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Perversion

Par Sonia Traumsen

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 27 août 2014 à 12h53

Dernière modification : 22 novembre 2020 à 12h54

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Monsieur Davidson

 

 

 

 

 

Davidson était maigre, au regard des bûcherons et des chasseurs de la région. Très élancé, d’une taille plutôt étroite, des fesses plates, il portait son éternelle salopette bleue salie de cambouis. Maintenant devant moi il feuilletait le magazine de Malmö, où je paraissais quasiment nue. Manifestement, il me comparait à mon image.

Depuis mon enfance je l’avais surnommé « le monsieur à la salopette ». Maman m’avait interdit de le nommer ainsi, et j’avais changé pour « l’homme à la salopette ». Malgré l’insistance de mes parents je ne voulus plus en démordre, car c’était bien la vérité : Sa salopette était bleue, de même que le pantalon, assorti d’une chemise d’un beige clair qui osait de pâles rayures turquoise.

Ce qui ne plaisait pas à maman, dans ce surnom que je trouvais cocasse, c’était sa consonance avec « salaud ». Je crois qu’à un certain moment elle s’était méfiée de Davidson : si je l’avais surnommé « le monsieur à la salopette », peut-être m’avait-il fait des choses, comme un salaud. Maman avait mené son enquête, mais Davidson n’avait révélé qu’un respectable monsieur, père de quatre enfants, tardivement remarié après le décès prématuré de sa première épouse. En somme rien de grave, et l’enquête de maman s’était arrêtée là.

Davidson, comme je l’ai déjà sommairement décrit, était très maigre, par rapport aux autres, grassouillets et ventrus ; trop élancé, avec une taille que j’estimais étroite pour un homme. Une seule fois j’entrevis sa queue, un jour d’été, qui m’était apparue aussi profilée que lui. J’étais encore trop petite pour l’évaluer, mais mon amie Liv, qui était restée fidèle à son dégoût exagéré pour les vieux, l’avait évoquée d’une grimace qui en disait long. À cette époque nous jouions encore à traquer l’érection des messieurs, pour ensuite faire nos rapports.

 

Davidson dépassait la taille d’un mètre nonante, de sorte que d’après la description de Liv je m’étais figuré une queue qui prendrait bientôt des allures de serpent. À l’adolescence je l’avais imaginée rentrer si loin en moi qu’elle aurait pu ressortir par la bouche. Je trouvais cette propriété en tout point conforme à mes fantasmes de femelle, car j’avais évalué en proportion des vits mes chances d’être engrossée. À la puberté mon obsession persista, malgré les explications fournies par les cours d’éducation sexuelle : j’imaginais toujours le tuyau de Davidson sortir de son tracteur pour remonter jusqu’au fond de moi et venir se connecter sur le col.

En outre Davidson avait les fesses plates et les épaules maigres mais larges, de sorte qu’il me faisait parfois penser à un épouvantail. Curieusement son torse était plutôt musclé, et son visage, comparé à la maigreur de son corps, ne me paraissait pas austère, avec ses pommettes saillantes et un front assez haut. Contrairement aux autres messieurs ses cheveux n’étaient pas rares, mais touffus et bruns, ce qui faisait dire à beaucoup qu’il nous venait de Laponie.

Davidson m’était toujours apparu solidaire de son tracteur, au point de former une symbiose au seul avantage de l’engin, dont la masse m’en imposait comme une bestiasse de nos forêts. Je crois que c’est à partir de cette vision que j’ai imaginé un sexe aux machines : celui de Davidson avait dû grossir et s’étirer, afin de pouvoir passer d’un moteur à l’autre.

 

C’est dans le champ qui jouxtait notre propriété que j’apercevais souvent Davidson, avec la tignasse brune de ses cheveux qui contrastait joliment sur le jaune sale de son tracteur, et sa sempiternelle salopette bleue qui faisait fuir les pies. À mon retour de l’école j’avais toujours récolté son gentil « hey, Sonia ! » sur le ponton qu’il partageait avec papa, et plus rarement sur la petite plage qui m’accueillait toujours nue, où il venait se baigner avec un maillot très échancré qui ressemblait plutôt à un slip démodé des années soixante. Curieusement ce maillot était bleu aussi, tout comme la salopette de ce salaud. Vous me direz que j’insulte un innocent, mais vous allez comprendre pourquoi.

Lorsque j’eus mes quatorze ans et que je commençais à faire des allers-retours fréquents à Malmö pour ma formation de mannequin, malgré mes soucis je remarquais tout de même que Davidson s’intéressait davantage à moi. Il avait sans doute eu vent de ma réussite grâce au magazine vendu dans notre kiosque. À cette époque il ne s’intéressait pas à la télévision, mais lorsque papa lui eut appris que je défilais pour les collections de mode on le vit réparer son antenne à grands renforts de jurons. Je m’en souviens encore parfaitement, car j’avais remarqué son antenne de télévision, si délabrée qu’elle me fit prendre son propriétaire en pitié. Elle ne pouvait même plus servir de perchoir aux gros oiseaux, ce qui chez nous n’est pas un signe de prospérité pour la famille logée sous le même toit.

J’avais également établi un rapport entre son antenne et sa queue, et je me demandais innocemment si elle aussi ne s’était pas délabrée, avec l’âge. Mais à l’époque Davidson avait à peine quarante-cinq ans, et il m’arrivait souvent, les soirs d’été, d’entendre crier sa femme. Bref, le fait qu’il ait réparé son antenne pour me voir défiler m’avertit qu’il devait s’intéresser à moi, comme si en redressant son antenne pour capter mon image il avait voulu dresser sa queue pour capturer mon corps.

 

Pour être honnête je dois avouer que je m’étais souvent caressée en pensant à lui, pendant qu’il faisait crier sa femme. C’est pourquoi j’avais ressenti un violent dépit, à voir son antenne dans un tel état. Dans mon fantasme je m’étais souvent demandé si sa queue n’était pas trop longue pour mon jeune vagin. Rien que pour m’en assurer j’aurais bien voulu l’essayer, au point que j’avais commencé par être jalouse de sa femme.

De son côté je crois qu’il s’était déjà posé les mêmes questions, mais dans l’autre sens, et après qu’il eut réparé son antenne je remarquais non sans inquiétude qu’il me croisait de plus en plus souvent. C’est à cette époque que « le monsieur à la salopette » se transforma en « l’homme à la salopette », sans que maman nourrisse le moindre doute à mon sujet.

En fait j’étais moi-même obnubilée par la longue queue de Davidson, jusqu’à ce que je l’aperçoive sur la plage d’à côté. Comble d’horreur, sans être tout à fait déployée elle avait épaissi, depuis que Liv l’avait vue. J’en rougis de honte, et dès ce jour je me masturbais presque tous les soirs d’été, en priant pour qu’elle grandisse jusque dans mon réservoir. Je rougissais aussi en croisant Davidson sur son tracteur, au point qu’un certain jour je lui lançai notre fameux « hey ! » d’une voix si rauque qu’il me demanda si je n’avais pas attrapé quelque mauvaise fièvre.

Mon embarras me fit bafouiller, car j’étais en chaleur. Comme Davidson toujours planté sur son tracteur n’insista pas, je crus comprendre qu’il m’avait devinée, et que la seule pudeur expliquait son silence. Pourtant ma poitrine avait poussé, et mes hanches étaient déjà formées. J’étais donc techniquement prête à recevoir son tube, mais en tant qu’ami de papa il avait dû biffer son avantage.

 

Davidson me dit d’une voix ferme : « Je t’ai regardée lors de ton dernier défilé, tu es vraiment superbe, Sonia, oui, vraiment, très… très… étonnante ! Ah ! bah ! Si je m’attendais à ça, nom de dieu, de voir l’une de nos filles se pointer si joliment à Malmö ! »

Sans mauvaise intention je lui répondis stupidement, en m’empourprant comme une pivoine : « Vous savez, monsieur Davidson, je ne fais rien de mal ! »

Je crois que ce fut le ton de sa voix qui me poussa à justifier ma profession balbutiante.

« Non, bien sûr, Sonia, je n’ai pas voulu dire… après tout, ce n’est qu’un défilé, il faut bien que nos jeunes s’habillent. »

Pour sortir de l’embarras dans lequel manifestement nous nous étions mis je lui fis cette belle remarque : « J’ai vu que vous avez pu redresser votre antenne, monsieur Davidson ? »

Je compris que je venais de commettre une nouvelle bourde, d’autant que je ne pus m’empêcher de regarder vers sa braguette, qui heureusement pour moi ne manifestait aucun trouble. Je n’étais alors qu’à deux mètres de son tracteur, et je crois qu’il me devina puisqu’il me dit : « Oui, elle est bien redressée à présent ! Et droit sur Malmö, tu peux me croire !

— O merci monsieur Davidson, vous êtes bien gentil.

— Il n’y a pas de mal » me répondit-il, en me regardant franchement. Je baissai les yeux tout en plaçant une main discrète sur mon giron, selon un vieux réflexe de protection. Je ne les relevai que pour constater non sans émoi que l’antenne de monsieur Davidson était franchement braquée sur moi.

Il me regarda avec un drôle d’air, comme pour vérifier que son émotion n’était pas passée inaperçue. Puis, avant de redémarrer son tracteur il me lança : « Au revoir, Sonia ! Fais tout de même attention, à Malmö, tu n’as que quatorze ans, malgré tout ! »

Comme une idiote je restais fascinée par sa braguette, la bouche entrouverte. Je parvins tout de même à bafouiller : « Au revoir, monsieur Davidson, ne vous inquiétez pas, je suis une fille sérieuse.

— Oui, Sonia, mais tout de même ; tu ne devrais pas te promener ainsi, en jupe aussi courte ! »

Je crus qu’il allait ajouter, en montrant sa braguette enflée : « regarde donc ce que ça fait ! », mais il ne dit rien de plus et relança son tracteur.

À partir de ce jour il me fallut faire un effort, lors de mes rencontres avec Davidson, en reprenant courage pour lui lancer mon « hey ! ». À chaque fois je me sentais obligée de baisser les yeux, pour ne pas être de nouveau fascinée par sa braguette. Je crois que ma gêne ne lui avait pas échappé, dès le premier jour. Je me sentais prise à la gorge par une sorte de lasso, et j’essayais d’éviter Davidson par tous les chemins ; toutefois je ne pus m’empêcher d’espionner les conversations qu’il entretenait avec mon père, à propos de mes défilés.

 

 

 

Quelques années plus tard mon obsession avait régressé, mais un certain jour plein de soleil je vis Davidson revenir vers moi, alors que j’étais allongée nue au bord du lac, selon la coutume. J’étais devenue une vraie femme, avec les mensurations au complet, et ma carrière battait son plein.

Je venais d’avoir dix-huit ans. Davidson avait à peine vieilli, mais ses cheveux noirs étaient moins denses. Je crois tout de même que pour les avoir gardés aussi foncés il avait dû se résoudre à les teindre. Il portait toujours sa sempiternelle salopette, et il m’examina effrontément au moment d’aborder mon pubis glabre. Son toupet me décontenança, en me rappelant l’épisode de son antenne braquée sur moi. Mais j’étais devenue professionnelle : cette fois-ci je ne bafouillerai pas, quoiqu’il dise. Toutefois j’avais tellement fantasmé sur sa durite que je ne pus empêcher mon sexe de se contracter, pour finalement s’ouvrir sous l’inspection de Davidson. Il me dévisagea, mais je ne baissai pas les yeux.

« Sonia, excuse-moi, mais je dois te parler franchement, j’espère que tu ne m’en voudras pas.

— Dites toujours, monsieur Davidson. »

Il hésita, sans toutefois détourner son regard, qui passait de mon visage à mes seins, pour finalement se fixer sur mon entrejambe simplifié.

« Tu sais, cette pose que tu prends, dans le magazine W, le dernier, tu es allongée comme maintenant, mais avec une main… enfin, tu vois ce que je veux dire ?

— Oui, je le vois, monsieur Davidson.

— Eh bien, je voudrais prendre une photo de toi, dans la même position, je veux dire, comme dans le magazine…

— Et pourquoi donc, s’il vous plaît ? »

Je vis qu’il se rapprochait dangereusement, à portée de tir. Je sentis mon sexe si humide que je me demandai si Davidson n’allait pas s’en apercevoir. Il bandait, mais plus franchement que ce fameux jour, sur son tracteur. Son antenne à présent était braquée sur Stockholm.

« Oui, il faut que je t’explique, tu vas trouver cela plutôt bizarre, mais…

— Allez, dites-moi tout, monsieur Davidson ! Nous nous connaissons depuis si longtemps, que vous pouvez avoir confiance…

— Tu sais que je te trouve très jolie, Sonia…

— Oui, monsieur Davidson, mais vous êtes l’ami de mon père…

— Sonia, je le sais très bien, que je suis un ami de ton père…

— Alors quoi, monsieur Davidson ? Vous avez un problème ? » (Je regardai délibérément vers sa braguette.)

— Non, non, Sonia, ça, c’est normal (il se rajusta)… Enfin, tu sais comment nous sommes, nous autres hommes, c’est tout de même un privilège, de pouvoir admirer une covergirl comme toi, ainsi dévêtue… »

Je regardais toujours avec courage en direction de sa braguette.

« Vous savez, monsieur Davidson, je ne donne pas encore dans le X, mais enfin, je peux comprendre que vous soyez gêné…Vous ne pouvez tout de même pas contourner le lac pour éviter de me voir, et de mon côté j’ai peut-être tort de me montrer nue. Vous pourriez croire que…

— Non, non, Sonia, ce n’est pas grave, tu ne comprends pas : J’ai un problème avec un ami, il ne veut pas croire que je te connais, et que, enfin, tu me comprends… que moi, Davidson, un simple paysan, je puisse te voir nue comme dans le magazine…

— Et alors ? monsieur Davidson, je ne vois pas où est le problème…

— Ben, c’est qu’il ne veut pas me croire. Il pense que je me moque de lui et que je fantasme sur toi, enfin, je veux dire… sur la fille qui est dans le magazine… Bien sûr, c’est toi, mais lui pense que je ne te connais pas depuis que tu es toute petite, il ne veut pas croire que moi, je puisse te voir comme maintenant, comprends-tu ? Dans le Bohuslän ils ne sont pas habitués à voir les femmes se baigner nues… Je crois surtout qu’il est jaloux de moi !

— Bien, il est jaloux, qu’est-ce que ça peut faire, monsieur Davidson ? Et puisqu’il ne vous croit pas, comment pourrait-il être jaloux ?

— Je ne sais pas, il sent peut-être que je dis vrai, mais il ne peut pas le supporter… alors, je voulais te demander si tu voulais bien…

— Quoi donc, monsieur Davidson ?

— Si tu voulais bien lui donner une preuve que je te connais, enfin, tu vois ce que je veux dire…

— Ah non ! Pas de ça entre nous, monsieur Davidson !

— Ce n’est pas ça du tout, Sonia, il me faudrait une photo de toi, la même pose que la pleine page du magazine, avec une main, une main… enfin tu me comprends…

— Oui, je comprends… une main… là ? »

Tout en maintenant mon buste sur un seul coude je portai une main sur mon giron.

« Merci Sonia… Avec la tête légèrement en arrière, enfin comme si, comme si…

— Je comprends ce que vous voulez dire, monsieur Davidson… vous voulez lui apporter une preuve que vous me connaissez suffisamment pour que je…

— Oui Sonia, la même pose que vous prenez dans le magazine. »

Je notai qu’il me vouvoyait, à présent. J’avoue que j’aimais sentir l’emprise que j’exerçais sur lui.

« Voilà, monsieur Davidson, je prends la même pose que dans le magazine… Votre ami aura la preuve que vous me connaissez…

— Alors c’est bien vrai, je peux prendre cette photo, vous ne m’en voudrez pas ? Ah ! Je vois que vous me comprenez, j’ai toujours su que vous étiez gentille.

— C’est vraiment parce que vous êtes un ami de mon père, et que je vous connais… autrement…

— Je sais bien, Sonia, une star comme vous, j’en reviens à peine, moi qui vous ai connue petite…

— Je me souviens très bien, surtout à l’époque de mes débuts, lorsque vous avez enfin réussi à redresser votre antenne…

— Oui, merci Sonia, je vous en serais reconnaissant… cet idiot finira par comprendre que je vous connais vraiment… Seulement…

— Quoi donc, monsieur Davidson ?

— Sur la photo du magazine, vos doigts… Votre main est gentiment posée comme maintenant, mais le majeur et l’annulaire sont… Vous me comprenez, ils sont vraiment enfoncés… Je voudrais que ça soit comme sur la photo du magazine, voyez-vous ?

— Là vous me gênez beaucoup, monsieur Davidson… en studio, ce n’est que du cinéma, alors qu’ici, devant vous…

— Je sais bien, Sonia, mais c’est justement là tout le problème… Mon ami va penser que devant moi vous n’avez pas fait la même chose qu’en studio.

— Bon, puisque c’est vous, je veux bien prendre la même pose, tenez, je rentre mes doigts…

— Ah merci Sonia, c’est parfait… Cambrez-vous davantage, s’il vous plaît, essayez de me regarder quand je prends la photo… »

 

C’est alors que tout en regardant la braguette de Davidson je commençais machinalement à me branler, comme je l’avais si souvent fait en pensant à lui.

« Mais, Sonia, que faites-vous ! Ne vous croyez pas obligée… Il suffit que vous fassiez semblant, comme sur la photo…

— Puisque vous voulez une preuve, monsieur Davidson, je ne vais pas me gêner devant vous…

— Mais non Sonia ! Ah non pas ça ! Vous ne devez pas faire ça !

— Ne vous inquiétez pas, monsieur Davidson… une photo n’est tout de même pas un film ! Votre ami n’y verra que du bleu, il croira que je simule… Mais je vous préviens que si vous pensez à…

— O non, pas ça, mam’selle Sonia, je n’y pense même pas ! Mais là vous exagérez, je n’en demandais pas tant, vous me gênez terriblement…

— Vous savez que j’ai toujours eu confiance, monsieur Davidson. Comme vous êtes l’ami de mon père, tenez, je veux bien me sacrifier pour vous, mais n’imaginez pas que j’en fais autant à Stockholm… N’allez pas me tailler une réputation… Et puis, de toute façon, tout le monde croira que je simule, alors que vous… vous… enfin vous… »

Je commençais à jouir, et Davidson me mitrailla avec son appareil, comme un vrai professionnel de Studio.

 

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  1. Monsieur Davidson
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