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85B.

Par Diwan Berthion

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 26 septembre 2013 à 19h29

Dernière modification : 28 octobre 2017 à 18h04

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85B.

85B.

 

 

 

He oui, aujourd’hui tout doit être gros, lourd, large. Un compte en banque ce doit d’être bien rempli, une voiture doit être plus grosse que celle du voisin, malheur aux gens de petite taille, ou qui ont l’esprit étroit.

 

Curieusement avec ce raisonnement débile, les obèses de toutes sortes sont raillés et montrés du doigt comme des lépreux et autres pestiférés.

 

Je voudrais comprendre la subtilité de la chose, un élément doit m’échapper.

 

Avoir des gros seins, comme en avoir dans le pantalon est devenu une obsession, qui poussent certains et certaines à leurrer son monde, comme un chauve avec un postiche.

Pas d’inégalité sur l’hôtel de l’apparence, homme et femme, femme et homme, même problématique : montrer que l’on a du volume là où il faut, coûte que coûte.

 

Les Américains sont les pourvoyeurs de la grosseur plus ou moins bien placée en tout genre, c’est eux qui ont les plus grosses bagnoles, les obèses là-bas sont rois, et les chirurgiens esthétiques sont millionnaires. Ils rallongent tout, ils grossissent tout moyennant finance.

 

J’ai découvert récemment à mon grand étonnement que le wonder bras a fait des émules dans le rayon « slip pour homme », mais où va-t-on ?

 

J’imagine fort bien, mesdames, votre surprise de découvrir une si petite chose, ridicule vermicelle emballé dans un slip gonflable. Eh bien, sachez qu’il en va de même pour nous les hommes.

 

Pour ma part je n’apprécie pas du tout ce genre de nouvelle bimbo aux seins siliconés démesurés qui pendouillent, et aux lèvres de canard botoxées.

 

Que faites-vous ?

 

Non, voyez comme Johnny Halliday peut être ridicule avec son bec (coin coin), regardez Meg Ryan qui a été défigurée pour ressembler à je ne sais quoi (quel gâchis, une si belle femme). Regarder les frères Bogdanoff, Michael Jackson ou Mickey Rourk aux physiques artificiels qui ont perdu leur âme en basculant du côté absurde de l’apparence à tout prix.

 

Je ne crois pas que des grosses couilles ou des gros nibards changent quoi que ce soit à nos relations homme / femme, ou autre…

 

Arrêtez messieurs, de vouloir impressionner votre entourage féminin par des renflements disgracieux sur votre braguette, et vous mesdames arrêtez de croire que l’on vous aime si, et seulement si, le tiers de votre poids se trouve dans votre poitrine.

 

STOP !

 

Mesdames sachez que je n’ai jamais trouvé poitrine plus belle qu’un 85B, eh oui.

 

Ô petits seins, rebiquant artistiquement vers le ciel, merveilles de la nature accrochées à votre torse.

 

Stop ! Arrêtez de déprimer, est-ce que je me plains d’avoir une petite bite : non. Devrais-je consulter pour me faire rallonger le pipi ? Mais arrêtez de délirer.

 

Coluche disait que la bonne longueur des jambes c’était quand les pieds touchent par terre. Aujourd’hui encore, cette remarque est parfaitement justifiée.

 

À quoi bon avoir une queue de cheval, et des pis de vache, nous ne sommes ni des chevaux (messieurs), ni des vaches (mesdames).

 

Oh, merveilleux…85B.

 

Dans la grande majorité des cas la nature a bien fait les choses, hormis pour les hommes équipés de micro pénis et les femmes plates comme des hommes, là, j’en conviens, il faut faire quelque chose, mais pour la très grande majorité des cas vous êtes parfait.

 

Ne connaissant pas les canons de la beauté masculine ou féminine, en nous regardant je ne sais quoi penser. Vous mesdames que vous soyez belle, ou non, noir, jaune, ou rose, et bien vous avez choisis pour compagnon beau ou non rouge, marron sans aucune rationalité. Alors à quoi bon essayer de « normaliser » outrageusement un aspect physique qui en aucun cas n’explique pourquoi nous sommes en couple.

 

C’est ainsi, on ne refera pas le monde, je pense que la filière de la chirurgie esthétique a un avenir prometteur. J’espère que la folie qui règne à Rio, ou à San Francisco n’arrivera pas jusque chez nous ou des canons de la beauté des deux sexes se font refaire à tour de bras pour au final, après parfois une vingtaine d’opérations, obtenir des monstres, oui des monstres.

 

Regardez tous ces zombies à la recherche de la beauté absolue, qui recherchent un je ne sais quoi pour plaire.

 

 Au final le résultat est qu’ils se plaisent à eux même, peut-être, et encore j’en doute, mais l’important quand même c’est avant tout de plaire aux autres, et là je crois que le résultat est à côté de la plaque pour ces imbéciles d’égocentrique dépressif, qui au final, font peur à voir.

 

Alors mesdames, s’il vous plaît, et avant qu’il ne reste plus une seule d’entre vous à l’état naturel, arrêtez de bodybuilder inconsidérément vos « pectoraux » qui n’ont jamais été aussi beaux sans aucun artifice.

 

J’aime caresser un 85B au creux de ma main, j’aime le sentir vivre, chaude petite chose si belle.

 

Quoi de plus joli que de découvrir, après avoir réussi a dégrafer cet écrin de dentelle coloré et parfumé cette sculpture de la nature, qu’aucun artiste, même des plus doués et talentueux, ne saura jamais reproduire cette incomparable beauté.

 

Merveilleux 85B.

 

Je ne sais pas d’où me vient cet attrait, peut-être de l’enfance, un souvenir lointain où j’ai pu certainement m’assoupir sur ces coussins moelleux de ma mère alors que je somnolais tout en digérant mon repas.

 

Ce qui est curieux dans ce phénomène « du syndrome de la petite poitrine » c’est que c’est vous mesdames qui êtes demandeuses d’un accroissement mammaire. (J’écris sous le contrôle de nos amis lecteurs). Mais à quoi bon ?

 

Y a-t-il derrière cette recherche de l’absolue grosseur un problème sous-jacent que nous, pauvres hommes, ne sommes pas à même de détecter la présence.

 

Expliquez-moi ce que je ne comprends pas, ouvrez- moi les yeux, je souhaiterais comprendre, vous comprendre.

 

Je ne sais pas, je n’ai pas de poitrine, mais porter des gros trucs, sur le torse, cela doit être gênant.

Courir… Oui, courir avec des baudruches lourdes comme des gourdes, ça me dérangerait ; pas vous ?

 

Vous qui recherchez la minceur et le poids plume à tout prix, là vous ne rechigneriez pas à avoir quelques centaines de grammes en plus, et qui plus est bizarrement placés.

 

Alors mesdames vous répondriez peut-être que sans poitrine volumineuse les hommes ne vous regarderaient plus.

 

Vous êtes démasquées, parce que je ne pense pas que faire grossir vos seins ne soit pour protéger vos pieds quand il pleut, non, je pense plutôt que c’est pour nous en mettre plein la vue.

 

Quitte à vous décevoir, je remarque plus facilement les femmes à petits seins et silhouette fluette qui déambulent naturellement en ville, plutôt que les bimbos 100E qui essayent de m’allumer sans y parvenir avec leurs obus bien en évidence et projetés en avant en cambrant au maximum l’échine. Je suis sans doute une exception, à vous de me le dire.

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