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Journal de Brawne Edwards - 6 - De Lausanne à Berne

Par Aquilegia Nox

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 16 septembre 2013 à 16h27

Dernière modification : 16 septembre 2013 à 16h37

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28 février 2010

« Après tout ce qu’on s’est pris dans la gueule, il est temps qu’on agisse. C’est le shérif qui occupe les fonctions du Prince de Lausanne, le Prince de Berne va devoir s’occuper de nommer un nouveau Prince.

J’ai contacté d’autres autorités vampiriques d’autres pays pour les informer. Notre nouveau but sera de faire tomber le Prince de Berne. Nous allons devoir être encore plus marginaux que d’habitude. Nous allons faire évader les Princes de Lausanne et de Fribourg.

– On va réinstituer des crapules ?

– Hummm… Le Prince de Fribourg n’est pas nécessairement une crapule. Quant au Prince de Lausanne, il n’a pas toujours été ce qu’il est. Il a probablement été aussi beaucoup entravé par le Prince de Berne. De toutes façons, il a beaucoup trop d’infos sur le Prince de Berne pour que l’on joue sans lui. En outre, il n’est pas en prison comme le Prince de Fribourg, il est simplement sous garde surveillée. On va lui proposer de reprendre Lausanne à condition qu’il nous aide. Des questions ?

– Ça fait quand même mal au cul de s’être démené à faire tomber un mec pour le remettre en place.

– D’autres questions ?

– Mais quand même, Sharyane ? fait Sven

– Bon, écoutez, on ne fera pas tomber le Prince de Berne sans lui, et il est hors de question de lui permettre de prendre la place de Berne. On remet les scores à zéro entre Berne et Lausanne, et ensuite, je pense que Phobos sera d’accord avec moi, on aura d’autres chats à fouetter en Amérique. Alors je vous laisse vous équiper et on y va. »

Ce qui est bien, c’est qu’on a pas du tout l’impression d’être des troufions de merde qui n’ont pas leur mot à dire.

 

Une quantité impressionnante de matos a été sauvée de la catastrophe de la base hunter. En tous cas par rapport aux vies. Ça nous permet de récupérer flingues, couteaux, pieux, arbalètes et même du matos info, de petits micros d’espionnage et des micro-oreillettes.

 

Une fois tout le monde harnaché comme une bête de somme, on nous emmène ensuite dans la banlieue nord de Vevey, en bordure d’une petite maison d’un quartier résidentiel, bien gardée. Une douzaine de gardes patrouille, à vue de nez. Et il ne faut en tuer aucun. De préférence.

« J’ai Sharyane en visuel, dans un petit salon. Je tiens à préciser que si nous nous faisons chopper, nous n’irons probablement pas jusqu’au procès. Ceux qui ne veulent pas venir sont libres » fait la voix d’Elias dans mon oreillette.

« OK. On va au bar ?

– Il paraît qu’il y a un bon film ce soir.

– Rho, les enfants, je pensais que vous seriez plus enthousiastes à l’idée de vous débarrasser du Prince de Berne.

– Ton sens de l’humour est déjà mort ? Rejoins-nous, plutôt, d’ici on a une ouverture pas mal pour entrer dans le jardin sans trop de risques. »

 

Kaleb se faufile dans l’herbe haute du jardin. Nous le suivons grâce à nos jumelles. Il plante un pieu dans le cœur du premier garde qui se retrouve en conséquence paralysé, bien que toujours conscient. Sven abat son chien à distance. On descend de notre perchoir sur le toit, puis on passe la grille en mode furtif. Du haut de la grille, on arrive à sauter sur un balcon qui fait le tour du 2e étage. De là, il est facile d’atteindre une fenêtre, derrière laquelle ne se trouve aucun garde, et de l’ouvrir avec un diamant.

Le couloir est long, moquetté, éclairé régulièrement. Des reproductions d’œuvres plus ou moins connues couvrent les murs blancs. Le salon où Sharyane a été repéré devrait être au fond à droite. La porte est gardée par deux types qui ne nous ont pas encore vus.

« Bon, tu veux faire comme je t’ai appris ? » demande Elias.

Je cours et empale coup sur coup les deux gardes. Ils ne nous feront plus chier avant un moment. Je colle mon oreille sur la porte. Sharyane est en train de faire des propositions indécentes à son garde.

« Je suggère qu’on intervienne avant que le garde se fasse violer ? » fait Kaleb.

Elias donne un coup de pied dans la porte, révélant un petit salon cosy. Sven se jette sur le garde pour l’empaler. Sharyane renverse son verre.

« Mais quelle impolitesse. Mes geoliers qui viennent me voir. »

Elias lui expose son plan.

« Mais c’est très intéressant. Quoique Lausanne est trop petit. J’accepte si vous me donnez Berne. »

Ça m’aurait étonnée.

« Ne me pousse pas à bout. C’est Lausanne ou rien.

– Broaf, Lausanne c’est toujours mieux que rien.

– C’est mieux. Entre Prince de Lausanne ou Prince de ta chambre, c’est quand même un choix qui devrait être vite vu. »

Je lève les yeux au ciel.

 

Elias ouvre la porte. Deux goules nous dévisagent. L’une d’elle s’enfuit. Je lui saute dessus et la plaque au sol. Les autres neutralisent la seconde. On court à toute vitesse pour sortir. Personne ne peut rattraper des vampires qui courent à pleine vitesse.

 

20h. Première mission, ok. Maintenant, direction Fribourg pour libérer l’autre niouk dans sa prison.

 

21h30. Entre Friboug et Berne. Tout le monde parle allemand. Des hunters sont en train de faire un rapport à Elias. Qu’il est sexy quand il parle la langue de Goethe. C’est probablement parce que je n’y comprends rien.

« Ok, le Prince de Fribourg est au deuxième sous-sol. Et il n’y a qu’une grosse entrée, on ne pourra pas prendre l’accès des artistes. Et on va peut-être tuer des humains.

– Ça va aller, Brawne ? demande Kaleb, un petit sourire en coin.

– Boarf, il semblerait qu’on ait décidé de me faire transgresser tous mes principes aujourd’hui.

– Sinon, on peut aussi les hypnotiser.

– J’aimerais mieux, en effet. »

 

Étape numéro un : atteindre les miradors, en évitant barbelés, spots, et gardes. Y compris sur le mirador. De là, on descendra dans la cour.

« Eh, tu veux voir un truc super cool ? » me glisse Elias à l’oreille.

Et il se métamorphose en brume noire. C’est vrai que c’est cool. Ça me surprend toujours. Il glisse dans l’air jusqu’aux gardes du mirador, et tape sur l’épaule de l’un. Le temps qu’on arrive, ils ont tous les deux un regard plus vide qu’un tunnel d’accélérateur de particule.

 

On descend dans la cours et on entre par une petite porte de secours. Dans le premier couloir, une carte montre l’intégrale du plan de la prison. Kaleb prend la parole.

« Il y a une fille que je connais ici, à l’infirmerie. J’aimerais la récupérer. »

Elias le dévisage.

« Tu ne pouvais pas le dire avant ? »

Elias le regarde quelques secondes.

« Bien, allez-y à trois, mais pas plus. »

Le reste de l’équipe, soit cinq personnes, se retrouvent à devoir neutraliser cinq gardes.

« Je peux faire une Nuit Noire pour éteindre les ordis du PC » suggère Phobos.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je file vers le PC pour assommer les gardes. Des balles fusent. Je m’engouffre dans le PC avec les autres. Échange de coups. J’assomme le gars qui occupe la console. Et prend sa place pendant que les autres me couvrent.

Putain leur système est imbitable.

« Brawne, tu te grouilles ?

– Voilà, merde, une seconde ! »

Leur système de merde finit par m’ouvrir ses portes rouillées. Et j’ouvre celles de la geôle du Prince.

« Maintenant, tu viens avec moi, les autres, continuez à tenir le PC ! »

Elias me tire par le bras. Putain, mais est-ce que j’ai une gueule à avoir envie de me jeter dans une fusillade ?

Il semblerait que oui… Je tire. Touche. Loupe. Touche encore. J’essaye de viser les jambes, en sachant pertinemment que ce n’est pas forcément moins dangereux qu’ailleurs. Les autres portes des cellules s’ouvrent. Ça, c’est Phobos.

Elias entre dans la cellule du Prince, enchaîné au mur du fond. Putains, ils rigolent pas ici.

« On va vous sortir de là ! »

 

Mon oreillette grésille. C’est le canal de Kaleb.

« Brawne, Situation ?

– On a le Prince, on remonte.

– Nous on est au rez, on ouvre le couloir pour couvrir votre remontée. »

Elias sort avec le Prince.

« On y va tu nous couvres !

– Super…

– C’est ce qu’on se dit aussi, ne t’en fait pas ! »

 

La remontée est plus facile que ce que je croyais, grâce aux autres. Kaleb porte une fille sur ses épaules. Les rafales continuent à claquer, mais notre condition de vampire nous donne une certaine assurance. Les humains ont moins de chance. Un des hunters y passe. Nous arrivons à la sortie au moment où le véhicule blindé des hunters défonce la porte. Je me jette dedans et me retourne pour couvrir les autres. Kaleb s’effondre dans la cour. Je tire sur ses poursuivants pendant que Sven va le relever.

 

Tous s’engouffrent dans la voiture.

 

4h. Pully. La planque appartient à HK. Je me demande s’il y a des sortilèges qui traînent dans les coins. C’est un appartement de 4 pièces. Le Prince de Fribourg, Elias, Serguei, et Sharyanne s’installent dans un salon confortablement meublé.

Kaleb, quant à lui, discute avec une infirmière du sort de la femme qu’il a ramenée, Oriane, et qui est en soins intensifs dans la chambre voisine. Il semblerait qu’elle soit dans le coma, et que son « corps ait été séparé de son esprit ». Plus rien ne m’étonne, je dois dire, depuis que je traîne avec ces loups-garous. Je préfère aller voir ce qui se passe avec ceux qui se font toujours appeler « princes ».

 

Ils sont tous assis dans un genre de petit salon. Les deux autres pièces, nettement plus grandes, sont réservées au gros de l’équipe. Aux murs, des bibliothèques sont pleines de vieux bouquins, et il y a un buffet à alcools forts. Mais ici, personne n’en a rien à carrer, évidemment, nous ne tournons qu’au rouge hémoglobine… Bref, le Prince de Fribourg se racle la gorge, se lève et prend la parole.

« Le Prince de Berne a trois monopoles sur lesquels on pourrait l’attaquer et récupérer des informations. La drogue, la prostitution et le recel. Il a le monopole sur ces activités depuis une bonne centaine d’années. Il ne craint plus grand-chose et risque donc de faire des erreurs. J’ai des noms, mais pas d’infos concrètes comme des chiffres ou des relevés. »

Elias se lève à son tour.

« Je pense qu’on va s’occuper de la prostitution et de la drogue. Brawne, avec ton groupe, vous vous occuperez du recel.

– La personne qui s’occupe du recel se nomme Kurt. Il traîne souvent à l’Underground, un bar de Berne. »

Putain, ça me fatigue déjà. En plus, à tous les coups, on va faire tomber ce prince de merde, et quelqu’un va trouver une bonne raison de le remettre en place dès qu’on aura le dos tourné. Bon. Je vais télécharger le dernier True Blood pour le regarder avant d’aller dormir.

 

28 février 2010

 

17h30. L’Underground est à la périphérie de Berne. Pour l’instant, l’urgent me semble de trouver quelqu’un qui parle allemand, parce que si notre gus ne parle que cette langue, ça va être coton.

 

Alors que je pose ma question à la cantonade, Andréa lève le nez de son PC, une grosse machine vrombissante qu’il a probablement trouvée dans la cave de HK.

« Moi, je parle allemand, mais pas Suisse Allemand. Vous allez faire quoi exactement ?

– On va à Berne pour interroger un certain Kurt sur les activités de Recel du Prince de Berne.

– Y aura du Hacking ?

– Faut voir. Peut-être…

– OK, j’en suis ! »

C’est rigolo, Andréa, avec ses lunettes, ses cheveux gris, son joli minois et sa carrure plutôt fine, n’a pas vraiment le look de l’enquêteur de terrain. Et c’est un humain, forcément plus fragile. Mais je suis contente qu’il vienne avec nous.

Les Loup-garous sont déjà partis, je ne sais pas où. Probablement s’occuper des affaires de la copine de Kaleb. Ne restent que Sven et moi pour nous taper le sale boulot. Et Andréa. Finalement, ça sera peut-être plus amusant que prévu.

 

21h. L’Underground est un bar très fermé. Il n’ouvre qu’à 22h. La devanture est très sobre. Quelques affiches de Kusturica décorent le tout.

 

22h. Le videur n’est pas la plus petite armoire à glace du coin. Après encore une dizaine de minutes d’attente, il nous fait entrer, dans un groupe d’une vingtaine de personnes. Kurt, dont j’ai la photo dans la poche, n’en fait pas partie.

L’ambiance générale est très sombre. Les murs sont gris ou noirs, et une petite scène est dressée dans un coin. Tout est déjà en place. Je m’assoie au bar et commande un Bloody Mary.

 

Kurt arrive en compagnie de trois autres macaques aux dents longues trois quarts d’heures plus tard et le barman l’introduit directement dans une petite pièce gardée.

« Qu’est-ce qu’on fait ? demande Sven.

– Demande au barman où ça va. »

Il se lève, ajuste sa veste sur ses épaules et se dirige vers le bar. Quand il revient, je lui demande :

« Alors ?

– À des bureaux.

– Merde, on fait quoi ?

– On attend qu’il ressorte ? »

Super…

 

Minuit. Kurt est ressorti. Il va consommer au bar. De la vraie boisson d’humain. C’est une goule. Hop, c’est l’heure d’entrer en scène. Je m’approche de lui.

« Bonjour, je m’appelle Enée. Qu’est-ce qu’un beau gosse comme vous fait dans ce trou à rat ?

– C’est un business que je fais tourner avec d’autres ?

– C’est vrai vous êtes le patron ?

– On peut dire ça…

– OK, ça n’est peut-être pas un trou à rat…

– Non mais ce n’est pas mon meilleur.

 

– Ah mais puisque vous êtes le patron, vous pourriez peut-être m’aider. Je cherche un job de serveuse, je viens d’arriver dans le coin. »

Regard appuyé de la tête au décolleté. J’aurais dû en mettre un plus profond.

« J’ai des atouts.

– Je vois ça. Oui, vous pourriez convenir. Vous pourriez commencer demain soir ?

– Bien sûr.

– OK, allons parler au barman.

– Vous auriez une adresse email pour que je vous envoie mes coordonnées bancaires ?

– Je préfère vous payer de main à main.

– Ah. Mais je n’aurai pas de couverture sociale, alors ?

– Non, mais vous serez payée plus cher.

– Et sinon, vous auriez une adresse email pour que je vous écrive un soir où je ne travaillerai pas, pour vous revoir ?

– Je vous donnerai mon téléphone plus tard. »

Mais tu vas me donner ta putain d’adresse mail pour que je force ta putain de boîte, connard de goule ? Il appelle le barman d’un geste, luis explique la situation d’une phrase. L’autre me dévisage.

« Fous parrlez allemand ?

– Non, il va falloir m’apprendre. »

Le barman est plutôt sympa. Tant mieux si je dois squatter là quelque temps. On bavarde un peu, jusqu’à ce que Kurt se lève pour enfiler son manteau. Je souris.

« Bon, eh bien, à bientôt ? »

Je rejoins les autres.

« On le suit ?

– Allez-y, je ne veux pas griller ma couverture. Appelez-moi quand vous saurez où il crèche »

 

1h30. « Nous sommes chez lui. Enfin, au pied de son immeuble.

– OK, donnez-moi l’adresse, je prends un taxi pour vous rejoindre. »

 

2h. Banlieue bernoise, quartier pavillonnaire, devant un petit immeuble assez ancien. Sven et Andrea sont dans la cours, dans l’ombre d’un buisson. On dirait un mauvais film d’espionnage.

« Alors ?

– Il est à son ordi.

– On s’occupe de son wifi ?

– Il y en a vingt dans le coin, je ne sais pas lequel c’est.

– OK, vous voulez faire quoi ?

– Bah, on entre et on lui pique son truc, non ?

– Euh, et s’il n’a pas les infos dans son ordi ? On se grille et en plus ils se méfieront.

– Bon, c’est toi la tête, c’est toi qui décide.

– Ok. Sven, grimpe et dis-nous quel wifi est le plus fort. Fais pas cette gueule, il paraît que c’est moi la tête, alors je décide qui fait quoi. »

 

Sven grimpe avec l’aisance des combattants. En redescendant, il me donne le nom du wifi, capté avec son téléphone portable. Le cracker est un jeu d’enfant, ce gars est un noob en protection de réseau et de données. Et il faut dire que ces derniers temps, j’ai encore amélioré mon arsenal, soit dit en toute modestie. En peu de temps, j’ai récupéré un fichier de compta et quelques emails compromettants.

 

J’envoie un compte rendu avec pièces jointes cryptés à Elias, suivis du message :

Avez-vous été aussi efficaces de votre côté ? XD

La réponse ne tarde pas.

Presque. En tous cas, on a pris beaucoup de plaisir. PS : Si tu veux, j’ai une vidéo.

 

3h. Tout le monde est déjà rentré.

Kaleb me salue :

« Alors, vous avez avancé ?

– Mouais, on a trouvé des trucs. Si vous savez pas quoi faire demain soir, venez faire un tour à l’Underground à Berne, je vous aurai à boire gratis.

– Ah euh, je ne sais pas si…

– Nan mais si vous avez une meilleure soirée, vous faites pas chier hein ? »

Un ange passe en faisant la grimace.

« Et vous de votre côté ?

– On a juste traversé le goulet…

– C’est quoi ça ?

– C’est compliqué… Je pourrai t’emmener boire un verre là-bas un jour, peut-être… »

Je regarde Kaleb fixement. Ce mec a un sens de l’humour pourri. Il soupire.

« C’est le monde des esprits.

– Super.

– Oriane, l’amie qu’on a libérée de la prison, est retenue là-bas… Mais je crois qu’on va devoir s’occuper du Prince de Berne avant. »

 

3h20. Alors que je bosse tranquilou sur mes programmes avec du Nine Inch Nails sur les oreilles, et notamment un nouveau petit programme d’inflitration, Kaleb vient me voir.

« Il faudrait que je trouve des infos sur un tueur en série russe qui se faisait appeler le Boucher.

– On peut regarder sur internet pour commencer… »

Hum, je ne savais pas qu’il fallait un diplôme d’ingénieur pour faire une recherche sur internet. Demain, ils vont me demander de dépanner l’imprimante et de réparer la machine à laver, c’est sûr.

« Et tu pourrais faire une autre recherche sur le mode opératoire du Boucher ?

– Ouais… Mais y a pas grand-chose.

– OK, c’est pas grave. Merci de ton aide.

– De rien, la prochaine fois que tu as besoin de googler un truc, hésite pas.

– Bah, la prochaine fois, il faudrait qu’on s’infiltre sur les ordis de la police polonaise…

– OK. Enfin, on risque d’avoir un petit problème de langue quand même… »

 

4h. Les polonais, plus forts que le MI5 ? Ou mon nouveau programme est tout bugué… Faut dire que c’était que ma version alpha. En tous cas, langue ou pas, impossible de forcer l’accès aux données. Bah, on réessaiera demain, quand j’aurai fini mon service au bar. En attendant, debugging au programme.

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Table des matières
  1. Préambule
  2. 07 février 2010
  3. 08 février 2010
  4. 10 février 2010
  5. 11 février 2010
  6. 12 février 2010
  7. 13 février 2010
  8. 14 février 2010
  9. 15 février 2010
  10. 16 février 2010
  11. 17 février 2010
  12. 18 février 2010
  13. 19 février 2010
  14. 20 février 2010
  15. 21 février 2010
  16. 22 février 2010
  17. 23 février 2010
  18. 24 février 2010
  19. 25 février 2010
  20. 26 février 2010
  21. 27 février 2010
  22. 28 février 2010
  23. 1er mars 2010
  24. 2 mars 2010
  25. 3 mars 2010
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