Atramenta

Retour à l'accueil Atramenta

C'est long une vie pour se souvenir de tout

Par Jean-Pierre Duhard

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 30 mars 2014 à 16h54

Dernière modification : 17 avril 2015 à 16h45

Vous êtes en mode "plein écran". Lire en mode normal (façon ereader)

Prologue

 

Faute d’avoir pu illustrer C’est long une vie pour se souvenir de tout, des reproductions photographiques y suppléent 

dans les chapitres suivants.

 

« C’est long une vie, pour se souvenir de tout », me répondait ma mère, sur sa vie finissante, quand je lui demandais des précisions sur son passé, alors que mon père avait disparu depuis plus de 20 ans. J’avais également questionné les derniers témoins de la vie de mes parents : Marie Ligier, Renée Bureau, mes oncles René et Régis Duhard, ma marraine Gisèle qui était sa nièce, mon parrain Jean qui était son neveu.

J’ai relu les deux carnets de guerre de mon père et les lettres adressées pendant des années par ma mère à ma fille Catherine. J’ai scruté les photographies, interrogé les documents d’époque, dont certains conservés dans la famille. Ainsi, je suis parvenu à esquisser le contexte de leur longue vie et à ressusciter une époque dont ils furent les acteurs et les témoins. En même temps, j’ai sauvé leur mémoire de l’oubli, avant de disparaître à mon tour.

« Tout passe, le temps et tout, seul le souvenir de ceux que l’on aime reste », écrivait ma mère au soir de son existence. Mais les souvenirs s’oublient avec le temps, si l’on ne prend pas la précaution de les noter. Ce livre est écrit en souvenir de mes parents, Roger et Germaine Duhard, et à l’intention de mes enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants, car nous ne pouvons espérer nous comprendre si nous ne savons rien de ceux qui nous ont précédés.

L’ouvrage a une longue genèse : débuté après le décès de mon père, en avril1982, interrompu un temps, repris après la disparition de ma mère, en décembre 2004, il a été achevé en décembre 2013, après avoir été plusieurs fois remanié, corrigé, complété, enrichi de documents et témoignages, qui constituent le fonds de nos archives familiales.

Il est des humains qui naissent avec comme but de jouir du monde qui les entoure ; mon père était de cette catégorie. Il en est d’autres nés pour servir et rendre heureux leur entourage ; ma mère était de ceux-là. Mon père étant l’aîné du couple, c’est par lui que commencera ce récit biographique. Mais c’est par ma mère qu’il se terminera.

Parvenu au terme de ce long récit couvrant le demi-siècle du précédent millénaire, j’ai conscience de ne pas avoir tout dit, d’en avoir beaucoup omis et un peu tu. À mesure que l’on fouille dans sa mémoire, d’autres souvenirs surgissent, dont on ne sait pas toujours quoi faire. Mais il est utile ni de tout savoir, ni de tout dire. Il faut simplement de ne pas tout oublier.

 

Un peu d’humanitaire eu Burkina Faso

 

Pour ce livre, publié chez l’Harmattan, comme pour les autres, les droits d’auteur vont exclusivement au soutien de deux actions humanitaires au Burkina Faso : l’une à Kokora, pour l’école Mamie Germaine inaugurée en décembre 2012 ; l’autre à l’orphelinat Sainte-Cécile de Dédougou, où des filleules sont parrainées depuis 5 ans.

 

Guéwadrata, Kinda, Roufiyatou

- janvier 2014 -

 

 

 

Couverture
Couverture de "C'est long une vie pour se souvenir de tout"
Etat
Cette oeuvre est en cours d'écriture (incomplète)
Mode d'affichage
L'avis des lecteurs
  • 4 aiment
Fond : 5 coeurs sur 5
À lire absolument ! : 2 lecteurs
Forme : 4.5 plumes sur 5
Fluide, agréable, sans fautes... : 1 lecteur
Exceptionnelle ! : 1 lecteur
Table des matières
  1. Prologue
  2. Né avant le siècle (Roger 1900-1914)
  3. La Grande Guerre (1914-1918)
  4. Roger, le civil entre deux guerres (1923-1935)
  5. Une famille modeste (Germaine 1916-1936)
  6. Germaine, l’école de la vie
  7. Le temps des fiançailles (Roger et Germaine)
  8. Le deuxième conflit mondial
  9. Notre enfance à l’Usine de Soubie
Que pensez vous de cette oeuvre ?