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Guerre contre les Majors V 1.9913

Par Fredleborgne

Œuvre publiée sous licence Licence Art Libre (LAL 1.3)

Date de publication sur Atramenta : 25 février 2013 à 21h02

Dernière modification : 7 avril 2013 à 20h23

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Préface de Jack Minier

De tous temps, il y eut des guerres de religions. De nos jours encore, certains conflits sont désignés comme tels même lorsqu’ils recouvrent des intérêts parfaitement étrangers au monde spirituel…

Au cours de l’histoire, outre les guerres purement territoriales, il y eut les croisades, il y eut des jihads, il y eut et il y a encore des guerres d’idéologie politique, d’intérêts stratégiques, mais y avait-il eu jusqu’à ce jour une guerre culturelle ? Ou une guerre artistique ? Y avait-il seulement jamais eu une guerre « en vrai‭ » dans des mondes virtuels ou à cause d’eux ?

À notre connaissance, Non.

C’est pourtant au nom du sacro-saint « Copyright‭ » qu’en ce début de 3ème millénaire, deux pays parmi les plus démocratiques au monde (ou sensés l’être) vont se livrer la plus ravageuse des batailles.

La cause ? Mais le réseau !‭‭‭ Ce fameux réseau sur adresses IP que des français inventèrent au CERN, que les militaires américains utilisèrent sous le nom d’Arpanet avant qu’il ne devienne Internet, puis le Web, réseau non pas sans queue ni tête, ni sans PC, mais sans « centre de commandement‭ ».

Des « PC‭ » sur ce réseau, ce n’est pas ce qui manquait. Ni des Macs. Mais ce n’étaient pas des Postes de Commandement, c’était des Personal Computers, et ce qui les faisait tous fonctionner, en tous cas en France, ne relevait d’aucune grande industrie multinationale.

Et ça, c’était carrément difficile à avaler pour l’Amérique, pays de la « libre entreprise‭ » à condition qu’elle appartienne à un groupe financier important et ami du pouvoir.

Depuis la seconde guerre mondiale, dans laquelle certains proches parents de son président avaient joué un rôle obscur, l’Amérique était devenue la référence en matière de traitement informatique. La grosse société International Mega Bytes (IMB) était installée un peu partout dans le monde avec ses énormes machines traitant la comptabilité des entreprises indigènes. Qui dit comptabilité dit investissements et profits. Le ver était donc déjà dans le fruit quand arrivèrent sur le marché des machines miniaturisées, et que M$, entreprise mondiale de logiciels, réussit à installer sur ces petites machines IMB ses applicatifs système, bourrés de failles de sécurité afin que les services de renseignement américains puissent aller où ils voulaient et quand ils voulaient.

Partout, sauf en France précisément, parce que la France dans son ensemble, administration comprise, avait adopté le logiciel libre.

C’était déjà une bonne raison d’envahir la France afin de contrer cette politique d’indépendance. Mais ce ne fut pas la seule. Le Droit d’Auteur en était une autre.

Comment pouvait-on accepter que ces bastards de frenchies copient sans payer les œuvres inénarrables des grands artistes mondiaux, tous sous contrat avec Universal ou EMI, les grandes sociétés US de broadcast et d’entertainment.

En 1945, la Libération avait apporté le Jazz à Paris. Ça avait été une révolution. Non seulement sur le plan culturel mais sur le plan commercial. Cette musique libre avait introduit avec elle le Blues, le Rock’n’roll, le Swing et la Bossa-nova. Des millions de disques vinyle avaient été vendus par les artistes américains. La culture littéraire et audiovisuelle avait suivi. Les polars de Chandler, Marlowe, et autres romans noirs américains avaient fleuri dans les bacs des bouquinistes, et les salles de cinéma s’étaient remplies de foules d’amateurs des productions hollywoodiennes.

Durant les décennies qui suivirent le Plan Marshall avait habitué les Français à consommer, voire souvent à consommer à crédit. La société de consommation était née. Whisky, chewing-gum, westerns hollywoodien, Coca-Cola et hamburgers à satiété jusqu’à s’en faire péter les bretelles tricolores. Qu’importait, l’Amérique fournissait ses protégés. Vous en voulez ? En voilà !‭‭‭ Ça dura bien quarante ou cinquante ans et la culture américaine domina le monde aussi sûrement que Rome domina l’empire aux premiers siècles de notre ère. (Enfin… Presque tout l’empire, parce qu’en Gaule un certain petit village résistait toujours… mais c’est une autre histoire.)

Et voici qu’en ce début de troisième millénaire, la petite France avait des velléités de faire bande à part ? De ne plus jouer ce jeu pour de futiles raisons mercantiles ?… Mais pour qui se prenait-elle, la France ?

La première attaque survint un matin d’hiver, à la Chambre des députés. C’était un peu avant Noël 2005. On allait essayer de lui faire adopter une transposition fort améliorée du Millenium Act, concoctée par les avocats de grandes industries culturelles, et baptisée pour la circonstance‭ :‭ Projet de loi DADVSI.

Mais contre toute attente, le projet de loi est repoussé par l’unanimité des députés de gauche comme de droite. C’est là que les choses sérieuses commencèrent…

Au nom de sa non-conformité avec les directives imposées par le commerce mondial de la culture, considérée par d’autres comme un produit de consommation ordinaire, la France est bientôt mise au ban des Nations Unies par son filleul dans l’histoire des nations, devenu la toute puissante Amérique de Bush.

Pays de la Liberté et initiateur des Droits de l’Homme, pays de Montesquieu, Voltaire, Rousseau, mais aussi de Beaumarchais l’inventeur du Droit d’Auteur, elle subit bientôt l’invasion du pays de la culture sous vide pasteurisée et prête à consommer.

Mais ce n’est que le début de l’histoire…

Je ne connaissais pas Fredleborgne avant de devenir un habitué des forums odebi-org, au moment de la surréaliste bataille législative autour du projet de loi DADVSI, honte du débat démocratique en France. Fred fut l’un des premiers à me répondre calmement sur un forum souvent très agité par les passions. Je respecte les passionnés mais il est souvent difficile de discuter calmement avec eux. Quand il m’arrive moi-même de m’exciter sur un sujet, j’essaie de prendre un peu de recul et je m’aperçois que bien souvent Fredleborgne a une vision approchant la mienne. Pas sur tout, mais souvent.

À ma connaissance, il n’avait jamais écrit avant de se lancer dans cette aventure. Il a bien fait de commencer et surtout d’y croire. Entre ses premières pages (qu’il a reprises depuis) et les dernières, quelle progression !

Fredleborgne nous fait entrer dans le monde surréaliste (mais qui sait ? Peut-être pas tant que ça ?) d’une guerre improbable mais dont tous les ingrédients sont sous nos yeux.

J’aime son humour et la mise en situation de personnages qui pourraient figurer dans un scénario de La Panthère Rose.

Merci Fred, de désarmer un conflit latent (DADVSI) par la mise en scène humoristique de ton conflit virtuel.

                Jack Minier

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Table des matières
  1. Préface de Jack Minier
  2. Présentation par l’auteur (mars 2013)
  3. D. Day Two
  4. Veille d’élection
  5. Un enlisement perceptible
  6. Fuite à Varennes
  7. L’Appel du petit Kaporal
  8. La Net Révolution
  9. La cache aux serveurs
  10. La Campagne de France
  11. Franck
  12. Manifestation tragique
  13. Une défaite sans combat
  14. Contre-Attaque
  15. Brian
  16. Chantage en chanson ou ratage en rançon ?
  17. Véra S.
  18. Nuit d’amour
  19. L’homme de l’ombre
  20. Le Site Assassiné (Elsa et Christian)
  21. Fusions chaudes
  22. 14 juillet en berne
  23. Expulsion
  24. Fils de héros
  25. Prise du Net pouvoir
  26. Épuration idéologique
  27. Supra Net
  28. Enrôlé
  29. Derrière les barreaux
  30. Alain
  31. Puces motos à Niort
  32. Bienvenue Major DAD
  33. Camps de redressement
  34. Les DRM passent dans les mœurs
  35. Honneur et décadence
  36. Manifestations
  37. Dure journée
  38. Triste conjoncture
  39. Captivante captivactivité
  40. Die Hard 2
  41. Un scénario pour l’été 2007
  42. Avis de tempête
  43. La voiture qu’il nous faut
  44. Installation
  45. Le mariage d’Elsa et Christian
  46. Jasmine
  47. Souriez, vous êtes filmés
  48. Die Hard 3
  49. Night hard too
  50. Rafle au réveil
  51. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Préambule
  52. Escapade
  53. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ D’est en Ouest
  54. Incarcérations
  55. Palpitations
  56. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Bombannes
  57. Le Pouilleux
  58. Interrogatoires
  59. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Promenade au bord du lac
  60. Contre espionnage
  61. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Tourisme
  62. La plus belle des prisons ?
  63. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Commando malgré lui
  64. Cœurs froids banlieues chaudes
  65. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ retour précipité
  66. Les horreurs de la guerre
  67. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Dernier jour de plage
  68. Au bout du monde
  69. Du rififi dans le Médoc‭ :‭ Odyssée Épilogue
  70. Un nouveau départ
  71. La Boite de Nuit‭ :‭ Acte 1
  72. Sombres prémices
  73. La Boite de Nuit‭ :‭ acte 2
  74. Pour toujours
  75. Musique de guerre
  76. Postface
  77. Les Bonus
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