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Journal de Brawne Edwards - 6 - De Lausanne à Berne

Par Aquilegia Nox

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 16 septembre 2013 à 16h27

Dernière modification : 16 septembre 2013 à 16h37

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3 mars 2010

Notre Dame, Tour Eiffel, Montparnasse, enfin, mon chez moi !

« Bon, tu nous fais visiter ?

– Euh… Vous avez l’adresse de l’appart qu’Elias a réservé pour vous ?

– Oui…

– Alors rendez-vous sur l’esplanade de Notre Dame dans une semaine ?

– Euh…

– Salut ! »

 

Le Prof est le seul qui vienne avec moi. Après tout, c’est mon frère, et surtout, son aide m’est indispensable. Il prendra une chambre d’hôtel pas loin, et dès demain on commence à bosser. Et j’ai assez de boulot pour six mois à déchiffrer ces bouquins et faire des tests sur des serveurs vides, puis ceux du site, mettre en place des miroirs de Shadowleaks et mettre à jour sa sécurité « standard » et son contenu, et puis enquêter sur cette foutue Faërie. Essayons d’en faire un max en une semaine.

Quel plaisir de retrouver ses pénates !

 

21h. Mon immeuble, mon appart, ma cave. Je passe la porte principale, prends mon courrier – environ deux tonnes de papiers inutiles, et descends vers ma bat-cave. C’est un petit appart, avec de toutes petites fenêtres, mais c’est mon chez moi. Je parcours les couloirs peu entretenus de l’immeuble, descends l’escalier. Ma porte est là, je sors ma clef.

Elle ne rentre pas dans la serrure. En fait, il n’y a plus de serrure. La porte a été fracassée.

Putains, merde.

Je sors mon flingue et rentre, comme dans les films.

C’est encore pire que ce que je pensais. J’aurais béni le clodo qui se serait installé chez moi au chaud. Mais si des clodos étaient responsables du vrai massacre de tous mes bouquins et mon matos, c’étaient de vraies bêtes sauvages. Même le matelas était éventré.

Mes serveurs.

Heureusement, ma planque est loin, et rien ici ne permet de la trouver. L’envie, non, le besoin, urgent, d’aller voir si tout allait bien là-bas, m’envahit subitement. Non. Si ceux qui ont fait ça sont encore là, ou ont encore des yeux ici, ça serait les y conduire.

 

Mon téléphone sonne. C’est Elias. Je me laisse tomber sur le reste de lit, laisse sonner quelques secondes, et décroche finalement.

Friture.

« Brawne ?…… pars… »

Ok. Ni une ni deux, je me retourne vers la porte. Trop tard. Une silhouette humanoïde, une ombre pour être exacte, qui étale des filaments malsains sur le sol. Pas question de partir par là. J’arrache la lucarne, saute par la petite fenêtre, me faufile et me retrouve dans la ruelle.

Ça a toujours été un peu crade ici, à cause des poubelles et du manque d’éclairage. Ça sent l’urine. Pourtant, je doute que les trois clampins en noir, en face, soient responsables. Je me casse en courant.

Ils se jettent à ma poursuite.

« Mais lâchez-moi bande de pedobears ! »

De toute ma vitesse, je me rue hors de la ruelle, pour manquer de me fracasser contre une bagnole qui arrivait juste au même moment, dans un crissement de pneus. Je saute par-dessus en prenant appuis sur le toit et file. Un coup d’œil par-dessus mon épaule me révèle qu’ils ont perdu du terrain.

Suckers.

 

21h15. Je crois que c’est bon, ils ne me suivent plus. Je n’ai plus de réseau sur mon portable, ce n’est pas naturel. Je le balance dans une poubelle et m’engouffre dans un bar deux rues plus loin. Via le petit ordi que j’ai toujours avec moi, j’envoie un message à Elias. Qui me revient une seconde plus tard, un peu déformé. Les lettres semblent former un pentacle. Okaaay… J’éteins la machine et serre contre moi le bouquin d’occultisme. Quel dommage que je n’ai pas encore eu le temps de m’y plonger.

Mais bref, j’imagine que même s’ils avaient perdu ma trace, l’ip du bar les aura vite renseignés. Je me casse.

Bingo, ils sont déjà là. Je cours. La rue est déserte. Je commence à avoir soif. La fatigue gagne. L’un de mes poursuivants est sur mes talons et je n’ai plus assez d’énergie pour courir à pleine vitesse. Il me rattrape et me plaque au sol.

« Oui, moi aussi je t’aime chéri mais… Arg ! »

Une décharge électrique, violente.

« C’est bon, on a réussi à la chopper. »

Je le savais bien que mon CV allait attirer des chasseurs de têtes. Je suis trop bonne, que voulez-vous.

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Table des matières
  1. Préambule
  2. 07 février 2010
  3. 08 février 2010
  4. 10 février 2010
  5. 11 février 2010
  6. 12 février 2010
  7. 13 février 2010
  8. 14 février 2010
  9. 15 février 2010
  10. 16 février 2010
  11. 17 février 2010
  12. 18 février 2010
  13. 19 février 2010
  14. 20 février 2010
  15. 21 février 2010
  16. 22 février 2010
  17. 23 février 2010
  18. 24 février 2010
  19. 25 février 2010
  20. 26 février 2010
  21. 27 février 2010
  22. 28 février 2010
  23. 1er mars 2010
  24. 2 mars 2010
  25. 3 mars 2010
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