le chauffage. Ces cuves permettent aussi l’arrosage des jardins de toit et de quelques plates-bandes. Ce genre d’installation est difficile à mettre en œuvre à Paris. Il fallait d’abord décentraliser le pays et vider la ville de quelques millions d’habitants avant de réaménager, tout en préservant l’aspect des lieux historiques et de garder certains immeubles à l’architecture typique de certains quartiers, au détriment des immeubles moins reluisants.

    Tout ce confort, Hugo le refuse. Néanmoins, sa situation personnelle n’est plus aussi désespérée qu’il y a quelques années, quand la mendicité était interdite et fortement réprimée. De toute façon la pauvreté était telle que la seule façon de survivre était de faire la queue, une fois par jour, à la soupe populaire.

    Aujourd’hui, Hugo pourrait ne plus être à la rue. Seulement, il ne veut pas rester dans son appartement en périphérie seul à attendre la fin. Le supra Net ne l’intéresse pas. Il a de tout temps refusé toute autorité sur sa vie. Et puis sa vie, ce sont les rues de Paris.

    Il touche une allocation mensuelle qui lui permet de manger, de se vêtir et de s’acheter l’essentiel. Chez lui, il peut se laver et laver son linge. Il n’y passe qu’une fois par semaine. Il préfère le camping dans les lieux déserts la nuit. Il n’y a pas de délinquance. Il supporte encore les températures dix mois sur douze. Et qui sait si demain, il ne sera pas à nouveau complètement à la rue ? Alors, il ne doit pas perdre les bonnes habitudes.

    L’emploi a été progressivement encouragé à l’extérieur de la ceinture des périphériques et peu de véhicules particuliers sont autorisés à circuler. Les transports en commun sont propres, silencieux et suffisamment développés pour les trois-cent-mille habitants restants intra muros.

    Mais depuis dix-huit mois, quand il fut évident que la France allait subir une invasion, les cercles politiques en liaison avec ceux chargés de la gestion de la ville ont décidé de suspendre les travaux et d’encourager l’aspect «vétuste» afin de faire penser à l’ennemi que la France était un pays en déclin.

    Dans les rues, les façades sont donc ternes et encore souillées d’une pollution aujourd’hui absente, si ce n’est celle induite par le passage des véhicules de guerre américain.

    Depuis la déclaration de la Net Démocratie en 2011, dont l’avènement a ramené le calme en France, mais chassé la World Company, la compagnie victorieuse qui avait absorbé ou détruit toutes les autres, la France a été déclarée «État Voyou» car elle ne s’acquitte plus des royalties de la propriété intellectuelle dues à la World Company, dépositaire de tous les brevets et copyrights..

    Elle ne s’acquitte pas non plus des droits d’auteurs ou des ayants droits et diffuse massivement sur le Net des fichiers d’œuvres originales cryptées débarrassés de leurs verrous numériques. Hugo ne comprend pas cette humanité laborieuse à la recherche du profit. Lui avait voulu être paysan comme ses parents. Mais dans les années 1990, il fut ruiné à cause des prêts nécessaires à l’investissement et à la modernisation et perdit la ferme familiale, vendue aux enchères une bouchée de pain, puis revendue à prix d’or à des anglais qui appréciaient les vieilles pierres. Ses terres quant à elles, récupérées par la SAFER, rachetées par un industriel agroalimentaire, restèrent longtemps en jachère pour profiter des subventions européennes. Il avait connu quinze ans à l’avance le sort général des petits entrepreneurs.

    Monté à Paris dans l’espoir de trouver un emploi, considéré comme trop vieux à trente-huit ans pour bénéficier d’un contrat aidé, il se retrouva très vite au RMI, puis contraint à la mendicité pour payer sa chambre d’hôtel. Un soir, il dormit dans la rue et ne la quitta plus.

     Le 4 juin 2014, le débarquement allié fut un succès total pour les troupes de la coalition sous commandement américain. Elles prirent rapidement possession de tout le territoire français et l’occupent depuis.

    Néanmoins, la chasse aux serveurs pirates n’a toujours pas donné de résultats significatifs. Le régime politique mis en place (La sixième république) par les exilés de retour au pays n’a pas réussi à reprendre en main l’administration du pays car les fonctionnaires ont édifié un mur virtuel entre eux et leurs nouveaux dirigeants. Impossible aussi de trouver le gouvernement souterrain qui gère réellement le pays. Alors, les exilés se contentent de détourner de l’argent à leur profit en se bardant de responsabilités qu’ils n’assument pas.

    Ils se servent dans les caisses de l’état le jour et font des discours tous les soirs pour appeler la population à plus de patriotisme. Ils ont besoin de sa collaboration pour démanteler ce gouvernement mafieux qui les tient par la terreur et dont les américains sont venus les libérer.

    La population ignore les américains comme elle ignore le retour de cette caste élitiste qui a récupéré ses biens auparavant confisqués mais ne peut vraiment en profiter comme dans le passé.

    En effet, personne ne se présente pour la location d’immeuble. Personne n’écoute les programmes de télévision. Personne n’achète dans un magasin tenu par un exilé. Seuls les touristes étrangers fréquentent les hôtels et les magasins de luxe. Enfin, les voitures importées sont rapidement sabotées, les bateaux de plaisance coulés au port et les murs des grandes propriétés sont tagués. Les distributeurs de coca restent pleins, les lieux de restauration rapide à l’américaine sont fréquentés par les américains et les «accompagnateurs» en mission pour leur faire apprécier les délices de Capoue en dehors de leurs camps de stationnement.

    Hugo les regarde passer, avec dédain lui aussi. En patrouille, armés, casqués et cuirassés, ils étouffent inutilement sous leur peau de locomotive. Le Net gouvernement a bien expliqué de ne pas les provoquer pour éviter des représailles qui pourraient justifier leur maintien. En bordée, bruyants, mâchouilleurs, arrogants, ils sont encore une fois ridicules. Fataliste, Hugo leur mendie parfois quelques piécettes. Car aucun français n’a de l’argent liquide, sauf les «accompagnateurs». Il en a de cachées dans son appartement, mais aussi d’autres enterrées dans des lieux déserts, pour le cas où…

    Bien pire est la situation pour les exilés revenus dans les fourgons de l’ennemi. Personne ne se présente pour être personnel de maison. Il n’y a pas un français, il n’y a pas une française, pour être bonne ou chauffeur. Il faut donc «importer la main d’œuvre» pour le service.
Mais il faut surtout importer des familles complètes, les loger dans les murs et ne pas leur permettre de sortir, à cause de disparitions «inexplicables».

     Hugo ne risque pas d'aller travailler pour eux. C’est à cause d’eux qu’il a été ruiné. C’est à cause d’eux qu’il a passé autant de nuits dans le froid, qu’il a connu la déchéance et la faim. Mais il n’ira pas se venger, par respect pour la France d’aujourd’hui, plus grande que jamais, même sous un joug étranger. Cette France, même s'il ne veut pas y adhérer, il sait qu’il peut y vivre une fin tranquille. Alors, il ne va pas l’embêter. Et personne ne l’embête aujourd’hui. Pourtant, à partir de 2002, progressivement, la chasse à la cloche avait commencé dans l’ombre. Puis, en 2008, c’était carrément des pelotons de mobiles qui les ramassaient pour aller les lâcher au plus profond des bois, après une bonne raclée. Il lui avait fallu deux jours pour revenir de Rambouillet, car il était hors de question de pouvoir prendre le train. Mais ils étaient si nombreux alors. Les va-nu-pieds se mêlaient systématiquement aux manifestants. Miséreux et pré-miséreux respiraient alors les mêmes fumigènes, subissaient les mêmes matraques…

    Il ne semble pas y avoir non plus un seul militaire, policier ou gendarme. Pour reconstituer ces corps de métier, il y a eu des appels au recrutement. Mais comme personne ne se présentait, les exilés ont fait venir des mercenaires étrangers.

    À la différence des soldats américains qui ne risquent rien, ou des personnels de service qui disparaissent sans laisser de trace, les mercenaires ont été retrouvés morts dès qu’ils ont eu le malheur de s’aventurer seuls à l’extérieur.

    Au bout de six mois, le recrutement de mercenaires à l’étranger a été abandonné. Aucun exilé, en théorie protégé par les américains n’a été inquiété mais les vocations se sont taries quand il s’est avéré que pour eux la destination France était un aller simple pour l’enfer.

    Le statu quo règne donc sur Paris, dont l’activité réduite se perd dans son immensité ou se cache à l’intérieur de quelques bâtiments. Paris est beaucoup plus vivant dans ses quartiers de loisirs la nuit. Les soldats américains y font des virées d’enfer chaque soir en toute sécurité, descendant du Camps des Loges, à Saint Germain-En-Laye, en métro ou en autocars.

    La fraternisation d’un soir avec de jolies filles ou de beaux petits français non obèses a pour effet un désintérêt total pour la guerre le jour. Même les hauts gradés américains sont un peu en vacances ici, alors que dans certaines montagnes du moyen orient, il ne fait pas bon s’aventurer pour eux. La campagne de France est agréable mais la discipline s’en ressent, les troupes s’amollissent alors que les combats sont inexistants.

    Leur vulnérabilité augmente donc chaque jour, alors que leur inutilité est aussi flagrante. Mais ils ne peuvent rentrer sans avoir accompli leur mission : remettre la France au pas et à la botte de la World Company, et surtout détruire ces serveurs qui narguent les majors de la musique, du cinéma et du logiciel, contredisent les média autorisés à diffuser des informations vérifiées, et enfin hackent leurs plus importants secrets industriels.

     Hugo apprécie ces rues désertes et calmes. Néanmoins, il se souvient de leur agitation antérieure. Il se blottissait, dans un coin de porte, au pied d’un mur, risquant cent fois par heure être écrasé par un piéton trop pressé. Lorsqu'il était vraiment, neuf fois sur dix, il n’avait droit qu’à une insulte ou à un désolé étouffé qui s’éloignait déjà. Sinon, il avait droit à une petite aumône…

    Dans les sous-sols parisiens, les équipes de recueil de l’information ne chôment pas. Les commandos s’entraînent au tir, au combat rapproché, aux arts martiaux. Les informaticiens perfectionnent leurs logiciels de décryptage, leurs méthodes supra-net invasives de système d’exploitation.

    Dans les bureaux, des hommes planchent sur le travail d’équipement futur, sur le bien-être de leurs contemporains, sur le modèle de société idéal et mettent au point chaque détail de la vie quotidienne.

    Des pédagogues mettent au point des programmes d’éducation de masse, des programmes scolaires, des programmes didactiques pour chaque profession, des programmes d’information pour chaque âge.

    Chaque individu depuis le matin sait à peu près ce qu’il va faire de sa journée. Il dispose d’un identifiant sur le supra-net, d’un accès fixe chez soi, d’un accès possible public tous les cinq-cents mètres. Il a un contrat d’objectif pour la journée et est rétribué en fonction de son temps de travail journalier. Il a les moyens de vivre confortablement, mais peut difficilement s’offrir une consommation d’alcool ou de cigarette régulière.

    Les loisirs numériques sont gratuits mais limités en  durée chaque jour afin que chacun soit disponible pour autre chose de plus profitable pour lui. Néanmoins, une personne à mobilité réduite, par accident ou maladie, permanent ou temporaire voit ce temps augmenter en conséquence.

    Dans un monde organisé pour l’épanouissement de chacun, le travail a sa place et se doit d’être intellectuellement gratifiant. La formation est permanente, le soutien et le suivi sont adaptés et les bons résultats récompensés.

    L’état, ayant nationalisé les banques et chassé la World Company, s’est retrouvé sans dette. Il fixe les salaires, les paie et sert lui-même de banque.

    La population n’a plus qu’à fournir les ressources qu’elle peut ensuite consommer à son profit. La répartition se fait grâce au salaire qui permet le confort mais pas la démesure. L’impôt n’existe pas et l’énergie, quantifiée par individu selon le climat local, est collective dans sa distribution. Chacun est motivé par un salaire évolutif, qui lui permettra ensuite de bénéficier de loisirs supplémentaires par rapport aux droits minimaux, par individus, déterminés en fonction des ressources.

    Ainsi, tout le monde a droit à deux semaines à la mer et une semaine à la campagne ou à la montagne dans des conditions correctes par an. Des agences de répartition permettent de gérer les départs de chacun.

    Cette collectivisation des ressources s’est mise en place progressivement et tous les problèmes sont étudiés afin de fournir des solutions justes et satisfaisantes.

    Les quelques fainéants chroniques restants ne peuvent que profiter des loisirs numériques minimaux qui ne coûtent pas un kopeck, d’un logement sans fioriture et calculé au plus juste, d’une nourriture équilibrée mais insipide. Il en reste très peu car au lieu d’inspirer du mépris, ils ont fait l’objet, comme les petits délinquants, de programmes d’accompagnements non laxistes mais destinés à les revaloriser et à leur donner un but personnel à atteindre.

    Enfin, cette société où l’individu est respecté, mais au service des autres donne un fort sentiment d’appartenance à l’ensemble. Patriotisme et camaraderie permettent alors abnégation, courage et volontariat. Chaque citoyen devient un soldat défenseur potentiel. Le sport et l’entraînement font partie des hobbies les plus prisés. Les maladies cardio-vasculaires, et le stress sont en très nette régression. La société française s’assainit chaque année et le positivisme permet de supporter l’apparente occupation.

    Hugo sait tout cela. Mais il est trop vieux pour changer. Son manager l’a bien compris. Et puis, Hugo est malade. Il refuse les traitements pharmaceutiques coûteux. Il a choisi sa fin. Il n’est pas si vieux, même pas soixante ans, mais il est usé par la rue. Il a aussi respiré trop souvent quelques gaz incapacitants qui ont détérioré son cœur et ses poumons. Néanmoins son état s’est un peu amélioré depuis 2011 et son programme de «sevrage» tabagique et alcoolique, inutile en tant que tel aujourd’hui, contient en fait quelques anti-douleurs vraiment efficaces dont l’accoutumance ne pose de problèmes moraux à personne dans ce cas. Hugo ne mourra pas comme un chien. Il a une balise de secours sur lui et peut appeler à l’aide médicale dès qu’il en a besoin. Hugo se dit parfois qu’il vaudrait mieux essayer l’overdose et s’endormir dans un parc.

    Mais il ne le fera pas. Car son manager l’a convaincu de ne pas risquer d’être découvert mort par un enfant ou une femme. Hugo n’a plus de colère contre la société. Il est donc sensible à ce type d'argument.

    L’armée américaine en place permet de ne pas être en guerre contre le monde entier, qui se tourne vers les derniers conflits de la planète pour pouvoir imposer la pax americana et la World Company qui gère la planification mondiale du travail, au profit des anciens pays riches à part la France, au détriment de toute notion de justice, d’égalité des peuples et d’écologie. Mais la France n’a pas besoin de ça.

    Elle prépare déjà la société de demain.

    Aujourd’hui, aux informations, on pourrait dire que les chiffres du chômage se sont un peu plus enfoncés dans l’oubli, qu’aucune personne âgée n’est morte d’isolement, qu’aucun homme politique a déclaré vouloir «une rupture salvatrice» pour notre pays. Mais on ne le dira pas.

    On y trouvera les chiffres de progression globale actualisés, les problèmes rencontrés par telle ou telle équipe, des conseils de prudence sur les trajets d’itinéraire des «manœuvres américaines», les nouveaux produits de consommation disponibles, les dernières améliorations de produits standards, les sujets de réflexions en cours, les décisions prises par les cercles d’études compétents dans tel ou tel domaine, les dernières œuvres (musique, films, littérature, photos humour)  disponibles sur le supra Net…

    À partir d’un sommaire très étoffé, chacun peut choisir quel sujet approfondir, après avoir eu le noyau d’information indispensable à tous. Ainsi, personne ne manque l'essentiel et peut s'informer pour son usage et à son goût.

    Hugo n’est pas inquiet. Sa dernière heure n’est tout de même pas pour tout de suite. Il pense voir la fin du système qui l’a prématurément condamné, lui qui aurait dû vivre centenaire comme son grand-père dans sa ferme. Mais depuis qu’il est sorti de l’urgence, il a eu le temps de réfléchir sur sa vie. Et il pense ne pas avoir sa place dans la nouvelle société qui va naître d’une certaine raison et de beaucoup de cœur. Il ne veut pas lui peser. C’est le moins qu’il puisse faire pour celle qui adoucit sa fin.

    Ce qui manque encore au bonheur des français, c’est être libre sur leur propre sol et pouvoir faire partager leur modèle à tous ceux, qui par le monde, travaillent pour assurer leur subsistance, mais aussi et surtout au profit d’une élite cannibale et suicidaire. Mais ils travaillent à ce monde, meilleur à défaut d’être parfait. Et si le Net ne diffuse pas encore les informations concernant les rouages de cette nouvelle société, c’est parce que le risque d’être écrasé sous les bombes atomiques du reste du monde existe encore.

    Mais déjà, comme pour tous les systèmes décadents, l’impérialisme précède l’anarchie, anarchie qui commence malheureusement à apparaître, ailleurs, dans le monde. Seulement cette fois, en France, une alternative pourra exister…

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Table des matières
  1. Préface
  2. Ad Vitam et Æternam
  3. Drapeau Noir
  4. Le forum Maléfique
  5. Nuit d'angoisse
  6. Fibre artistique
  7. Masques et Mascarades
  8. Virtuellement sien
  9. Sentimental Blog
  10. Résopolis
  11. Jackpot
  12. L'ascète prophète du Net
  13. Paris au mois d' Août
  14. Inspiration
  15. Le Sujet délire (pas très Net)
  16. Nipponne
  17. Survivre sur le Net
  18. Mégalo Maniaque
  19. Fil noir
  20. Grand Foutoir
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