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Journal de Brawne Edwards - 6 - De Lausanne à Berne

Par Aquilegia Nox

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 16 septembre 2013 à 16h27

Dernière modification : 16 septembre 2013 à 16h37

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11 février 2010

En me levant, j’allume mon ordi, histoire de faire une petite recherche sur notre louloup suédois. Curieusement, je trouve des références sur le meurtre de son épouse, mais aucune trace des numéros de journaux correspondants. D’ailleurs, je ne suis même pas sûre que ce soit la peine de se rendre sur place, les archives ont cramé. Coïncidence, ou quelqu’un essaye de cacher quelque chose ?

Sven est déjà dans le salon. Je termine mon petit dej – A positif – en m’asseyant à côté de lui. Phobos débarque tout chiffonné, les cheveux en mode « vent d’ouest », les yeux mangés de lourdes cernes noires. A-t-il dormi dans ses vêtements de la veille ? Il allume une cigarette et entrouvre une fenêtre, à laquelle il s’adosse comme un écolier soucieux de se faire prendre. Les yeux dans le gris de l’aube, il lance :

« Bon, c’est la merde, je suis poursuivi par des hunters. »

Des Chasseurs de créatures surnaturelles… Qui ne s’arrêtent qu’une fois leur proie morte et enterrée.

« Bah t’es pas dans la merde. Et t’as fait quoi pour mériter ça ?

– J’ai fait des trucs… Euh je sais pas. »

Il se passe la main dans les cheveux. Bien esquivé. Tu crois que je suis dupe ? Il est peut-être temps de raconter ta petite histoire.

Phobos revient vers nous pour se laisser lourdement tomber dans un des fauteuils. Il se prend la tête dans les mains.

« Alors ? »

Le soupir qu’il pousse est à fendre l’âme, puis il passe à table, racontant tout ce que je sais déjà. Sa femme, le meurtre, la fuite. C’est bien. Je crois que j’aurais détesté qu’il me cache cette histoire plus de vingt-quatre heures, et encore davantage qu’il tente d’avoir mon aide sans compenser par un petit morceau de vérité.

« Tu penses que des hunters pourraient te traquer pour ça ?

– Je ne vois pas ce que ça pourrait être d’autre.

– On ne sait même pas si c’est toi qui a réellement fait ça. »

Mais qu’il n’en ait pas de souvenir conscient ne veut pas dire que ce ne soit pas lui non plus. Peut-être a-t-il refoulé, peut-être ne veut-il pas avouer devant nous… N’empêche que pour l’instant, ça ne nous avance pas des masses. Et nous avons beaucoup d’autres chats à fouetter… Avant que d’autres loups ne meurent.

Sven romp le silence réflexif.

« Vous vous souvenez de la piste que j’avais levée à Fribourg ? On peut aller voir Pierre le chocolatier, pour avoir plus de renseignements sur celui qui avait… euh… Celui qui avait enfermé la fille…

– Karl. Le prof est toujous en train d’analyser ses carnets je pense. »

Phobos grogne. Même sous sa forme humaine, il arrive à grogner comme personne.

« Euh, je sais pas, mais ça serait peut-être bon de se débarrasser des hunters… Sauf si vous voulez continuer à deux.

– Bon, ben on peut faire deux équipes ? Sven, si tu veux, je t’accompagne à Fribourg. »

Sven renifle. Je rêve… Il prend un air coquin pour donner le change :

« Tu veux un moment en tête à tête avec moi ? »

Bien tenté, trouillard, mais ça ne prend pas.

« T’as pas confiance ?

– Mais si… Mais on sera peut-être pas assez nombreux… »

Quel dégonflé… Tsss…

« Bon, moi, je voudrais parler à Esperanza. »

Ayé, l’autre veut aller voir sa maman.

« Ok, alors on peut faire l’un, puis l’autre. »

 

Nous descendons dans le hall de conserve. Dans le hall, quelle surprise, notre pingouin… Kaleb nous attend. Merde, je l’avais oublié.

« Bon, allez-y, moi je vais lui parler un peu. On aurait bien besoin d’une paire de mains supplémentaires, s’il peut s’en servir pour autre chose que tenir des bouquins et des chevalières.

– T’es sûre ?

– Oui, après on ira à Fribourg. Mais là, j’ai des questions à lui poser. »

Je décoche un sourire à Kaleb. S’il me connaissait, ça lui ferait peur, mais comme il ne me connaît pas, il me répond par la pareille.

« Ça ne t’ennuie pas qu’on discute un peu ? »

Bigre, il a vraiment de beaux yeux. Mais ce sont du sphinx : énigmatiques, comme l’ensemble de sa personne. Homme d’action ? Avec son costume, il n’en a pas la tenue. Pourtant, la musculature qui joue là-dessous n’a rien de celle d’un habitant de canapé. Il vient d’Israel, c’est la seule information qu’il a consentie à lâcher. C’est peu.

Bon, soyons pragmatiques. Il est joli à regarder, mais il est un peu collant. L’a pas d’amis ? Si il décide de nous filer le train comme ça, faudrait peut-être qu’il pense à jouer cartes sur table. Je lui propose de remonter nous installer dans le petit salon privé de notre suite. À l’abri des regards et des oreilles indiscrets. Je me laisse tomber sur l’un des petits fauteuils rouges et confortables, puis il s’assoit à son tour, un brin circonspect. Je pose mon laptop sur la table basse en bois noir, et le branche à une prise murale derrière mon siège. L’odeur de la clope de Phobos laisse encore son fantôme traîner dans la pièce.

 

J’ai jamais trop aimé la cuisine. Il suffit d’une pincée de machin pour que le plat devienne immangeable. Là, c’est pareil. Comment soutirer des infos ? Par un échange, donnant-donnant ? Et le faux du vrai, comment le démêler ?

Lui, il me semble qu’il a tendance à avoir la gorge sèche quand il raconte des craques. Comme par exemple quand il essaie de me faire gober qu’il bosse pour une société de finance qui n’existe pas. Site down.

« Il doit être en maintenance. »

Erreur 404. Et mon cul, c’est du poulet ?

N’empêche que son petit discours est rôdé parce qu’à part ça, tout me semble plus ou moins cohérent. Histoire d’une famille normale, dont il est le seul élément « paranormal » jusqu’à ce qu’il découvre qu’un autre membre s’est fait démonter par un mage dément.

Je ne vois pas de grosse faille pour le piéger. Ou alors il faudra que j’y réfléchisse à tête reposée.

Donc, son histoire : gentil étudiant métallurgiste, le petit apprenti Kaleb Wayne s’est fait lycaniser par son maître. Par la suite, en intégrant l’armée, il s’est fait deux potes avec lesquels il a monté son entreprise de « finance ».

Et moi ? Boh, moi, oui, je suis une sorte de mercenaire qui mène des enquêtes pour rembourser ses dettes. C’est même pas tellement tout à fait faux, si on regarde sous certains angles.

 

Le téléphone sonne. C’est Sven.

« Nous sommes chez Esméralda. Je peux te parler en privé ? »

Je m’excuse auprès de Kaleb et m’isole dans ma chambre. Les portes des chambres sont fermées à clef, et le « salon » est neutre. Donc pas trop de risques.

« Vouii ?

– Tu lui fais confiance à Kaleb ?

– Bof.

– Parce qu’il n’est pas protégé contre les changelings. On lui propose un tatouage ? Bon, pour l’instant Esmeralda est trop faible, mais…

– Ah. Bonne question. Je n’y avais pas pensé. Pour l’instant, tant qu’on n’en sait pas plus sur lui et ceux qui l’envoient, c’est peut-être tendu…

– Il faudrait qu’on demande à Phobos si il peut enquêter sur lui. Ils sont du même clan. À moins qu’il décide de se mettre de son côté, on ne sait jamais après tout… Il devrait obtenir des infos facilement. »

 

J’appelle Elias. Pour lui poser pile la même question. Il n’a pas plus de réponse que je n’en ai eu pour Sven.

Donc. Il est temps de passer aux choses sérieuses. Kaleb a un smartphone. D’abord, faire un petit ver, et le lui envoyer via un fichier vérolé. Le plus dur sera de lui faire ouvrir le fichier… Non, facile, je vais lui envoyer « un résumé de l’enquête ». Il va l’ouvrir, et moi je vais lui ouvrir une backdoor dans sa machine. Puis, de là, j’irai télécharger son répertoire et toutes ses affaires.

Je sais, c’est pas bien. Mais on ne va pas l’envoyer chez Esmeralda comme ça… Je retourne dans le petit salon.

 

« Tu as une adresse email ? Je vais t’envoyer un rapport sur notre enquête. Tu peux l’ouvrir sur ton smartphone ?

– Euh, oui… Pas de problème…

– Parfait.

– Sinon, je pourrais appeler ma grand-mère, elle doit avoir des infos sur la famille que je ne sais pas forcément.

– Bonne idée. »

Ta grand-mère. Bien sûr. Et mon cul, c’est de la dinde. Mais je m’en fous. Je vais récupérer tes infos, tes conversations et ça en sera fini de ces ridicules faux semblants.

 

19h30 : Je rejoins Kaleb dans le petit salon près de la réception. Les autres sont revenus. Direction Fribourg. Sauf que Phobos veut casser la graine.

« Ben tu prends un sandwich, hein, on n’a pas que ça à foutre.

– Tu te fous de ma gueule ? Vous avez pas des trucs à faire ? Sven, tu veux pas prendre une douche ? »

J’interviens :

« Moi, j’ai déjà toutes mes affaires. Et j’aimerais qu’on ne traîne pas. »

Mais je peux me brosser, selon toutes apparences. En réalité, je m’en fous. Mieux, ça m’arrange bien, ça me permet de terminer mes programmes à envoyer en pièce jointe à notre pingouin préféré.

« Ma grand-mère n’avait pas d’information particulière à me donner sur John Ern… Ni sur son ami Karl » me glisse Kaleb.

Le contraire m’eût étonné.

 

21h : Canton de Fribourg. Donc il faut aller se présenter au Prince, et gnagnagna… Quelle merde. Donc déjà j’aurais pensé qu’on allait commencer par faire deux groupes, un de chauves-souris et un de loups, pour aller régler les formalités administratives. Mais non, on va tous en basse-ville voir sa majesté des ploucs. Ensuite, rendez-vous au Frisson pour rencontrer le contact de Sven, un certain « Pierre ». On ne pourra même pas profiter de la ville de Fribourg à part à travers de la vitre de la voiture…

 

21h30 : Hahaha, le Prince habite dans une grange, plantée en plein milieu de la basse-ville de Fribourg ! Jamais je n’aurais cru rire autant. Bon, ok, la « grange » ne sert que d’entrée à son complexe souterrain secret. Mais quand même, le décorum, quoi, merde !

 

Blablablabla. Le sénéchal s’appelle… En fait, je m’en fous, j’ai déjà oublié. Harry ou Henry ou Ducon. Le lovesymbol est un glandu planté sur un chiotte trop beau pour son cul, et nous toise jusqu’à ce qu’on s’agenouille sur son tapis. C’est quand même dingue à quel point les vampires qui prennent du poil au menton peuvent s’enorgueillir de leur petite personne, et en même temps en imposer aux autres. Malgré tout le mépris que je peux avoir pour toutes les échelles hiérarchiques et tous les salamalecs complètement artificiels et lèche-cul qui en découlent, je reconnais que ces foutus vampires de haute expérience ont souvent une présence tellement écrasante, représentative d’une force qu’ils n’ont plus à démontrer, qu’ils peuvent se permettre n’importe quelle excentricité, comme des chiens chefs de meute peuvent se lécher les burnes devant leurs subalternes.

 

Mais la valeur des hommes ne se mesure pas à la façon dont ils traitent leurs supérieurs hiérarchiques, mais leurs inférieurs. Par conséquent, pratiquement tous les vampires, et spécialement les princes et leur clique, sont de pauvre valeur.

Bref. Je ne m’étendrai pas sur cette scène humiliante et inutile, pour me concentrer sur notre arrivée au Frisson.

 

22h : Le Frisson est une boîte plus que convenable, située en périphérie de la ville, dans une rue toute en brique rouge, un bout de ville zone industrielle au faux airs de Liverpool des vieilles années. C’est l’une des meilleures du coin, probablement. La musique dépote. Les autres commandent à boire au bar. Je checke mon portable. Je me demande quand notre israélien préféré va ouvrir ma pièce jointe. Ensuite, je n’aurais plus qu’à attendre un peu.

En attendant, les autres vaquent, bossons un peu.

 

22h20. Alors, grande nouvelle, le téléphone de Kaleb est vide, ou alors j’ai foiré mon virus. Va savoir. Le fichier de contacts ne contient qu’un seul contact, pas même celui de la pseudo grand mère. Ou alors elle s’appelle VRM agency ? Ça me fait chier. J’ai envie de rentrer chez moi et de bosser sur mes trucs. J’ai des tonnes de milestones à terminer sur des tonnes de programmes, et ça fait beaucoup trop longtemps que je n’ai pas pu m’y atteler.

Tiens, voilà Sven. Il a trouvé son contact « Pierre le chocolatier », good for him. Il a rendez-vous chez lui dans deux heures. Great. Pendant ce temps, je cherche qui sont les VRP agency. C’est une boîte de com australienne « conventionnelle ». Rien à signaler en façade. Faudrait que je trouve leurs coordonnées, que je craque leur serveur… En imaginant qu’ils aient quelque chose à cacher et qu’ils aient gardé cette chose sur une machine connectée au réseau.

Est-ce que ça en vaut la peine ?

 

Minuit. Pierre est un grand type aux cheveux longs, des tatouages partout, maigre et insipide, la cinquantaine à en juger par les plis de son visage et les poches sous ses yeux. À part ça, chez lui, c’est coquet.

Alors, les choses sérieuses. Le cercle de magiciens de Karl, Pierre et consort aurait été décimé par un imbécile qui a voulu lancer un sort de résurrection qui a pompé l’énergie de tout le monde. Dans le principe, cinq meurent pour qu’un vive. Mais l’un d’eux, un certain Artus, s’est barré, et quatre sont morts pour rien. Artus a été retrouvé plus tard, mort, le cœur arraché. De toutes façons, il avait été radié du cercle, parce que les sorts de résurrections sont interdits (et pour cause, ça marche mal, c’est le moins qu’on puisse dire).

Mais peut-être que la créature qui mange les cœurs est issue de ce rituel raté. Un effet secondaire.

Quant à Karl ?

« Il avait toujours eu un grain. Il a été exclu du cercle suite à des problèmes dont je ne peux pas parler. Des disparitions de jeunes filles.

– Donc, vous avez un gars qui trucide des filles, et tout ce que vous faites c’est le bannir du cercle ? Vous n’avez pas, je sais pas, un truc comme une justice, des prisons, pour les criminels ?

– Euh, non, on ne peut pas emprisonner de magicien…

– Donc tant qu’il va foutre le bordel ailleurs que chez vous c’est bon ?

– C’est ça. »

Bien, donc, chez les magos, le sens de la justice est… particulier. Tu es un criminel multi-récidiviste ? Bon, ben on joue plus avec toi, va jouer tout seul.

Super.

« Mais dites donc, si le cercle est responsable de la créature qui tue les créatures occultes, ce n’est pas au cercle de son occuper ?

– Nous, nous n’étions pas là de ce temps…

– Donc ce n’est pas votre responsabilité ?

– Non. »

Finalement, Sven sort un carnet de sa poche. Il montre les photos prises chez Karl. La mine de l’autre trou du gland se décompose.

« Alors ça, j’ai jamais vu. Et on ne touche pas à ça dans notre cercle. »

Par contre, il fait une remarque intéressante : d’après la carte trouvée chez Karl, il y a beaucoup plus de morts que ce que nos autorités ont découvert. Qui étouffe l’affaire ?

« Bon, écoutez, nous tout ce qu’on fait c’est, si ces rumeurs et idées sont fondées, ramasser votre merde. Le minimum serait de nous filer un balai. » fait Sven.

L’autre soupire.

« Je vois mal les magiciens d’ici partir en croisade avec les vampires et les loup-garous. »

Quoi, on va se foutre de lui à l’école ? Sérieux, j’ai des envies de meurtre.

 

4h. Bon, ben voilà, on est dehors, il fait nuageux, brumeux, aussi bien dehors que dans nos têtes. La bruine froide de l’amertume et du dégoût nous transit. Les arbres de la forêt alentour bruissent sous les efforts d’une brise légère. Et on est à un quart d’heure de Fribourg. Sven appelle une voiture pour nous reconduire chez sa majesté des ploucs sous sa grange. C’est la merde.

En attendant j’appelle Elias. Le prof a bien décrypté les choses, le nom d’Artus revient souvent dans le carnet de Karl. Le contact de Karl, celui qui avait enquêté dans les autres tribus de Loups à Fribourg, et qui avait déduit que pas mal de morts n’avaient pas été répertoriés, n’était autre que John Ern, le « cousin » de Kaleb. Il soupçonnait aussi pas mal le Prince de Fribourg d’avoir caché ces morts. Encore un prince pourri ? Comme c’est étonnant… Qu’attend-on pour faire la révolution ?

Bon, réfléchissons.

On a des magos qui merdent, qui laissent penser qu’une bête ait pu être libérée.

On a des loups morts. Et un prince qui camoufle le truc.

Et si la bête n’y était pour rien, juste une commode façon de maquiller les meurtres de lycans qui faisaient chier ? J’ai l’impression de rejouer la bête du Gévaudan.

 

4h15. Avant de partir de Fribourg, il faut en finir avec les mondanités. Les loups vont aller jouer au loup chez les tribus locales. Il y en a trois, dont un de Griffes du sang. Quelle joie… Chacun son tour de s’aplatir. En plus, c’est bien un truc de chien, ça la hiérarchie, non ?

 

Récapitulatif :

Un groupe de magiciens tente une résurrection au prix de la vie de cinq membres, mais un s’enfuit, Artus. Du coup, le sort foire, mais le cinquième est retrouvé mort le cœur arraché.

À partir de là, plusieurs morts sont retrouvés au cours des ans, le cœur arraché. Surtout des loups garou. Et surtout à Fribourg. Mais ces meurtres-là sont cachés par le prince de Fribourg.

L’ancien disciple d’Artus, Karl, enquêtait à la fois sur les sorts de résurrection (avec travaux pratiques, sacrifices et compagnie) et sur les morts dont son maître était peut-être involontairement à l’origine. C’est un contact à lui qui a découvert les meurtres de Fribourg. Et qui a finit par se faire tuer lui-même.

 

5h. À Fribourg aussi, on nous a attribué des chambres dans un bel hôtel classieux. Je sais qu’une chambre a été attribuée à Kaleb, la trouver pendant que tout le monde discute encore un peu est un jeu d’enfants. Je place des mouchards avant d’aller dormir.

Chapitre suivant : 12 février 2010

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Table des matières
  1. Préambule
  2. 07 février 2010
  3. 08 février 2010
  4. 10 février 2010
  5. 11 février 2010
  6. 12 février 2010
  7. 13 février 2010
  8. 14 février 2010
  9. 15 février 2010
  10. 16 février 2010
  11. 17 février 2010
  12. 18 février 2010
  13. 19 février 2010
  14. 20 février 2010
  15. 21 février 2010
  16. 22 février 2010
  17. 23 février 2010
  18. 24 février 2010
  19. 25 février 2010
  20. 26 février 2010
  21. 27 février 2010
  22. 28 février 2010
  23. 1er mars 2010
  24. 2 mars 2010
  25. 3 mars 2010
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