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Journal de Brawne Edwards - 6 - De Lausanne à Berne

Par Aquilegia Nox

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 16 septembre 2013 à 16h27

Dernière modification : 16 septembre 2013 à 16h37

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15 février 2010

18h : Ça y est, on a une touche. Le poisson a mordu. Juste quand nous allions arriver. Sven et Kaleb vont se rendre à l’adresse qui correspond à la plaque d’immatriculation du type qui a déposé le paquet (un certain Ahmed Fad Akmir).

Phobos et moi prenons le paquet. Il contient plusieurs flacons de sang. Je sens l’odeur du produit… Je ne pensais pas que l’odeur du sang pouvait être encore plus délicieusement appétissante.

 

23h. Finalement, évidemment, c’est Boris qui vient chercher le paquet. Et il se rend compte que c’est vide. Et il passe des coups de fil… Comme il n’y a plus personne, on l’entend clairement dire : « Mais si, je vous assure que c’est vide. Mon maître n’est pas du tout content. D’accord, on vous attend. À dans dix minutes. »

Coup de filet ? J’appelle Elias. Je me demande s’ils vont arriver à temps.

 

23h10. Ah bah non. Merde. On va devoir les retenir ?

Putain, merde de merdre ! L’un d’eux a abattu Boris ! Et il se barre, l’enfoiré ! Je me jette sur lui. Il me repousse. Phobos arrive derrière moi et hurle :

« Calmez-vous, la cavalerie va bientôt arriver ! »

Bravo Phobos, maintenant il va vraiment essayer de se barrer en vitesse.

Mais non, l’autre empaffé rigole.

« Dans ce cas, faut que je change de calibre ! »

Il sort un canon scié de son manteau. Encore plus fort que Duncan MacLeod. J’aime les abrutis qui sont tellement sûrs d’eux qu’ils oublient que la fuite est leur plus sûre chance de survie.

 

23h14. Je passe sur la bagarre qui a duré, bien, oh, deux minutes avant que Phobos empale le vampire sur ses griffes de loups garou. Heureusement, j’ai réussi à lui retirer son jouet – paralysé, un vampire empalé ne meurt pas – sans provoquer la fureur du bas de plafond poilu… Les loups transformés ne sont pas les plus finaudes des créatures.

La cavalerie est arrivée sur ces entrefaites. Ils vont s’occuper d’interroger notre empaffé. On a probablement le temps d’aller boire un verre… Je m’assois sur une tombe et ouvre mon laptop.

 

23h20. Tiens, l’interrogatoire a été plus rapide que ce que je pensais. Il vient de chez Ahmed, l’endroit où sont allés Sven et Kaleb. Il est peut-être temps de nous y rendre à notre tour. Avec la cavalerie, c’est plus sûr.

 

23h30. Haha il était temps ! Kaleb tenait fort Alamo dans la cave, contre les occupants de la maison et contre Sven qui semble-t-il aurait complètement pété les plombs et aurait décidé de défendre la cave en question, plantée de Fleurs de Lotus. Lothos. Certaines ont déjà éclos, d’autres non. On ne pourra les récupérer que quand Sven aura été « neutralisé ».

« Quelqu’un aurait une seringue hypodermique ou quelque chose pour l’endormir de loin ? On ne va pas le taper quand même… »

Kaleb intervient.

« Au cas où, il a pris une balle dans la jambe. Désolé. C’est parti tout seul.

– Bon bah il n’y a qu’à attendre le jour, il est dans une cave, il ne risque pas d’être blessé, il dormira simplement. »

Sont moins cons qu’ils en ont l’air, sous leur accoutrement de l’armée, ces soldats.

 

La maison d’Ahmed est sens dessus dessous. Pas d’Ahmed dans ses occupants survivants, mais plein d’objets surprenants. Dont un certain nombre d’artefacts peut-être plus ou moins magiques. Nous les réunissons sur la table du salon. Chouette collec’, mec… En plus, c’est étiqueté. J’examine une « boîte atlantéenne retrouvée dans l’épave d’un bateau méditerranéen ». Bel ouvrage, finement sculpté, hermétiquement fermé. Une des trois serrures représente le médaillon que voulait Siegfried. Nous avons aussi trouvé une copie du dit médaillon. Enfin, une copie… Je tente d’approcher le médaillon dans la serrure, ça fait un coup de jus. C’est peut-être pas vraiment une copie et c’est vraiment magique.

« Ça ne vient pas de notre dimension, ça… »

C’est ton flair, Phobos ?

 

On ne va peut-être pas dire tout de suite à Kaleb qu’on a une idée de l’endroit où se trouve une des clefs de ce bel objet.

Phobos, de son côté, met la main sur un vieux bouquin. Beaucoup de nom propres, la plupart biffés. Sauf un. Georges Robert Stowe ? C’est qui ça encore ?

Chapitre suivant : 16 février 2010

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Table des matières
  1. Préambule
  2. 07 février 2010
  3. 08 février 2010
  4. 10 février 2010
  5. 11 février 2010
  6. 12 février 2010
  7. 13 février 2010
  8. 14 février 2010
  9. 15 février 2010
  10. 16 février 2010
  11. 17 février 2010
  12. 18 février 2010
  13. 19 février 2010
  14. 20 février 2010
  15. 21 février 2010
  16. 22 février 2010
  17. 23 février 2010
  18. 24 février 2010
  19. 25 février 2010
  20. 26 février 2010
  21. 27 février 2010
  22. 28 février 2010
  23. 1er mars 2010
  24. 2 mars 2010
  25. 3 mars 2010
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