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Guerre contre les Majors V 1.9913

Par Fredleborgne

Œuvre publiée sous licence Licence Art Libre (LAL 1.3)

Date de publication sur Atramenta : 25 février 2013 à 21h02

Dernière modification : 7 avril 2013 à 20h23

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Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Dernier jour de plage

16/06/2006, 13:33

La nuit fut bonne. Merci les Américains. L’homme à la sucette a profité de l’opportunité de l’espionne qui lui a fait du plat. Il s’est montré empressé, et a laissé croire qu’il était encore là une semaine. Plutôt disert sur n’importe quel sujet, jouant à l’homme éméché prêt à offrir à la première mata hari venue les secrets les plus explosifs de la nation, écartant avec humour sa couverture, sans pour autant éclairer le dessous, elle l’a suivi dans les draps. Mais ce qu’il lui a dit d’utile tiendrait dans un dé à coudre. Elle aura encore besoin de quelques leçons d’espionnage, mais il lui a appris quelques trucs dérivés de son expérience et de ses séjours exotiques qui devrait lui faire aimer le métier malgré sa faible moisson. Ce soir, par contre, elle sentira passer le goût du lapin.

C’est le dernier jour de vacances pour l’homme à la sucette. Il a pris le rythme et il compte bien en profiter pour ne rien faire. Il a choisi de passer sa journée en bord de mer, seul à perte de vue. C’est tout l’intérêt des premiers jours de juin. s’il fait beau, il suffit de s’aplatir dans un trou pour être protégé du vent toujours un peu frais et on cuit tranquillement au soleil.

Dans son sac, une bouteille d’eau, deux canettes de bière, un fromage et du grâton (une sorte de pâté spécialité de Lormont à l’origine) dans le compartiment isotherme. Dans l’autre, une bouteille de Listrac rouge (un Médoc forcément) de 50 cl, du pain de campagne, une orange.

Et puis trois bouquins. Un vieux San Antonio et deux bouquins de science-fiction pas trop pénibles à lire. « Les cavernes d’Aciers‭ » d’Asimov, et le « Testament d’outre-glaces » de Jack Minier. Un classique et un contemporain.

Et bien sûr la crème auto-bronzante pour faire des envieux en sous-sol à Paris.

Bob sur la tête, lunettes de soleil, short, tee-shirt et pieds nus dans ses baskets, le numéro sept de l’espionnage français ressemble à n’importe quel touriste un peu randonneur.

Mais le binoclard qui a décidé de se débarrasser de son traqueur sait à qui il a affaire.

L’homme à la sucette sent la chaleur du ciment sous ses semelles. La journée va être chaude. Le soleil tape déjà assez fort. Il aurait dû partir plus tôt. Son regard porte loin, ses yeux épousent les reliefs sablonneux, et se heurtent à la sécheresse et à la variété insoupçonnée de la végétation de la dune fixée dite grise (ou lette) qui s’étend entre les parcelles de pins. À la différence de la dune blanche, il y a un substrat superficiel autre que le sable au-dessus, ce dont les plantes bénéficient pour s’accrocher. Les brins d’herbes sont en fait des touffes d’espèces différentes, amusantes, qu’il s’agisse de « pied de poule‭ », de « queue de lapin‭ », d’épi de canche ou de scléropoa. Les feuilles sont parfois soit coupantes et hérissées d’aiguilles (panicauts champêtres) ou velouteuses (diotis maritime, luzerne marine), les genêts à balais en fleur sont fouettants, les ajoncs piquants. Les fleurs sont en majorité petites et jaunes, et les quelques espèces blanches ou roses ne se remarquent pas dans la vue globale.

La propagation des espèces se fait le plus souvent grâce à des rhizomes souterrains qui conservent l’eau, ou en mode rampant. Les ronces, nombreuses, plus ou moins desséchées, couvrent de larges zones et offrent au promeneur de maigres mûres acides. Quant aux mousses sèches et squelettiques, elles craquent sous le pied du passant. Au loin, les pins ne promettent aucune fraîcheur tellement leur ombre peut être étouffante. Seule la plage, exposée au vent, peut rafraîchir.

On a beau voir loin, on n’avance pas plus vite. Mais l’homme à la sucette traîne, perdu dans sa réflexion. Sa sueur s’élimine au fur et à mesure, et au bout de trois kilomètres, à la frontière entre dune et bois de pin, il fait une halte pour se désaltérer. Les cigales s’habituant à l’intrus reprennent leur crissement envoûtant.

Il y a plus de quarante ans, il a déjà emprunté ce passage. C’était un adolescent et il faisait la course en vélo avec son frère. Ils allaient rejoindre des filles, rencontres éphémères de vacances à la plage. Les dunes ont certainement bougé. Certaines parcelles de bois, ont été coupées, replantées, mais ce paysage, dans sa globalité, n’a pas changé. Cette semaine, c’était la première fois depuis la mort de son frère qu’il foulait un endroit qu’ils avaient fréquenté ensemble. Ce frère, et son fils, non vengés, le hantent.

Son visage assombri un instant se détend tout de même grâce à la quiétude et la beauté des lieux. Il reprend sa marche d’un bon pied et après avoir quitté le couvert, et progressé sur la dune blanche, franchissant le sommet de la dune la plus élevée, il découvre en un instant l’océan atlantique en face de lui.

Il est happé par sa formidable grandeur car il occupe l’ensemble de son angle de vision jusqu’à l’infini, baigné par son grondement puissant et son souffle rafraîchissant. Durant une dizaine de secondes, il reste immobile à s’imprégner de sa présence. (« Et je pense, écoutant gémir le vent amer, Et l’onde aux plis infranchissables‭ ;‭  L’été rit, et l’on voit sur le bord de la mer, Fleurir le chardon bleu des sables‭ » Victor Hugo « Paroles sur la dune‭ », les contemplations) Puis, homme libre, il s’avance confiant vers sa masse accueillante, en prenant garde heureusement aux espèces protégées qui peuplent la dune blanche, comme le pourpier de mer, la renouée maritime, diverses espèces d’euphorbe et le charmant liseron des sables qui exhibe pourtant avec fierté de grandes fleurs roses en cloche à cinq lignes blanches au milieu des oyats omniprésents. Chanceux, il évite aussi les chardons bleus ou panicauts de mer, redoutables car leurs feuilles sèches larges et piquantes sous le sable peuvent piquer un pied de promeneur imprudent.

La marée est assez basse et il s’installe sur le flanc de sable maintenant sec et durci nettoyé toutes les douze heures par les vagues. Il est ainsi bien incliné, et chaque fois qu’il va lever le nez de son bouquin, il aura un beau panorama devant lui.

Après un petit bain de décrassage, l’homme à la sucette revient à sa serviette.

Il choisit le roman de Jack Minier (Testament d’outre-glaces) en songeant qu’il puisse être rafraîchissant. Il s’octroie aussi l’ouverture d’une petite canette dont l’écume est moins salée que celle de l’océan, et qui éteint le feu piquant au fond de son gosier.

Puis, un petit bâtonnet à la fraise en bouche, il attaque la première page au travers de ses lunettes de soleil.

La planète s’est réchauffée. Les glaces ont reculé. Et en été, le climat est supportable aux pôles. On carotte. On trouve une chose qui ne devrait pas y être. Un classique. Y’a en plus une pépée peu farouche. Un adolescent peut donc espérer trouver une scène de sexe dans le livre. Page 50. La chose est devenue un peu moins mystérieuse, un peu plus intéressante aussi. Mais on oublie la fraîcheur polaire, car en local, il fait bien trente degrés alors qu’il n’est que dix heures du matin.

Allez, encore une petite canette. C’est la dernière mais ce n’est pas grave. L’eau chaude, ce n’est pas terrible, mais la bière chaude, c’est infâme. Donc, il s’agit de ne pas la laisser réchauffer.

Il la boit lentement, face à l’océan. Il pense à ses collègues à Paris. Il a bien fait d’être venu ici se ressourcer. En même temps, il aimerait bien prolonger mais la situation ne le permet pas. Enfin, il doit être repéré et il doit songer à sa sécurité. Il n’a pas voulu prévenir son bureau. Il vaut mieux éviter un hélico en plein jour pour venir le chercher.

Il retourne se baigner. L’eau est fraîche, mais elle ne peut être aussi froide et poisseuse que celles dans lesquelles il a grenouillé parfois. Elle ne peut non plus être aussi chaude et transparente que celles des mers du sud où il a séjourné un temps, quand il avait encore une famille.

Une famille qui existe toujours, mais qui le croit mort. Une femme qui avait divorcé de toute façon, et des enfants qui étaient malheureux de ne pas voir leur père assez souvent. Aujourd’hui, le sont-ils de ne plus en avoir ? De n’en avoir jamais eu en fait.

Ils ne tremblent plus pour lui. C’est un soulagement pour eux. Quand il était en ex-Yougoslavie, et que les médias faisaient leurs choux gras des atrocités de part et d’autre, des snipers, des tirs de roquettes ou de mortier, ses enfants faisaient des cauchemars, leur mère ne dormait plus.

Quand il a commencé sa guerre, en 2006, pour retrouver les assassins de son frère et de son neveu, les menaces téléphoniques ont fini de briser le couple. Depuis sa disparition en Afghanistan, dans l’explosion d’une grotte, les siens après le deuil ont retrouvé la paix.

Et lui, après quelques modifications faciales, a repris du service occulte. Et c’est vrai qu’il est aujourd’hui bien seul durant les vacances.

Après le bain, encore du bronzing. Puis retour au Pôle.

C’est alors qu’un coup de pied violent lui fait lâcher son livre et lui brise le nez

— Debout salopard !‭

Il lève les yeux. À travers un brouillard rouge, il distingue un pistolet pointé sur lui.

Il reconnaît l’homme qui le tient. Un des premiers « repentis ». En fait, un des plus mauvais parmi les « Binoclards‭ ». Un informaticien en plus. Fort heureusement, il a suivi peu de cours de Supra-Net avant de disparaître. Mais que fait-il là ?

— Il a fallu que tu me suives jusqu’ici. Ce n’était pas prudent. Je t’ai vendu à nos amis Yankee qui auraient été très intéressés de t’interroger. Mais après le compte-rendu désespérant de leur agent, et le bordel de cette nuit, ils m’ont laissé les mains libres. Il paraît que tu ne vaux rien, et ils ne m’ont pas cru‭.

— Normal, tu es une ordure.‭

— Ta gueule. Écoute-moi bien. Ton frère aussi faisait le malin, se croyait supérieur, jouait la bravache. Et bien, il a fini par supplier qu’on arrête de « jouer‭ » avec son fils. Chacun a sa faiblesse. Tu dois avoir la tienne, mais je m’en fous. Tu m’as fait enfermer par ruse. Tu m’as ensuite traqué. Tu vas crever ici.‭

— Un beau jour pour mourir, tu as raison. Vous étiez combien à vous en prendre à mon frère et à son fils ?‭

— Quelle importance ? Tu vas crever.

— alors tu peux me le dire.

— Nous étions quatre.

— Quels sont les trois autres ?

— Tu l’apprendras en enfer…‭ »

Le binoclard prend son temps. Il aimerait que sa victime le supplie. L’homme à la sucette ramasse son livre jouant l’indifférence. Il fait mine d’enlever le sable entre les pages.

— Intéressant ce livre. Tu devrais le lire.

— tu as fini de te foutre de ma gu…‭ »

L’homme à la sucette a violemment lancé le livre en direction de son adversaire. Celui-ci n’a pas le temps de parer et il en prend la tranche dans les lunettes. Sa main se crispe sur la crosse de son arme et le coup part. L’homme à la sucette est atteint à l’épaule gauche. L’artère n’est heureusement pas lésée. Il ne ralentit pas son attaque vers l’avant pour autant. Ayant atteint son adversaire, il écarte le bras armé qui lâche le pistolet dans le sable.

La lutte se poursuit à coup de poings et de pieds. Le binoclard est tout de même assez fort. Profitant d’une chute de son adversaire, il court vers son arme.

L’homme à la sucette fuit alors vers la mer pour se réfugier dans les vagues. Une balle siffle. Il plonge. Mais il ne nage pas assez efficacement à cause de son bras blessé. La marée étant montante, les vagues ont tendance à le ramener vers le bord. Il sent aussi ses forces qui diminuent.

L’autre le suit, avec de l’eau jusqu’à la taille. Il rage de ne pas réussir à atteindre son adversaire. Encore une balle de perdue…

L’homme à la sucette décide de jouer son va tout. Il prend une vague qui se brise et se laisse entraîner sous l’eau dans le rouleau. L’écume qui le dissimule à son adversaire va peut-être lui permettre de l’atteindre par surprise. C’est le cas lorsque son bras va cogner le genou du binoclard, puis quand le reste du bonhomme le fauche grâce à la puissance de la vague. Les deux sont entraînés plus au bord. Ils n’ont de l’eau qu’à mi- cuisse quand celle-ci se retire. Le binoclard a lâché son arme. Le combat mains nues reprend à l’avantage de celui-ci.

Un temps, il tente de noyer et d’étrangler simultanément l’homme à la sucette, en lui maintenant la tête sous l’eau. Un coup de pied donné avec la force du désespoir a permis d’éviter une apnée plus prolongée. Un deuxième précipite le binoclard sur les fesses.

Mais il est retombé, par hasard, sur son arme. Il la sort de l’eau, et la pointe vers sa cible.

L’homme à la sucette reste debout face à lui et le regarde dans les yeux. L’autre tend le bras et vise la tête, plaçant son arme à la hauteur de son visage.

— Va rejoindre ton frère. Je l’ai exécuté moi-même‭.

Et il appuie sur la queue de détente.

La culasse du PA recule anormalement sous la pression des gaz, car la balle reste bloquée dans le canon dans lequel subsistaient quelques gros grains de sable. La chambre explose, la culasse se détache et frappe le binoclard au front.

Il s’abat lourdement dans les cinquante centimètres d’eau de la baïne qui se remplit grâce à la marée montante. Il ne doit pas être mort, seulement évanoui. Mais s’il est encore vivant, il va bientôt remplir ses poumons d’eau de mer.

L’homme à la sucette le regarde. s’il le tire sur le bord, il va pouvoir l’interroger, retrouver les autres. D’un autre côté, il n’y a plus d’arme et il est affaibli. Et les Américains peuvent arriver d’un moment à l’autre.

Et puis, il est encore en vacances après tout. Il retourne à son campement, pour remballer ses affaires et filer. Il ramasse le livre de science-fiction, écorné et plein de sable. Pas vraiment assommant, comme il a pu lire dans certaines critiques sur « La vera vox populi‭ » d’un certain maître thésard, mais assurément à éviter pour ceux qui ne veulent pas se faire un peu mal à la tête. Pour les autres, un bon moment en perspective une fois les personnages bien en place.

Moment qu’il lui faut reporter. Il ne va pas tarder à faire très chaud pour lui dans le coin.

Un dernier regard sur le binoclard qui roule sur le sable entre deux eaux. Les poumons doivent être remplis maintenant.

— Va rejoindre ton führer en enfer‭, l’épitaphe t-il in petto avant de jeter son sac sur le dos et de rejoindre rapidement le couvert de la forêt de pins maritimes.



Post Scriptum

Jack Minier est un auteur présent sur la toile. Il participe aussi activement et avec abnégation ‭‭‭ sur le site Odebi-org. aux débats DADvSI

Créateur de sites comme Diamedit-net et Cyberplumes-org, il préconise un rassemblement d’auteurs littéraires d’une part, d’artistes en général, pour monter une plate-forme de diffusion indépendante.

C’est le seul artiste professionnel et déclaré comme tel ‭‭‭sur le site qui s’implique activement contre DADvSI et qui défend la cause internaute. Il est pour trouver une solution à la rémunération des auteurs, respectant le principe des droits d’auteurs sans pour autant engraisser des intermédiaires, et presser l’internaute comme un citron et espionner son usage du Net.

Sa biographie personnelle existe sur son site. Et ses écrits sont nombreux sur le forum de Odebi-org. Je vous laisse donc le soin de découvrir et apprécier l’homme et ses idées.

Au fait, je suis un fan, et j’ai la chance de pouvoir le contredire, car je ne partage pas toutes ses idées. Vous en connaissez beaucoup, vous, des artistes qui s’impliquent actuellement sans répéter les sottises soufflées par leurs « employeurs‭ » ?

En outre je remercie, même si je ne leur ai rien demandé, les éditions Sud-Ouest et l’ONF, qui sous la direction de M Faverole, ont publié un « guide de la flore des dunes littorales‭ » qui m’a permis de trouver les noms de toutes ses plantes bizarres qui ont stimulé mon imagination d’enfant durant mes vacances scolaires. Les dunes littorales ont une flore bien plus variée qu’il n’y paraît. Attention, ces plantes sont protégées. Il ne faut pas en ramasser à titre de souvenir ou d’herbier car leur rôle est fondamental dans la fixation des dunes.

Mais ce livre, aussi passionnant que scientifique, peut être l’occasion de découverte et de jeu avec des enfants car l’œil au premier abord ne devine pas toute cette diversité.

Chapitre suivant : Au bout du monde

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Table des matières
  1. Préface de Jack Minier
  2. Présentation par l’auteur (mars 2013)
  3. D. Day Two
  4. Veille d’élection
  5. Un enlisement perceptible
  6. Fuite à Varennes
  7. L’Appel du petit Kaporal
  8. La Net Révolution
  9. La cache aux serveurs
  10. La Campagne de France
  11. Franck
  12. Manifestation tragique
  13. Une défaite sans combat
  14. Contre-Attaque
  15. Brian
  16. Chantage en chanson ou ratage en rançon ?
  17. Véra S.
  18. Nuit d’amour
  19. L’homme de l’ombre
  20. Le Site Assassiné (Elsa et Christian)
  21. Fusions chaudes
  22. 14 juillet en berne
  23. Expulsion
  24. Fils de héros
  25. Prise du Net pouvoir
  26. Épuration idéologique
  27. Supra Net
  28. Enrôlé
  29. Derrière les barreaux
  30. Alain
  31. Puces motos à Niort
  32. Bienvenue Major DAD
  33. Camps de redressement
  34. Les DRM passent dans les mœurs
  35. Honneur et décadence
  36. Manifestations
  37. Dure journée
  38. Triste conjoncture
  39. Captivante captivactivité
  40. Die Hard 2
  41. Un scénario pour l’été 2007
  42. Avis de tempête
  43. La voiture qu’il nous faut
  44. Installation
  45. Le mariage d’Elsa et Christian
  46. Jasmine
  47. Souriez, vous êtes filmés
  48. Die Hard 3
  49. Night hard too
  50. Rafle au réveil
  51. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Préambule
  52. Escapade
  53. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ D’est en Ouest
  54. Incarcérations
  55. Palpitations
  56. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Bombannes
  57. Le Pouilleux
  58. Interrogatoires
  59. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Promenade au bord du lac
  60. Contre espionnage
  61. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Tourisme
  62. La plus belle des prisons ?
  63. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Commando malgré lui
  64. Cœurs froids banlieues chaudes
  65. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ retour précipité
  66. Les horreurs de la guerre
  67. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Dernier jour de plage
  68. Au bout du monde
  69. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Odyssée Épilogue
  70. Un nouveau départ
  71. La Boite de Nuit‭ :‭ Acte 1
  72. Sombres prémices
  73. La Boite de Nuit‭ :‭ acte 2
  74. Pour toujours
  75. Musique de guerre
  76. Postface
  77. Les Bonus
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