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Journal de Brawne Edwards - 6 - De Lausanne à Berne

Par Aquilegia Nox

Œuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0

Date de publication sur Atramenta : 16 septembre 2013 à 16h27

Dernière modification : 16 septembre 2013 à 16h37

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25 février 2010

Ce soir, c’est funny time ! Soirée échangiste avec Phobos ! Je pense qu’on va bien s’amuser, si on en sort vivants.

Pour l’occasion, je sors ma plus courte robe noire, mes bas à porte jarretelle, me teins les cheveux, me maquille juste ce qu’il faut pour masquer mes tatouages sur le visage et me faire des yeux de biche.

 

22h30. La maison est un grand bâtiment classieux, avec un grand hall, pourvu d’un escalier central du goût le plus snob.

La soirée est dédiée à deux salles, vastes et cosy. Des alcoves sont prévues pour les couples pas trop exhibitionnistes, mais rien n’est prévu pour un isolement complet. Pour l’instant, l’ambiance est sage, mais certains commencer à sniffer de la coke et la présence de calices laisse présager des amusements pas trop traditionnels chez les mortels.

Les gens parlent facilement. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes, dont certains me gratifient de regards sans équivoque. Je suis sûre qu’il y a des toréadors.

 

Dans le deuxième salon, pas de calice, et je soupçonne moins de vampires, à part peut-être une jeune femme, déjà occupée à embrasser un homme, une main dans son pantalon.

Le maître des lieux, nous dit-on, arrivera plus tard. C’est à ce moment-là que commenceront vraiment les hostilités. Euh, les festivités.

« Bonjour, je m’appelle Laton. »

Glissant la main autour de ma taille, il enchaîne :

« Vous êtes nouvelle ici ? »

Sa main remonte vers mes seins.

« Ce serait un plaisir de vous introduire en ces lieux. »

Hum… Plutôt beau gosse, classique, vampire sans hésitation, ventrue je dirais. Je lui souris, et laisse ma main effleurer ses fesses.

« Vous me faites visiter ? »

À son bras, je monte à l’étage. Il ouvre la porte d’une vaste chambre, occupée par un lit très large, pour plusieurs personnes.

« C’est ici que beaucoup d’invités finissent… »

Je veux bien le croire. Il passe à une autre pièce, où un couple est déjà occupé. La femme, suspendue au-dessus du lit, me dévisage, puis me fait signe de l’index. L’homme relève la tête d’entre les seins de sa compagne et m’adresse un clin d’œil. Mon guide me pousse gentiment. Ils se connaissent ?

« On les rejoint ? »

J’hésite une seconde. Ne vaudrait-il pas mieux attendre l’arrivée de Fratin ? D’un autre côté, l’occasion est tentante, pourquoi ne pas en profiter ? Le couple de la pièce semble humain. Je me dirige vers eux.

 

23h05. Je descends les marches de l’imposant escalier, avec mes trois nouveaux amis. Le maître des lieux vient d’arriver, et il est d’usage que tous les invités lui fassent une sorte de haie d’honneur, on nous laisse donc quelques minutes pour prendre place.

La puissance invitante est un homme de haute taille, à la longue chevelure blanche, au visage assez long et au regard bleu perçant. Ventrue, c’est sûr. Il s’appuie, pour le décorum, sur une canne noire à tête de loup d’argent et passe devant nous en nous dévisageant brièvement à tour de rôle. Un imperceptible sourire remonte discrètement le coin de ses lèvres trop fines. Il dégage un charisme imposant. Après avoir ainsi salué tout le monde, il se retourne et déclare :

« Tout le monde connaît les règles, du consentement et pas de mort. »

Au moins, c’est clair, et ça me convient tout à fait. Cette courte allocution faite, il reprend son chemin jusqu’au salon à gauche de l’escalier, où l’on trouve des calices et entraîne au passage deux charmantes créatures dans son sillage.

Avec mon « guide », nous nous dirigeons vers le bar. Il s’agit d’entamer la discussion.

« Alors vous connaissez Fratin depuis longtemps. »

Ce n’est pas une question. Laissons le répondre.

« C’est mon supérieur.

– Tiens donc… »

 

23h25. Un bras me tire par la manche. Phobos, deux verres dans la main, m’attire vers lui, m’arrachant à ma conversation. Pour donner le change, je lui roule un patin. Pas mal.

Avec un clin d’œil à mon ancien interlocuteur, je lance :

« Quelle délicate attention, chéri, il ne fallait pas… » avant de me laisser entraîner.

Quelques pas plus loin, Phobos se penche vers moi, pour me glisser à l’oreille :

« J’ai parlé à une vampire. Je crois… Je crois que j’en ai trop dit, j’ai peut-être grillé ma couverture.

– Tu n’as rien dit sur moi ? Quoique si elle nous voit discuter…

– Non… Elle m’a dit qu’elle tiendrait sa langue si je montais avec elle en haut. Qu’est-ce que je fais ?

– Hum… Je dirais que tu as deux solutions. Soit tu cours vite, soit tu prends le risque d’accéder à sa demande, en espérant qu’elle ne t’ai pas pris trop au sérieux. »

Un instant d’indécision. Phobos inspire, puis déclare « OK. » avant de tourner les talons.

 

Bien, il est temps de s’occuper de notre gros poisson. Fratin est installé dans un large fauteuil rouge au milieu du salon. Deux femmes s’occupent de lui autant qu’il s’occupe d’elles. En face, un autre large fauteuil rouge. Je m’y assois et fixe le trio. Et puis, quand le regard du vampire croise le mien, je plaque une main contre mon sein et la remonte lentement avec un petit sourire. Je commence à me caresser, de plus en plus intimement.

Au bout de quelques minutes, il me fixe. La tension monte. Il se lève et vient vers moi, membre dressé. Je me lève, le frôle, et glisse quelques mots à son oreille, pour une demande d’intimité. Il fait signe à une des filles de nous accompagner. Tant pis, je l’éloignerai plus tard. En attendant, amusons-nous.

 

Plus tard. Fratin est chaud bouillant, et sa copine aux gros seins est partie chercher des verres. Tendu comme un arc, il frémit sous mes caresses. Plusieurs fois, il a tenté de retourner la situation, et je dois dire que le bougre s’y connaît bien. Mais quand j’ai l’intention d’interroger quelqu’un, j’aime mieux avoir le dessus. Je le mène au bord de l’orgasme, puis…

« Tu aimes ce qui explose ?

– Quoi ? »

Il me renverse. Je plaque ma bouche contre lui et le renverse de nouveau. Mes mains jouent sur son anatomie. Dessinent ses muscles, suivent le contour de son ventre un peu lourd, trouvent son sexe de nouveau…

« Le Lézard Bleu. Tu sais quelque chose ?

– QUI ES-TU ? »

Il s’est redressé de toute sa taille et me balance sur le lit en m’entravant les poignets. Je souris et passe ma langue sur mes lèvres en ondulant des hanches contre lui.

« Réponds-moi et je te répondrai peut-être.

– Je ne sais pas qui a fait ça, mais je donnerai cher pour le savoir, un de mes amis est mort au Lézard Bleu.

– Alors nous avons un ennemi commun. Où en étions-nous ? »

 

Encore plus tard. Ramos et Ruan. Deux noms, une piste, dont nous discuterons demain soir. En attendant, voyons où est Phobos. Ah, il est… occupé… Très bien, faisons quelque chose d’intéressant des dernières heures avant l’aube.

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Table des matières
  1. Préambule
  2. 07 février 2010
  3. 08 février 2010
  4. 10 février 2010
  5. 11 février 2010
  6. 12 février 2010
  7. 13 février 2010
  8. 14 février 2010
  9. 15 février 2010
  10. 16 février 2010
  11. 17 février 2010
  12. 18 février 2010
  13. 19 février 2010
  14. 20 février 2010
  15. 21 février 2010
  16. 22 février 2010
  17. 23 février 2010
  18. 24 février 2010
  19. 25 février 2010
  20. 26 février 2010
  21. 27 février 2010
  22. 28 février 2010
  23. 1er mars 2010
  24. 2 mars 2010
  25. 3 mars 2010
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