Atramenta

Retour à l'accueil Atramenta

C'est long une vie pour se souvenir de tout

Par Jean-Pierre Duhard

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 30 mars 2014 à 16h54

Dernière modification : 17 avril 2015 à 16h45

Vous êtes en mode "plein écran". Lire en mode normal (façon ereader)

Notre enfance à l’Usine de Soubie

 

1942, une année importante pour moi : celle de ma naissance !

Notre propre récit nous servant de vérité, ce sera mon témoignage qui assurera la suite de cette histoire de famille. Dans l’été 1945, mes parents allèrent emménager dans l’ancienne maison du couple Lacave défunt, mon père ayant racheté à des parents de son associé ses parts dans l’usine. Un camion Berliet Gazo-Bois, conduit par Arthur Villechanoux, vint chercher le mobilier, qui fut installé le jour même dans le nouveau logis. La chatte de la maison, Minette, partie avec le déménagement, après avoir réalisé qu’on la transplantait dans un nouvel univers, décida de rentrer à Moulin-Neuf, à 4 km de là. Plusieurs fois on la ramena à Soubie, mais chaque fois elle revint vers son chez elle, où on finit par l’y laisser, aux bons soins de voisins.

Un souvenir personnel : dans l’entassement des meubles qui occupaient le plateau du camion, je ne remarquais qu’une chose, mon petit lit en bois peint en bleu qui partait avec le reste, et m’inquiétait sur son devenir. Je ne me souviens pas de l’arrivée à Soubie, longtemps après me sembla-t-il, mais à 3 ans on n’a guère la notion du temps. Je n’ai pas souvenir plus de la voiture dans laquelle nous fîmes le court trajet de Moulin-Neuf à Soubie ni, à ma honte, si mon petit frère, mon cadet de 16 mois, était avec nous.

 

Devant le bureau de l’usine de Soubie en 1942

 

Juin 1944 : Philippe est arrivé le 26 décembre 1943

 

Nos lits furent installés dans la chambre de nos parents, dans cette nouvelle maison qui allait être la nôtre désormais. Elle était plus petite qu’actuellement, avec quatre pièces en rez-de-chaussée et deux chambres au premier étage. Un petit parc non clos l’entourait, planté de chênes, figuiers, marronniers, prunus et lilas. Il y avait aussi un puits devant les fenêtres des chambres, ouvertes à l’ouest, dont le comblement fut décidé par ma mère, inquiète de nous y voir trop souvent penchés.

Dans la chambre des parents, on avait éloigné nos petits lits autant que faire se pouvait, chacun dans un angle, de façon à ce que l’on ne se batte pas trop. Mon frère avait-il mauvais caractère ? Ou bien avais-je gardé le ressentiment éprouvé lorsque je dus partager le sein maternel ? Quoi qu’il en soit, racontait notre mère, tout était prétexte à empoignades, particulièrement lors des siestes imposées, et il fallait régulièrement ramener la paix entre nous et remettre chacun dans le lit qu’il n’aurait pas dû quitter.

***

Le récit complet figure dans l’ouvrage paru en 2014 chez L’Harmattan :

C’est long une vie pour se souvenir de tout

 

Ci-après quelques souvenirs photographiques d’enfance

 

Meschers, Jean-Pierre et Philippe (à l’extrême droite)

Une enfance de chiens - En haut : Vita, Volta, Violette

En bas : Missou, Coquette et Zouky

Cette première expérience équine fut (sans doute) à l’origine de la vocation de Philippe, qui créera le haras du Galant

 

Philippe, une autre vocation précoce

Un déterrage de blaireaux

Une buse, prédatrice de la basse-cour, abattue

 

Ma 1ère année à l’école communale de Moulin-Neuf,  en 1947-48

(dr : Dominique Roost - ém : Émile Monginet - md : Michel Duteuil - jp : Jean-Pierre - jt : Jeanne Tenaud) 

Retour de l’école : Philippe Jean-Jacques et Jean-Pierre

Bordeaux, en route pour la maison du Père Noël (avec Alexandre Marin)

Communion de Philippe en 1953

Le premier carnaval en 1948

Carnaval boueux en 1949

 

 

À Bordeaux avec nos copains voisins de Soubie

(Jean-Jacques Bézier, J.-P., Ph. et Dominique Roost)

Des souvenirs pieusement conservés par maman

L’Isle et le barrage de Gaillard, un terrain de jeu apprivoisé

***

Quelques amis de la famille Duhard

 

Jean et Jeannette Landale (les "Badane")

Linette (soeur de Jeannette Landale) et Jean Berty

Roger Duhard, Marcel Ligier et Henri Guichard, 3 amis, anciens du 344e Régiment d’infanterie, 4e compagnie

Tonton et tatie Bruneau, chers à nos coeurs

L’abbé Marcel Brosseau de Champtocé/Loire

L’abbé Huguet de Ménesplet, la bonté faite homme

 

 

***

*** FIN ***

***

 

Merci de l’intérêt porté à mes publications

 

 

 

 

Couverture
Couverture de "C'est long une vie pour se souvenir de tout"
Etat
Cette oeuvre est en cours d'écriture (incomplète)
Mode d'affichage
L'avis des lecteurs
  • 4 aiment
Fond : 5 coeurs sur 5
À lire absolument ! : 2 lecteurs
Forme : 4.5 plumes sur 5
Fluide, agréable, sans fautes... : 1 lecteur
Exceptionnelle ! : 1 lecteur
Table des matières
  1. Prologue
  2. Né avant le siècle (Roger 1900-1914)
  3. La Grande Guerre (1914-1918)
  4. Roger, le civil entre deux guerres (1923-1935)
  5. Une famille modeste (Germaine 1916-1936)
  6. Germaine, l’école de la vie
  7. Le temps des fiançailles (Roger et Germaine)
  8. Le deuxième conflit mondial
  9. Notre enfance à l’Usine de Soubie
Que pensez vous de cette oeuvre ?