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Le Pouvoir des runes

Par Aneirin

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 21 décembre 2013 à 14h09

Dernière modification : 21 février 2014 à 15h40

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Le massacre de Roche Noire

Savoir poser les bonnes questions et parler pour leur répondre avec justesse
Sont les signes d’un homme sage :
Les hommes doivent parler des faits des leurs,
Ce qui se passe ne doit pas être caché.
(Le Havamal, 28)

Le lendemain, à l’aube, Hagen reprit son travail. Il lisait mieux à présent qu’il s’était réhabitué à déchiffrer les signes, et retrouvait des automatismes qu’il avait cru enfouis à jamais dans les tréfonds de sa mémoire. En tournant les pages, il avait l’impression de remonter dans le passé, voyant se dérouler devant lui l’histoire de Galadhorm avec ses heures tragiques, sombres ou héroïques, ses coups d’éclats et ses bassesses. Ses prédécesseurs avaient tout noté, avec un soin parcimonieux. Ils avaient non seulement confié au parchemin les événements, les noms et les dates mais avaient également laissé transparaître un peu de leur être, de leurs désirs et de leurs espoirs. A travers ce travail fastidieux, ils avaient cherché une forme d’immortalité, comme s’ils avaient voulu se fondre encore plus étroitement à l’intérieur de Galadhorm. Plus Hagen lisait, plus il avait l’impression de communier avec les siens, et plus il sentait la honte le brûler de ne pas avoir été à la hauteur de sa tâche. Il avait le sentiment que ses ancêtres le contemplaient à présent avec réprobation.

Mais lorsque le soleil commença à décliner, et qu’il dut une nouvelle fois allumer une bougie pour continuer à lire, il en vint à comprendre pourquoi il n’avait jamais jugé utile de noter quoi que ce soit, ni pourquoi il n’en avait jamais éprouvé le besoin auparavant. Il était l’homme d’action toujours préoccupé de l’instant présent et de son futur immédiat, toujours occupé à louvoyer dans le flot tumultueux qui avait emporté Galadhorm durant les années où il en avait été l’intendant. Il éprouvait cependant l’intuition étrange qu’un autre que lui s’était chargé de la tache indispensable de tout consigner, et que cet autre allait tellement de soi, faisait si intimement partie de lui-même qu’il n’avait jamais jugé nécessaire de s’en soucier, alors même qu’il avait disparu de son entourage. Cet autre était son double éternel et contemplatif qui s’était retiré hors du monde dans lequel lui, Hagen, s’était complètement immergé - au risque de s’y noyer. Ce sentiment était si intense que lorsqu’il en vint enfin à trouver mention du nom d’Alrun, il ne fut pratiquement pas surpris de voir que les seules informations qu’il pouvait trouver étaient parcellaires et incomplètes, comme s’il était évident que le savoir le plus important et le plus sacré devait être en possession non de lui-même, mais de son double contemplatif.

Il alla aussitôt trouver Arvarn, titubant sous l’effet de la fatigue, la vue si embrumée qu’il devait se guider en suivant le mur de la paume de sa main. Il ne vit pas les yeux étranges qui le suivaient du regard, brillant dans l’ombre d’un éclat empreint d’inquiétude.

— Je sais qui est Alrun, affirma Hagen, sans même prendre le temps de saluer son maître.

Un silence stupéfait accueillit ses paroles. Des odeurs d’épices et de viandes rôties montaient de la longue table. Dans la grande salle morne, étaient assemblés les guerriers et leurs familles – ils étaient bien peu nombreux en vérité, car l’épouse d’Arvarn était morte depuis seize longues années, seul Grimlor était marié et ses deux fils étaient trop jeunes pour être admis à la table. La chaise d’Hagen était restée vide, avec son couteau et son plat d’argent posés devant lui.

— L’heure n’est pas à discuter de cela, gronda Arvarn.

Il désigna la table vide d’un geste impérieux, et l’intendant n’eut d’autre choix que de se taire et d’obtempérer à l’ordre muet de son seigneur.

En bout de table, un homme était assis, se tenant très droit, dans une attitude raide et embarrassée. Il fixait avec obstination un point invisible de l’autre coté de la table. Le vieux connaissait cet homme, c’était le capitaine qui commandait le poste de garde, à l’entrée de la vallée, à un jour de cheval de Galadhorm.

— Poursuis ! ordonna le seigneur Arvarn, dès que Hagen fut installé.

L’homme reprit la parole, déroulant ses phrases d’un ton monocorde.

— Nous avons suivi la piste des meurtriers, dit-il, continuant un récit commencé avant l’arrivée du conseiller. Ils avaient laissé derrière eux une piste facile à suivre dans la neige. Elle nous a menés droit à Roche-Noire.

Ce hameau minuscule devait son nom à l’énorme rocher de couleur sombre qui se dressait juste au dessus du village, au sommet d’une pente abrupte qui dominait la route traversant la vallée.

— La neige a commencé à tomber, et le vent s’est levé, recouvrant la piste, mais nous avons craint que les bandits n’aient pu s’en prendre aux paysans, aussi nous avons décidé de poursuivre.

Hagen ferma les yeux. Il avait l’impression de savoir exactement ce que l’homme allait dire.

— Nous avons trouvé les fermes intactes. Les paysans ont prétendu qu’ils n’avaient rien remarqué d’anormal. J’ai décidé de passer la nuit au village avant de repartir – le soleil était déjà couché, et il était trop tard pour revenir à la tour.

Hagen aurait voulu se boucher les oreilles pour ne pas entendre ce qui allait suivre.

— Je n’étais pas tranquille, aussi j’ai posté un guetteur pour veiller sur notre sommeil. Ce fut une décision heureuse, car les fermiers nous ont attaqués pendant la nuit. L’homme qui était de garde a été abattu, mais il a eu le temps de donner l’alerte. Nous avons sauté sur nos épées et avons défendu chèrement nos vies. Les fermiers étaient comme fous ! Ils se ruaient sur nous en hurlant avec des fourches, des faux ou des hachettes, ils venaient presque d’eux mêmes s’embrocher sur nos épées, tant était grande leur soif de carnage.

Le capitaine marqua une courte pause. Les yeux baissés, il semblait tout faire pour ne pas croiser le regard de son seigneur.

— J’ai perdu plusieurs hommes. Afar a été transpercé parmi les premiers, d’un coup de fourche dans le visage. Ronan a eu la jambe brisée par un fléau. Bulkar a été mis en pièces avec des faux et des hachoirs… Plus nous en tuions, plus la fureur des autres paraissait redoubler. Nous pensions qu’ils s’enfuiraient dans la forêt ou qu’ils se rendraient une fois leur tentative déjouée, mais ils se sont battus jusqu’à la mort… Nous avons dû tous les tuer… Les hommes comme les femmes…

Hagen releva les yeux.

— Même les enfants ?

Sa voix s’étrangla dans sa poitrine, mais le guerrier le comprit. Il croisa son regard et Hagen y lut une peine immense.

— Oui les enfants… Il faut comprendre… Certains étaient aussi hargneux que leurs pères… Nous n’avons pas eu le choix… Il fallait les tuer.

Un silence se fit. Hagen songeait à Finn, à Brand. Le guerrier continuait à se justifier :

— Et nous avions subi beaucoup de pertes… Nous avons combattu férocement pour sauver nos vies et lorsque la victoire fût acquise, nous nous laissâmes déborder par notre soif de vengeance…

Il se tut. Hagen imaginait à présent les nouveaux nés égorgés dans leur berceau, projetés contre les murs par les soldats ivres de fureur, possédés par l’esprit féroce de la vengeance – un esprit aussi démoniaque et maléfique que celui qui avait possédé les villageois assassins. De paisibles fermiers se changeant en bandits et en assassins sanguinaires… exterminés par les soldats chargés de les protéger… Jusqu’où iraient-ils dans l’horreur ?

— Combien de morts ? demanda Thorsen d’un ton neutre.

Un silence.

— Trois, puis quatre, parmi les soldats…. Erog, dont l’œil a été crevé par une pierre de fronde, a succombé à sa blessure. Et tous les villageois.

— Aucun d’eux n’a pu s’enfuir ? insista Thorsen.

Le guerrier secoua la tête.

— Vous avez bien fait ! gronda Arvarn. Ainsi tous pourront voir ce qui advient de ceux qui osent se rebeller. Tu as fait ce que j’aurais ordonné de toute façon. Par ta vigilance et ta bravoure, tu as bien servi Galadhorm.

— Le démon… commença Hagen.

Mais Arvarn lui jeta un tel regard qu’il se tut.

— Seigneur… hésita le capitaine. Je voudrais ajouter quelque chose…

Arvarn fronça les sourcils.

— Parle !

— Il y avait un corbeau. Un seul et unique corbeau qui nous a accompagnés tout au long de notre ascension vers Roche-Noire, lorsque nous suivions la piste des bandits. Il planait au dessus du village le matin suivant, et pendant la nuit, nous avons entendu son cri rauque résonner dans le ciel nocturne…

— Un oiseau cherchant sa nourriture dans le froid de l’hiver, grogna Arvarn. Rien de plus !

Son ton ne convainquit personne,  mais le guerrier se sentit ridicule d’avoir parlé de cela. Il baissa les yeux et se tut.

Hagen avait l’estomac tellement noué qu’il était totalement incapable de manger. A coté de lui, Arvarn dévorait à pleine dent les pièces de viandes grillées, et engloutissait de grandes rasades de vin, comme pour prouver que ce récit terrible n’avait éveillé en lui aucune inquiétude. Pourtant, son visage était d’une pâleur inhabituelle et ses mains tremblaient.

Le vieil intendant croisa le regard d’Ogar. Lui aussi semblait paralysé d’horreur. Le démon venait de frapper à nouveau ! Ce n’était plus seulement une créature féroce, porteuse de mort contre laquelle ils devaient lutter, mais quelque chose de plus insidieux et de plus terrible… Un Mal qui les rongeait au plus profond de leur être… Il avait l’impression d’entendre le cri rauque du corbeau à l’extérieur. Mais peut-être n’était-ce que son imagination ?

 

Après le repas, ils se retrouvèrent, Arvarn, Thorsen, Grimlor et Hagen pour discuter de la situation dans la petite salle à l’écart des oreilles indiscrètes.

   — Un vent de folie souffle sur la vallée, commença le conseiller.
 

Arvarn leva la main d’un air irrité. Son teint était rouge. Il avait bu trop de vin et sentait la colère gronder au fond de lui.

— C’est l’hiver qui n’en finit pas, suggéra Grimlor. La peur, et la cupidité…

Il disait cela, mais ne le croyait plus lui-même. On le sentait ébranlé, et il regarda Hagen avec insistance, comme s’il attendait que celui-ci donne soudain les clefs du mystère.

— Ces paysans ont tué les voyageurs pour les voler, et ils ont pris peur en voyant les soldats, confirma Thorsen.

— Qui étaient les voyageurs ?

— Un groupe de saltimbanques perdus dans la neige à la recherche d’un abri…

Hagen secoua la tête.

— Qu’est-ce qu’ils pouvaient bien transporter de valeur avec eux ?

— Leurs vêtements. Leurs bottes. Leurs bœufs et leurs carrioles… Tout leur équipement.

Hagen n’était pas convaincu. Il sentait au cœur de son être que le vol n’était pas le motif de l’attaque, pas plus que ce n’était pas vengeance que les soldats avait massacré tout le village – jusqu’aux enfants. Le démon avait pris possession de leur corps et de leurs âmes…

— Demain nous irons à Roche Noire, proposa Grimlor. Le démon y est peut-être. Il a dû fuir le long de la rivière après que nous l’ayons chassé…

Arvarn secoua la tête.

— C’est inutile. Vous resterez ici.

Thorsen voulut intervenir.

— Mais, père…

— Ces paysans n’ont eu que ce qu’ils méritaient, gronda Arvarn. Que nous importe ? Nous devons protéger Galadhorm, et les fermes des alentours. Si ce monstre revient, nous le tuerons. Sinon, qu’il aille se faire tuer ailleurs !

Les guerriers s’entreregardèrent, insatisfaits, mais aucun d’eux ne voulut prendre le risque de contredire leur seigneur en cet instant.

— Que signifie ce mot « Alrun » ? demanda Thorsen.

— C’est le dernier mot qu’a prononcé Feorm, le fils d’Oddmar, avant que Finn ne le tue, et c’est aussi le nom du premier fils du septième seigneur de Galadhorm.

Arvarn sursauta.

— Comment as-tu appris cela ?

— Je l’ai lu dans les archives que mes prédécesseurs ont laissées derrière eux. Peregorm était ton arrière-arrière-grand-père. Alrun fut son premier fils. Il atteignit l’âge d’homme à une époque fort troublée, où une tribu de barbares que l’on nommait les Almoriens franchit le col et attaqua Galadhorm. Le seigneur Peregorm se porta à leur rencontre pour défendre son territoire mais il subit une lourde défaite et fut même tué durant la bataille. Alrun, son fils, se réfugia à l’intérieur de la forteresse avec le reste de ses hommes, se préparant à subir un long siège à l’issue incertaine.

— Qu’est-il advenu ensuite ?

— On ne sait pas. Il semble que les Almoriens aient été vaincus, mais Alrun ne succéda pas à Peregorm. Celui qui a régné fut un nommé Burgor, son second fils. Mais sur la raison pour laquelle Alrun a été évincé, les archives sont muettes.

— Il est certainement mort durant le siège.

— Peut-être.

Il hésita quelques secondes puis ajouta :

— Trois pages manquent. Elles ont été arrachées au livre dans lequel ses informations sont consignées, et je n’ai pu les trouver nulle part.

Les guerriers le regardaient avec une sorte de crainte superstitieuse. Grimlor et Ogar ne savaient pas lire au-delà de leurs propres noms, et même Thorsen, qui avait appris à lire et même à écrire quelques phrases simples, avait rarement eu l’occasion d’ouvrir le moindre livre. Ils éprouvaient tous, même Arvarn, une crainte diffuse envers ce savoir presque magique qu’ils ne maîtrisaient qu’imparfaitement et qui leur apparaissait comme particulièrement secret et infiniment redoutable. Le fait de savoir en plus que cette magie avait été prise en défaut lui donnait une sorte d’aura supplémentaire.

— Par qui ces pages auraient-elles pu être arrachées ?

Une fois encore Hagen hésita. Il pensait à Leif… Mais il ne voulut pas prononcer son nom… Vu les circonstances et l’humeur du seigneur, cela aurait pu signifier son arrêt de mort.

— Je l’ignore. Peut-être l’un de mes ancêtres…

Il laissa passer un moment, puis ajouta :

— Je vais aller trouver Hagvar.

Un long silence désapprobateur accueillit ses paroles.

— Il est encore vivant ? demanda Arvarn d’un ton glacial.

Hagen ne répondit pas tout de suite. Il ne pouvait en avoir la certitude évidemment, mais il lui semblait que si son frère était mort, il l’aurait su, sans qu’on ait eu besoin de l’avertir.

— Il doit être mort depuis le temps, affirma Grimlor. Vivre tout seul dans la montagne est chose périlleuse, surtout pour un homme de son âge.

— S’il n’a pas été tué par le monstre, le froid et la faim auront eu raison de lui.

— Peut-être. Mais je dois en avoir le cœur net.

Il ne révéla pas le fond de sa pensée. Il songeait à Assaréel, la déesse d’Erda. Hagvar croyait à son pouvoir, à tel point qu’il n’avait pas hésité à tout laisser derrière lui pour la rejoindre. Assaréel protégerait Hagvar, mieux qu’ils ne pouvaient se protéger eux même. Hagen avait le sentiment que ni le froid de l’hiver, ni le monstre ne pouvaient constituer la moindre menace pour son frère.

— Je n’aime pas Hagvar, dit Arvarn. C’est un vieux fou. Qu’est-ce que tu attends de lui ?

— Il a toujours été plus érudit et plus intelligent que moi. Peut-être sait-il des choses que j’ignore ? Peut-être pourra-t-il m’en dire plus à propos d’Alrun et du démon ?

— En quoi le destin d’un homme mort depuis quatre générations pourrait-il nous intéresser ? demanda Arvarn d’un ton plein de hargne. En quoi serait-il être mêlé au temps présent ?

— Finn jure que Feorm a prononcé ce nom avant de mourir…

— Finn est un meurtrier et Feorm était mourant, en proie au délire certainement ! Sans doute a-t-il mal compris le nom… Ce n’est qu’une coïncidence…

— Peut-être, reconnut Hagen. Et peut-être pas.

— J’irai avec toi voir Hagvar, proposa Ogar.

Arvarn fut forcé de donner son accord, à contrecœur semblait-il.

 

Hagen n’eut jamais l’occasion d’aller rendre visite à son frère. Le lendemain matin, on le retrouva mort, le cou rompu, au pied des escaliers qui menaient de sa chambre à la grande salle commune du donjon. On supposa qu’il avait dû se lever dans la nuit pour satisfaire un besoin naturel, qu’il avait trébuché dans le noir et était tombé dans les escaliers où il s’était brisé la nuque.

Un corbeau vint se percher au sommet du donjon, là où le vieil intendant aimait à venir contempler la vallée, et salua son trépas en lançant de longues et sinistres plaintes rauques.

En dépit du froid, le corps d’Hagen fut amené à Agoran, l’île au milieu du fleuve, à l’endroit où il s’élargissait au fond de la vallée. Il fut enterré dans le mausolée de sa famille, auprès de sa bien-aimée comme il l’avait réclamé à maintes reprises. Le seigneur Arvarn présida la cérémonie, recommanda l’âme de l’intendant aux dieux, et le remercia de sa dévotion envers Galadhorm. Son fils Thorsen lui-même procéda à la mise en terre, aidé de Grimlor et d’Ogar, qui ne se souciait pas de retenir ses larmes. Bien des guerriers s’entaillèrent les bras et la poitrine en signe de deuil, et laissèrent couler leur sang sur la terre sacrée d’Agoran.

Ainsi finit la longue lignée des intendants de Galadhorm.

Chapitre suivant : Ogar se rend au lac noir

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Table des matières
  1. Prologue : le monastère
  2. Le siège
  3. A l’approche de l’hiver
  4. La lignée de Beorc
  5. La première attaque
  6. A la poursuite du monstre
  7. L’ombre se répand
  8. Le massacre de Roche Noire
  9. Ogar se rend au lac noir
  10. L’arrivée du Gardien
  11. La rage du Loup
  12. Le loup solitaire
  13. L’ermite
  14. Leif révèle son secret
  15. Dans le tombeau du Veneur
  16. Le survivant
  17. Le ménestrel
  18. Le miroir d’Erioch
  19. Leif s’empare de l’épée runique
  20. Les seigneurs de la plaine
  21. Leif fait une étrange rencontre
  22. De retour à Erda
  23. Guerwolf fait une promesse
  24. Les trolls
  25. Gunnar parle de sa jeunesse
  26. Horik rencontre Erioch
  27. Le lac noir
  28. Wyrid prend sa revanche
  29. Les chroniques des intendants
  30. La tour d’Assaréel
  31. Leif fait la connaissance d’un maître des runes
  32. Où on l’apprend ce qu’il est advenu de Finn Argenson
  33. La nuit sanglante
  34. Le dieu noir
  35. Leif est de nouveau prisonnier
  36. La vérité
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