La belle et le boulanger (Oeuvre réservée à un public adulte)

La belle et le boulanger

 

C’est toujours très éprouvant de sentir couler ses règles pendant que l’on fait ses courses, et plutôt gênant chez le boulanger, à voir toutes les sucreries mielleuses et les pâtisseries de consistance variée, qui vont du chou à la crème aux sablés, en passant par les tartelettes aux framboises.

Il pleuvait ce jour-là, mais sans coup de froid, et je ne portais qu’un pull de laine à même la peau, sur mon nouveau soutien-gorge à ouverture rapide entre les bonnets. Je me demandais quel pain choisir pour midi, lorsque avec les démangeaisons monta une folle envie de choux à la crème, religieuses ou éclairs que je ne regardais même plus depuis des mois.

Le désir a parfois des règles qui me surprendront toujours, murmurai-je, ma main gauche entre les jambes, tout en m’appuyant sur le comptoir afin de passer inaperçue, pendant que de ma main droite je tâtais le ventre mou d’un éclair au chocolat.

Mais qu’est ce qui te prend, pensai-je alors, à vouloir te gaver ? Le pâtissier dut percevoir mon hésitation, car il me fit un beau sourire en disant très classiquement : « Eh oui ! Le régime…

— Ce n’est pas ça, je crois seulement que je ne suis pas bien disposée pour les emplettes, par ce temps-ci. »

Je regardais les cheveux blonds, qui coiffaient un teint plutôt rougeaud à la peau lisse.

« Je vous en mets combien ? me demanda le garçon, avec un soupçon d’ironie, en regardant l’éclair au chocolat que je ne cessais de tâter.

— Je ne parviens toujours pas à me décider », répondis-je, en remarquant une protubérance suspecte au niveau de sa braguette.

Ce salaud en pince pour moi, me dis-je alors, en passant mes doigts dans les cheveux pour garder bonne contenance, car je me demandais si mes règles allaient déborder la serviette que je serrais. Ça se verrait peut-être sur mon visage.

« Sont-ils tous de la même longueur ? demandai-je stupidement.

— Oui », me répondit le garçon sans se démonter, tout en reboutonnant sa blouse afin de masquer sa braguette.

J’en mangerais bien un dès maintenant, pensai-je, au moment même où mon apprenti rajustait discrètement son pantalon.

« Si ça vous fait plaisir, je vous l’offre, vous penserez au régime une autre fois ! me dit-il à brûle-pourpoint.

— C’est gentil à vous. En voilà une envie bizarre qui me prend, aujourd’hui !

— Je vous en prie, mais je ne voudrais pas vous forcer », dit-il, d’un air chargé d’un sous-entendu que je ne voulus pas relever.

Après tout, pourquoi pas ? me dis-je alors, ce n’est pas tous les jours que j’ai mes règles chez le boulanger ! « Il est au café, me fit remarquer l’homme.

— Qui donc ? demandai-je, étonnée.

— Personne. Je voulais parler de l’éclair : il est au café.

— Ah ! Suis-je bête ! Excusez-moi, je n’ai pas toute ma tête, aujourd’hui.

— C’est pourtant celle que je vois tous les jours, me dit-il en souriant.

— Ah ! vous êtes drôle ! lui répondis-je, nettement plus détendue, avant de porter en bouche l’éclair au café.

— Vous verrez, il n’est pas très gros, et se laisse manger facilement. »

En effet la crème était légère, mais en quantité telle que dès la première morsure je sursautai en sentant un baiser glacé entre mes seins.

« Ça y est ! Mon pull est taché ! Voilà que je ne suis plus du tout présentable !

— Venez, dit mon pâtissier, ce n’est pas bien grave, nous allons arranger ça ! »

 

Je me trouvais tellement gênée que mes joues étaient en feu, d’autant que tous les clients de la boutique s’étaient retournés, surtout les hommes à baguette sans béret, vers mon corsage dégouttant de crème. Lorsque je passai la porte j’entendis une voix affirmer en chuchotant avec une certaine aigreur : « En voilà un qui a bien de la chance ! »

Sans doute voulait-on parler de l’apprenti, qui me faisait poliment signe d’entrer dans l’arrière-boutique, tout en s’effaçant pour me laisser le passage. Je fus contrainte de me glisser de trois-quarts, et il me sembla sentir le sexe enflé qui passait sur mes fesses curieusement irritées, sans doute à cause des règles.

Dès mon entrée dans l’arrière-boutique je restais fascinée par la rotation du pétrin, qui provoqua un curieux effet hypnotique. Aussi lançai-je précipitamment, afin de masquer ma gêne : « J’ai toujours adoré la pâte à pain !

— Attention à votre robe, la table est pleine de farine !

— Ah ! voilà qui serait complet ! m’écriai-je, soudain agacée, comme s’il y allait de sa faute.

— Regardez, elle est déjà toute blanche ! » dit-il, en frottant le tissu sur mes jambes, afin de chasser la farine. « Vous en avez là, et encore là ! » ajouta-t-il, en passant ses mains sur mes fesses, très rapidement mais sans appuyer.

Au lieu de réagir je répondis à son geste comme une idiote : « Excusez-moi, vous n’y êtes pour rien, je suis très énervée, sans doute à cause de… »

Je m’arrêtai, suffoquée par ma balourdise. Il s’en était fallu d’un cheveu, que j’en vienne à parler de mes règles devant cet inconnu. Sans doute à cause de la rotation du pétrin, qui provoquait sur tous mes sens une attraction étrange, comme si j’avais voulu me jeter dans la cuve pour être massée par les pales.

« Comment faire ? demanda le garçon en hésitant, votre pull est tout taché !

— J’adore regarder la pâte à pain, lui dis-je, sans prendre en compte son interrogation.

— Voulez-vous goûter ? » me demanda-t-il avec une politesse exquise, en prélevant une poignée de pâte à même le pétrin.

J’hésitai, mais après tout, me dis-je, qu’y a-t-il de mal à cela ? « Tenez, laissez-vous donc tenter, faites « Ah ! »

Sans trop savoir pourquoi tout en regardant tourner le pétrin je lui obéis en ouvrant la bouche. Quelle ne fut pas ma surprise en recevant une pleine poignée de pâte, au point qu’il me fut impossible de déglutir, ni même de protester lorsque l’on me gava jusqu’à la nausée.

« C’est bon, n’est-ce pas ? » me dit l’apprenti en gloussant. Il feignait de ne pas s’apercevoir que je ne pouvais plus répondre, tellement ma langue surchargée se trouvait liée à mon palais, de sorte que sans pouvoir rien déclarer je fus contrainte d’apprécier le goût de la pâte.

« Laissez-moi vous aider ! » dit l’apprenti, qui manifestement revenait au problème posé par la tache de crème, en saisissant mon pull par les hanches.

Mon premier réflexe fut de me défendre, mais je fus si décontenancée par l’impossibilité d’émettre le moindre son, qu’au lieu de laisser tomber les bras de dépit je les relevai au-dessus de ma tête, tout comme si l’on avait exigé de moi je ne sais quelle reddition.

 

Aussitôt l’homme fit remonter mon pull et dégagea ma poitrine, qui retomba brusquement en me faisant mal. Je ne le trouvais plus si prévenant, et je m’apprêtais déjà à protester quand il dégrafa mon corsage en cassant le bouton entre les bonnets. Aussitôt mon soutien-gorge s’ouvrit en grand comme un coffre, et l’homme écarta brusquement mes seins, sans que je songe à le retenir.

« Regardez ce travail ! » dit-il, en essuyant du plat de la main la crème qui avait glissé entre les collines.

Je voulus tenter un dégagement, lorsque sans empêcher ma révolte l’homme demanda : « Je vous mets un ruban ? »

Je fus si décontenancée par cette question saugrenue, que je ne tentai même pas de me soustraire aux mains rêches mais chaudes qui m’essuyaient la gorge et les seins. J’eus soudain l’illusion de me retrouver comme à l’accoutumée devant le comptoir, après avoir réceptionné la boîte des gâteaux pour les enfants. Mais à défaut de vrais gâteaux c’était moi qui maintenant remplaçais la boîte !

Tellement ma bouche était pleine, par réflexe de cliente je parvins à articuler un « oui » étouffé, pour répondre à cette aimable proposition de ruban. Comme mon pâtissier ne comprit pas aussitôt ma timide assertion, je m’empressai de hocher la tête en guise d’assentiment.

« Tout de suite, Madame », me répondit l’homme, en déroulant d’une traite un beau ruban doré depuis un dévidoir chromé. Il souleva mes cheveux sur la nuque et fit passer le ruban sur ma bouche, qui se retrouva difficilement refermée sur la masse de pâte que je ne pouvais déglutir.

« En voilà un joli paquet ! » dit l’homme, avec sa voix enjouée du dimanche matin.

Il regarda franchement mes aréoles, qui avaient la couleur fraîche de ses délicieux petits gâteaux moulés en forme de cochonnet. Je voulus aussitôt le repousser, mais sa gentillesse me renversa, d’autant que je fus envahie par cette subtile inversion, qui m’offrait comme un paquet à je ne sais quel consommateur.

Cette joie soudaine faillit me jeter dans les bras du pâtissier, qui en avait fini avec l’essuyage de ma poitrine ; mais il me repoussa doucement, pendant que mon pull plongeait dans une grande cuve de sirop. Puis il m’arracha le soutien-gorge et me massa les seins jusqu’à faire perler le lait sur les tétons, qu’il s’en vint titiller entre deux doigts pour en estimer la consistance. Il parut satisfait de leur réaction effrontée, et déboutonna ostensiblement sa blouse pour mieux me faire apprécier l’enflure de sa braguette, et sans doute pour voir comment j’allais réagir.

Je me sentais humiliée de ne pouvoir résister au plaisir qui sans doute me trahissait malgré le bâillon, et je tentai de repousser l’homme. Tout en encaissant bravement mes coups de poings il insistait pour me serrer la taille, et je cédais peu à peu sous la pression de ses doigts. Force fut de reconnaître que j’avais parfois souhaité, certains dimanches, en achetant les gâteaux pour les enfants, me faire salement baiser de la plus directe des façons par le premier client malvenu, soit devant le four à pain brûlant, soit en mangeant quantité de tartelettes à même les sacs de farine éventrés.

 

Notre artisan était sans doute fin psychologue, car pour m’éviter une flagrante humiliation il me demanda de passer les mains derrière le dos, « afin de bien présenter la marchandise ». Il disposa joliment ma poitrine, comme pour exposer de beaux œufs de Pâques, tout en s’interrogeant sur la nature du décor que l’on pourrait y appliquer.

Je cédais volontiers à sa sollicitude, afin de mieux me présenter à un éventuel consommateur, mais aussi dans le secret espoir de jouir sans ressentiment des sévices qu’il ne manquerait pas de m’imposer. Avec les mains dans le dos comme une sage écolière je serais dispensée d’examiner en conscience chacune de ses propositions, et je préférais déjà l’obéissance à mes interrogations coupables.

Soudain enhardi par ma passivité, après avoir serré sans ménagement mes poignets pour maintenir mes bras dans le dos, le pâtissier me badigeonna les cheveux avec le sirop brûlant, puis me demanda de lever les bras au ciel afin de me revêtir. Je lui obéis docilement, et je sentis aussitôt descendre sur ma peau nue le pull dégoulinant de sirop. Sous l’effet de la chaleur je tentai de crier malgré le bâillon, mais le pâtissier me menaça d’une gifle pour me demander autoritairement de repasser les mains dans mon dos. Je m’exécutai derechef comme une écolière que l’on vient de rabrouer durement, et je sentis qu’il liait fortement mes poignets au moyen du même ruban qui déjà me rivait le clou.

Rassuré par ma docilité il déboutonna mon pantalon et le repoussa jusque sur les genoux, puis coupa mon slip aux ciseaux et m’enleva le tampon qui retenait le flux menstruel. Je poussai un cri de surprise et de honte, qui fut malicieusement interprété comme une expression de joie à la vue d’un beau gâteau.

Sous l’effet de la chaleur du pull le col s’était dilaté, et je sentis aussitôt le jus se répandre le long de mes cuisses écartées.

« Ça va couler un bon coup, en attendant que le sirop refroidisse ».

Je regardai mon pâtissier d’un air qui sans doute lui parut effrayé, car je le vis hésitant. Je ne m’étais pas préparée à ce qu’il aille si loin sans aucun préalable, et je me sentais terriblement navrée de me présenter à lui sous un jour si désavantageux. Pourtant je ne protestai pas lorsque l’homme me contraignit à me tenir sur un pied afin de retirer la première jambe du pantalon, et j’obéis également à l’injonction symétrique, de sorte qu’en passant d’un pied à l’autre je fus bien vite délestée de mon pantalon, pendant que le sang glissait lentement jusqu’aux chevilles.

 

Le pâtissier passa ses doigts sur mes cuisses et testa son produit entre pouce et index, tout en examinant ma poitrine exposée jusqu’à me faire baisser les yeux. Puis il saupoudra mes jambes de farine.

« C’est vraiment du bon sirop ! »

Il voulait sans doute évoquer la consistance du flux, alors que de son côté mon pull commençait à se contracter sous l’effet du sirop de sucre qui refroidissait. La laine collée à la peau compressait lentement ma poitrine et mon ventre, au point que je me sentis bientôt prise dans un corset très serré.

Les tétons m’étaient douloureux, et je les voyais pointer à travers les mailles du pull qui se figeaient en laine candie. Sous l’effet du sirop de sucre ma poitrine était brûlante, et mon ventre aplati par les mailles délivra mon nombril, soudain assailli par d’horribles démangeaisons. Comme s’il m’avait devinée le pâtissier lui appliqua de la gelée de framboise, puis la goûta, sans doute pour apprécier le mélange du fruit avec ma chair. Il en fit autant avec mon bouton, et je ne pus réprimer l’envie d’être sauvagement sucée, pendant qu’il suçait son doigt tout en me regardant. Comme je ne protestais pas il m’enfila avec deux autres doigts pleins de gelée. Cette fois-ci je me détournai, et il dit simplement, comme un chef qui apprécie savoureusement la consistance d’une pâte : « C’est bon. »

Le pâtissier découpa mon pull pour laisser dépasser les tétons cramoisis et présenter les aréoles roses. Il badigeonna la chair ainsi mise à nu avec le jus de mes règles, puis fixa sa confection en rajoutant du sirop de sucre sur toute la surface des seins. Sous le coup de la chaleur insupportable je ne pus que ravaler mon cri avec un morceau de pâte, et avant que je ne refroidisse le pâtissier introduisit mes pointes dans des cerises confites encore tièdes, puis il vérifia l’adhérence de la pulpe sur ma chair tout irritée.

« Je vois que vous vous intéressez à la pâtisserie ? » me lança-t-il victorieusement au vu de mon désarroi, et en me poussant brutalement sur la table enfarinée. « Prenez donc place et regardez, je vais vous préparer une belle pièce. »

Mes reins butèrent sur le rebord de la table, et je fus déséquilibrée au point de m’étaler tout du long, la poitrine compressée par mon pull candi qui resserrait lentement ses mailles sur mes côtes.

Lorsqu’on m’écarta les jambes je saisis l’occasion pour apercevoir mon lait gicler sous les cerises qui coiffaient mes tétons. « La surface est déjà prête », dit-il, en constatant mon épilation, « mais je dois la rendre bien lisse ».

Sans trop savoir pourquoi je disposai timidement mes cuisses afin d’exposer la préparation, et je me sentis aussitôt toute mouillée. « Belle pâte ! » ajouta l’artisan, en me badigeonnant d’un fluide glacial.

Je frissonnai, et je sentis mon vagin s’ouvrir.

« Je crois que vous préférez le café ? » me demanda l’homme, qui me ramenait à nos échanges de part et d’autre de son comptoir, au moment déjà lointain de mon entrée dans sa damnée boutique. Il n’attendit pas même une tentative de réponse et enfourna dans mes chairs vives une bonne quantité de crème pâtissière. Sous l’effet de la surprise je cambrai les reins.

« Je vois que Madame apprécie. Attendez que je vous nappe tout ça, et vous m’en direz des nouvelles ! »

Un racloir parcourut toute la surface du pubis, et j’eus soudain cette image, que ma tendre chair allait passer au four.

« C’est prêt à l’emploi, maintenant », dit l’apprenti. « Écartez bien, que je vous serve le chocolat ! »

Une cuisante brûlure courut sur mon ventre, et sur le point de m’évanouir j’entendis une voix qui m’apparut soudain lointaine : « Il me faut maintenant confire votre décoration. »

Aussitôt mes lèvres furent mouillées par un liquide gluant et brûlant. Le pâtissier les tripota jusqu’au moment où il les jugea suffisamment candies.

« Nous avons aussi de très bons éclairs congelés. Pour le prix je crois que je vais vous en mettre un. Ne bougez pas, je suis à vous dans une petite seconde. »

 

J’estimai préférable de mettre à profit son absence pour sortir de l’hypnose lascive dans laquelle je m’étais déjà enfoncée, et je tentai de quitter la cérémonie. En vain, car mes pieds avaient été attachés d’une façon très sophistiquée à ceux de la table par un joli ruban.

Par contre j’eus le loisir d’apercevoir ma chatte rasée, qui ressemblait étrangement à un éclair au chocolat fendu comme une tirelire, et j’eus honte de moi, en constatant combien mon gâteau rendait son jus, alors que toute la surface de mes cuisses et de mes jambes avait été badigeonnée de sang menstruel, jusqu’aux chevilles.

Je sentais aussi combien mon vagin avait été bourré, au point de rendre sa crème comme ces pâtisseries criardes exposées en vitrine pour appâter les badauds. J’aperçus également les pointes de mes seins, prises dans leurs cerises confites suintantes de lait. Avec mes mains toujours liées dans le dos je ne pus maintenir bien longtemps ma posture, et je compris en retombant avec désespoir que j’allais être froidement baisée par un éclair revenu de sa période glaciaire.

« Il ne m’en reste guère qu’au chocolat… je vous le mets quand même ? » me demanda poliment le pâtissier, en me montrant l’éclair congelé. Je dois reconnaître que j’en avais très envie, et je fus tout à fait rassurée lorsque je vis ma pâtisserie préférée se revêtir d’un préservatif.

L’éclair avait la taille d’une grosse bite, et je me demandai simplement comment l’avaler, tellement je me sentais déjà remplie de crème. J’eus honte de moi, dès l’instant où j’acquiesçai ; mais après tout, n’était-ce pas le jour de ma fête ? Puis je trouvai qu’il n’y a pas grand mal à jouer la boulangère, la vie n’étant qu’un chou bourré de contrariétés au point de vous faire baisser les bras dans des situations moins difficiles. Après tout je ne risquais pas d’attraper une indigestion en avalant mon éclair de ce côté-ci, ni de prendre des fesses, et en perdant la sensation de goût pour cause d’organe inadapté je ne manquerais pas de compenser cette frustration par un plus grand plaisir.

« Comprenez que je ne veux pas vous forcer », dit ce gentil monsieur, en voyant que je me cambrais d’impatience. Comme je ne me défendais pas il passa rapidement un coussin de soie sous mes fesses, et je sentis ses doigts épais écarter mes lèvres déjà confites.

« Vous apprécierez, car ça se marie très bien avec la crème. Même si ça déborde un peu, ça ne fait pas du tout grossir ! »

Aussitôt je sentis le sexe glacé de l’éclair me pénétrer lentement, et malgré le froid givrant je fus parcourue par un frisson de plaisir, en sentant le latex refouler la pâte de mon chou.

 

Pendant qu’il me baisait à coups d’éclair l’apprenti me remit sur mon séant afin de m’exposer la scène et me démontrer qu’il ne me prenait pas sous la contrainte. Il put vérifier ma soumission en surprenant mon regard, qui sans doute revenait chaque fois plus langoureux de ses explorations, car malgré la vue insoutenable de mon sexe fourré et bavant de crème je ne pus nier le plaisir pris à l’éclair ; plaisir qui se manifestait par de violentes poussées de ma poitrine en avant, l’érection de mes tétons suintants et de brusques déhanchements qui obligeaient l’homme à me retenir.

« Vous n’allez pas être déçue, dit-il en me fourrageant, ils sont aussi bons qu’au café, et je crois bien que pour le même prix vous en aurez davantage. »

Malgré le plaisir je ne pouvais quitter mon sexe du regard. Avec ses lèvres nappées de chocolat il prenait l’allure d’un éclair fendu par le milieu et déchiré par un autre éclair, glacé celui-là, qui malgré la capote lui ressemblait comme un frère. Mon corps devint brûlant, et plus particulièrement mon ventre qui luttait par contraste avec la froidure de l’éclair ; puis je me mis à jouir violemment, emportée par la sueur qui ruisselait de mes aisselles et de mon front.

Mon artisan préféré laissa glisser mon plaisir tout en défaisant mes liens pour m’autoriser fuir, sans doute pour démontrer à ma pauvre conscience combien la suite des événements n’emprunterait rien à la contrainte ou au hasard. Il m’aida à me recroqueviller en chien de fusil, les mains entre les cuisses, tellement j’étais secouée de spasmes et parcourue de frissons. Je le vis encore, alors que j’étais saisie par une crise de larmes, qui saupoudrait la table après m’avoir positionnée en équilibre sur ma hanche droite.

L’artiste déploya son tas de pâte chaude et me fit rouler sur le plan de travail afin de m’imprégner avec la poudre répandue, tout en m’expliquant calmement que nous disposions là d’un bon mélange sucre semoule. Il entreprit patiemment de me rouler dans la farine, sans que je songe à protester. Lentement je me sentis rendue à une chique molle, privée de toute innervation, abandonnant membres et muscles aux mains de l’artisan, qui tout en me manipulant comme une miche me massait les cuisses et les bras, et de temps à autre enfonçait ses doigts dans ma chatte glacée par l’éclair.

Avec les façons d’un kinésithérapeute mon artisan me pénétra de farine et de sucre par tous les pores, lissant puissamment ma peau jusqu’à donner à mon corps une blanche apparence fantomatique. Je sentis que la farine et le sucre s’incrustaient avec ma sueur qui séchait, pendant que mes seins compressés tendrement par mon pull candi commençaient à me faire délicieusement mal.

 

Le pâtissier me déposa sur le dos, et après avoir placé mes bras en croix il entreprit de découper mon pull en passant une lame froide de ciseaux entre la laine candie et ma peau. Il ne laissa de mon pull que le haut et dégagea entièrement mon ventre, qu’il entreprit de masser pour faire pénétrer la farine et le sucre. Puis il comprima mes seins jusqu’à les faire gicler malgré les cerises confites qui coiffaient les tétons.

Après m’avoir retournée il s’attaqua au massage assidu de mes fesses, au point de me pousser à jouir. Je sentis le sucre semoule s’infiltrer lentement dans ma peau jusqu’à produire une légère démangeaison.

Enfin le pâtissier me remit sur le dos et commença à me passer fermement son rouleau sur tout le corps, sans tenir compte de mes seins indécemment bandés et juteux, qu’il écrasa sans complexe comme s’il était déterminé à les aplatir. Puis il passa le rouleau sur mon ventre, qui me fit aussitôt ressentir une sorte d’indigestion, pendant que mon sphincter mis sous pression lâchait son vent.

« Afin de préparer la pâte », lâcha laconiquement mon artisan, qui ouvrit largement mon sexe en passant son rouleau à l’intérieur de mes cuisses. Puis il revint sur mon ventre qu’il aplatit complètement pour lui faire rendre à travers les lèvres excitées jusqu’au sang la part de crème pâtissière qui avait jusque-là engorgé mon divin conduit. « Bien faire rendre avant la décoration », récita mon artisan, sans prendre en compte ma présence.

Le pâtissier disposa mes bras en V au-dessus de ma tête, et m’écarta les jambes jusqu’à obtenir la même figure. Je m’aperçus seulement alors que le plafond de stuc présentait un immense miroir baroque, dans lequel mon corps blanchi se reflétait comme un fantôme sur le verre poussiéreux et niellé, légèrement déformé et grossi. Sous l’effet de la surprise je fus secouée par un violent hoquet.

À plusieurs reprises je tentai d’obéir à la voix de la raison, qui m’ordonnait de me redresser et de partir, mais aussitôt se levaient d’impérieuses objections visuelles, où je me représentais ainsi dévêtue, courant comme une folle le long du trottoir entre voitures et passants, pieds nus dans le caniveau, enfarinée et sucrée, avec des restes de crème pâtissière et de sang menstruel qui dégoulinaient de concert le long de mes cuisses, joliment enrubannée comme un cornet surprise et les seins coiffés de leurs cerises confites. Je dus toutefois reconnaître que ma chatte refroidie par l’éclair avait hâte d’être enfournée.

 

L’homme m’écarta les cuisses et me tira vers lui. Je crus qu’il allait m’enfiler son engin, mais il se contenta de m’attacher par les genoux aux pieds de la table. Je me sentis soudain écartelée, et le liseré coupant du plateau scia le haut de mes fesses. Une fois mes hanches bien disposées sur la table je ressentis le souffle chaud du four sur mon cul, qui dépassait suffisamment pour s’offrir au premier client venu.

Je voulus redresser mon torse tout en protestant, mais la pâte à pain me rivait parfaitement le clou. Elle commençait à durcir, et ma langue était prise dans sa masse. Je ne risquais pas d’émettre le moindre son.

L’apprenti m’étira les bras, puis les attacha par les coudes aux pieds de la table. Il plaça une bougie dans chaque main, et une autre bien plus petite qu’il enfonça à travers le bâillon dans la pâte qui scellait ma bouche. Il les alluma et me souhaita « bonne fête ! »

« Oh là patron ! C’est prêt, y’a plus qu’à enfourner ! »

En effet je reconnus le patron, qui n’était autre que le boulanger, un homme ventru et suant, chauve, avec des cuisses énormes, des épaules épaisses comme des pains paysans, les manches retroussées sur sa peau de navet couverte d’une végétation de poils noirs. Lui aussi me reconnut, pour m’avoir souvent regardée en face, certains dimanches, lorsqu’il lui fallait venir dans sa boutique pour assister la vendeuse à la livraison de pain. Sachant que je ne craignais rien jamais je n’avais baissé les yeux, juste pour le défier, mais surtout pour l’exciter en lui faisant comprendre que n’étant pas de ma condition il pourrait toujours se gratter en attendant l’heure de son film X.

« Ah ! fit-il, tout ragaillardi, avec un petit air de vengeance, c’est que nous avons là une bonne cliente ! » Cette fois après m’avoir regardée plus durement il me fit comprendre que je n’avais pas intérêt à me montrer si fière, si je ne voulais pas être torturée. Je tentai alors de reprendre mon air hautain, comme si je me trouvais encore protégée par son comptoir.

Tout en triturant durement mes seins jusqu’à me faire baisser les yeux mon boulanger félicita son apprenti : « V’là t’y pas qu’il nous a fait du bon travail, ce cabochard ! »

Il se pencha pour tâter mes joues pleines de pâte, sans doute pour vérifier que je ne pouvais pas crier, me pinça le nez jusqu’à m’étouffer, puis tortura mes orteils pour mieux me faire comprendre combien je lui étais soumise, et que je n’avais pas intérêt à le provoquer. Comme ma tête dépassait largement de la table j’avais le plus grand mal à la maintenir droite, car je voulais tout de même faire face d’une certaine façon, garder ma fierté, protester timidement du regard. Si je ne maintenais pas cet effort la bougie fichée dans la pâte de ma bouche risquerait de couler sur mes lèvres ou de cracher sa cire sur mes joues.

 

« À ce qu’on m’a dit, c’est l’anniversaire de Madame ? » Tout en m’examinant mon boulanger piqua la cerise confite qui coiffait mon téton gauche, et la mangea sans faire de manières.

« Ce serait plutôt sa fête, du moins à ce que je sais, répondit le pâtissier en riant.

— Et bien enfarinée et sucrée ! » reconnut avec emphase son patron en essayant de me lécher le visage, que je parvins relativement à préserver ; puis le sein droit que je ne pus défendre, le ventre, et enfin le pourtour du pubis.

Je tentai de me refermer, mais en vain. Quand il suça mon bouton enduit de gelée je ne pus m’empêcher de me cambrer. J’étais morte de honte, car mon sexe s’était ouvert sur la crème pâtissière. Le patron y fourra aussitôt sa langue, et lécha son gâteau en profondeur. Je ne pus m’empêcher de mouiller. Mes tétons dressés se mirent à juter douloureusement, et je sentis mon sang affluer en plein visage.

« Ah ! que voilà enfin de la bonne crème ! » s’exclama l’apprenti tout en lissant mon aréole avec la cerise confite prise dans le lait qui perlait doucement sur mon téton dressé.

« Mais c’est que l’on est fin prête à fourrer ! » me lança le patron, en passant ses mains à l’intérieur de mes cuisses offertes.

Cet homme me répugnait, mais mon corps était plutôt d’accord. J’en voulais surtout à son apprenti, qui me plaisait bien, de m’avoir trahie.

« J’espère que tu l’as pas baisée, hein, cabochard ? Je t’ai mille fois répété qu’il faut bien s’occuper des clientes, et m’appeler quand il y a un problème !

— Ah ! pour ça non, patron, j’ai respecté tout à fait !

— Ouf ! c’est un travail qui n’est pas si facile, pour un apprenti. Au moins avec moi je suis sûr qu’il ne sera pas salopé ! »

Aussitôt il ouvrit sa blouse enfarinée pour en rabattre largement les pans. Puis il se débonda, et je fus transie d’effroi en apercevant son sexe prêt à l’emploi, violet sur le bout, épais comme une branche. Un véritable rouleau à pâtisserie ! Une machine à brasser la pâte ! Je tentai de m’esquiver en gigotant, mais j’étais si bien rivée à la table que la flamme de la bougie enfoncée dans ma bouche oscilla à peine. Mes seins étaient si bandés sous leur cache de laine candie, et mes tétons tellement durs, que l’apprenti se permit d’y fixer des bougies d’anniversaire avec ce genre de pinces que l’on utilise sur les sapins de Noël. Je ressentis aussitôt la froide morsure du fer dentelé, et la cuisante brûlure de la cire fondue, qui déjà coulait sur mes tétons.

« C’est un beau gâteau que nous avons là ! » me lança en ricanant le boulanger, tout en s’astiquant. Il me pinça durement pour me forcer à le regarder et à me faire bien prendre conscience de l’horrible queue qui allait me baiser sans que je ne puisse rien y faire. Mais il voulait surtout me prouver le désir où j’étais, d’être aussi vulgairement pénétrée par celui-là même que j’avais toujours regardé de haut comme un simple domestique de ma charmante maisonnée, et à qui j’avais toujours payé son pain comme on fait l’aumône.

Il releva sa hampe afin que je puisse en apercevoir les parties, qui me firent penser à de grosses lychees, curieusement rougeâtres et grenues, fripées mais lourdes. J’aperçus non sans dégoût la graisse flasque de son ventre, qui débordait la ceinture. Je pensai soudain aux cochons que l’on pousse vers l’abattoir, tout comme ma fierté sacrifiée aux gâteaux. Manifestement je ne pouvais guère me dégager, et de crainte d’être défoncée j’essayai de me décontracter. Pour me rassurer je m’efforçai de penser au priape des verrats, pas plus épais qu’un vermisseau.

Dans le miroir du plafond je vis le gros boss se rapprocher de moi, puis je sentis son gland, qu’il frottait sur mes lèvres en s’appliquant comme pour lisser une tarte. Enfin mon boulanger se présenta et marqua une pose pour mieux savourer sa victoire.

« Bonne fête ! » dit-il presque gentiment, en s’enfonçant doucement.

Je sentis qu’au passage il refoulait toute la crème pâtissière. Au fur et à mesure son sexe gagnait en extension, en force, en épaisseur. Il ne s’affirmait qu’en rentrant en moi, de sorte que le premier passage fut assez facile. Le second le fut moins, et au troisième le sexe s’en trouva tellement bandé qu’il m’emplit toute et me fit légèrement mal.

« Ah là là ! C’est une bonne pâte ! » lâcha-t-il en riant, content de lui.

Je le voyais qui essayait de capter mon regard par-dessus la flamme des bougies qui coiffaient mes tétons et ma bouche. Sous le choc au lieu de les lâcher je serrai violemment les grosses bougies que l’on avait placées dans mes mains. Je serrai et serrai et serrai si fort que toutes les phalanges me firent mal.

Mes jambes étaient à ce point écartelées et mon cul si bien disposé sur la table que l’homme me pénétra jusqu’à la garde. Je sentis ses poils qui pressaient mes lèvres, et jusqu’à sa peau grasse, qui épousa le pubis irrité. Il vint buter entre mes cuisses comme s’il avait voulu m’enfoncer le ventre, et assiégea violemment les portes de la fabrique, que nul stérilet ne fermait plus.

En butant au fond il poussa un « han ! », auquel je ne pus m’empêcher de répondre par un « ha ! ». Puis il ressortit jusqu’à laisser apparaître le gland, s’enfonça de nouveau en me traitant de salope, et enfin planta sa hampe victorieuse en criant « putain », comme s’il m’accusait de lui donner du plaisir.

En somme la conversation n’était pas très originale, sauf à dire que ses jurons résonnaient jusqu’au plafond, alors que mes cris s’étouffaient dans la pâte à pain qui scellait ma bouche. Je pouvais voir dans le miroir du plafond le ruban doré qui me bâillonnait en prenant joliment la mesure de mes joues. Avec les fioritures et les bougies je me présentais comme un joli cadeau.

 

À chaque poussée du boulanger les bougies de mes seins oscillaient, et parfois une goutte de cire brûlante tombait sur les aréoles. Curieusement, au lieu de m’infliger une vraie douleur ces éclaboussures me procuraient un plaisir vicieux contre lequel je tentais de lutter. En vain. Peu à peu mon corps tombait sous le joug du boulanger, pendant que les mouvements de son éclair malaxaient la pâte à choux qui fourrait mon sexe liquide. À chaque poussée son bide épais et blanc emplissait l’espace de l’aine et venait frotter l’intérieur de mes cuisses.

Toute la surface de ma peau, depuis le bas-ventre, le pubis, jusqu’à la racine des cuisses, était maintenant irritée par ses mouvements. Mais je me cambrai brusquement lorsque la langue de l’apprenti se glissa entre mes orteils, lécha les plantes, les mollets, l’intérieur des cuisses.

Le boulanger en profita pour augmenter son rythme. Il s’était sans doute aperçu que je plissais les yeux sous les coups du plaisir, et se persuadait d’en être la cause. Sans que je veuille me l’avouer l’excitation commençait à me prendre, pendant que mon vagin rendait des contractions involontaires qui malgré ma honte avaient pour seul résultat d’enseller le sexe de l’homme.

Il en allait de même sur une autre part essentielle de ma trop conciliante personne, puisque sous les coups du boulanger je subis une brusque poussée de lait, arrêtée par les fixations des bougies qui pinçaient douloureusement mes tétons. Cette douleur jointe à la montée de lait composait un étrange plaisir, qui peu à peu descendit la vallée de ma poitrine pour atteindre mon ventre puis mon sexe, qui se proposa plus volontiers au boulanger.

Je me dis que pour le jour de ma fête (qui coïncidait avec celui du retour de mes règles), j’avais vraiment été gâtée par le lait. J’en vins à me demander si les coups de l’homme n’agissaient pas comme une pompe. Ce n’était certes pas un hasard, si l’écoulement de mes règles avait commencé dès mon arrivée devant son comptoir. J’avais depuis si longtemps entretenu des sentiments troubles à chaque fois que j’achetais mon pain, que mes fantasmes avaient fini par produire leur effet, dont la conséquence logique se trouvait maintenant exécutée.

Au fond je n’avais pas vraiment volé ce qui m’arrivait là, et le boulanger n’avait pas tort de solder mon compte. Il m’avait livré un nombre incalculable de ces bons pains qui avaient nourri ma famille, et je ne pouvais me sentir honnête en m’acquittant avec la seule mitraille qui l’avait payé. Sans la boulangerie mes règles peut-être ne seraient jamais revenues, ou seulement plus tard, bien trop tard pour mon corps et le désir de mon mari.

L’ensemble de ces considérations me rendit le boulanger plus sympathique. Après tout il ne faisait qu’accomplir avec sérieux son travail d’artisan, et je me dis qu’il venait peut-être de réaliser avec moi son chef-d’œuvre. Je me sentis soudain tout honorée d’accueillir ses coups. Il n’en fut guère plus délicat, mais je le devins davantage eu égard à mon propre plaisir, qui cessa de me faire honte. Allez, me dis-je, soyons donc bonne perdante, montrons-nous en règle ! Avec le retour du désir mon cher mari serait bien content d’avoir sa part de gâteau.

 

Reste que le boulanger allait et venait en moi à une fréquence soutenue. Il lui venait de grosses gouttes de sueur, qui tombaient sur son tablier et formaient avec la farine des petites boules qui roulaient sans mouiller le tissu, jusque sur mon ventre. À chaque venue dans le fond il se penchait sur moi, à deux doigts des bougies qui coiffaient les pointes de mes seins.

C’est alors que contre toute attente se produisit une chose extraordinaire : l’apprenti coupa aux ciseaux le beau ruban bleu qui attachait mes poignets aux pieds de la table. Puis il défit les fioritures qui liaient mes pieds. En principe j’étais donc libre. Pourtant je gardais les mains dans la même position : agrippées aux deux grosses bougies que je continuais à serrer très fort. Sans savoir pourquoi je ne parvenais plus à les lâcher ; j’avais l’impression d’être sur une falaise abrupte, suspendue à ces deux piquets qui me sauvaient la vie, ou à deux sexes d’anges inconnus. Mais j’étais plutôt fascinée, comme ces poules qui ne peuvent plus sortir du cercle que l’on trace autour d’elles. Je voyais également, à travers la flamme de la grosse bougie plantée dans ma bouche, les loupiotes d’anniversaire qui brillaient aux sommets de mes seins, et au-delà cette grosse tête de boulanger soufflant et suant ; le boulanger qui allait et venait en moi. Je ne jouissais pas encore, et comme il ne me faisait pas vraiment mal je ne me sentais pas subjuguée par son action, mais plutôt par une légère honte qui toutefois ne m’entravait pas au point que je ne puisse larguer les bougies, me redresser et repousser le boulanger malgré sa masse imposante et son bide énorme, lui donner deux belles ruades en pleine face ou me rouler sur le côté afin de sortir de la table qui m’avait enfarinée.

 

Hélas je ramenai mes jambes afin d’enserrer ce que l’on pouvait à peine appeler la taille du boulanger, car il était si épais que je ne pus en faire le tour. Cependant je sentais mes talons bien campés dans son dos, et sans la moindre intervention de ma volonté je le ramenai soudain vers moi.

Aussitôt je me mis à transpirer abondamment sous l’affront que je venais de m’infliger, mais je ressentis le sexe si épais qu’il me rappela mon accouchement. En fait j’avais un gros bébé là-bas, à l’horizon des bougies plantées sur mes seins, qui sortait de moi accroché à sa bite. Mais cette idée étrange se dispersa avec la farine dans le courant d’air, lorsque le boulanger me saisit par les hanches et me ramena vers lui dans un « han ! » presque douloureux, qui marquait à la fois l’ébauche de son plaisir et une évidente satisfaction de constater que je m’étais donnée à lui. On pouvait le dire, puisqu’à chaque fois qu’il me ramenait je répondais de concert par une action de mes cuisses, qui tentaient de retenir son ventre contre le mien, et une solide attaque des talons, qui comme des crochets harponnaient son dos de phoque. Deux cas de figure se présentaient alors : soit nos actions étaient synchrones, et j’amplifiais le mouvement ; soit je devais ramener le boulanger au fond pour rattraper le décalage. De la sorte le sexe n’avait pas beaucoup de marge pour glisser : il me travaillait en un lieu que mon mari n’avait encore jamais atteint.

J’eus droit à une autre surprise lorsque l’apprenti ôta la bougie qui avait été plantée dans ma bouche. Il défit le bâillon, puis retira la masse de pâte qui me bourrait depuis le palais jusqu’à la langue, et d’une joue à l’autre.

Aussitôt je sentis qu’un râle s’exhalait comme un gaz, et je commençais à émettre une plainte continue, tellement le boulanger me bourrait à fond. Je ne lâchai pourtant pas les deux bougies que je tenais à pleines mains, fascinée comme le jour de ma première communion. Je me trouvais pourtant prise sur un autel satanique, quoique l’idée même de péché se dissipât lentement dans les vapeurs argentiques du miroir qui me servait de ciel, et qui semblait lentement s’embuer, couvert d’un brouillard léger, là-haut, vers le plafond de stuc, sans doute déjà altéré par la vapeur acide qui s’exhalait de mon corps brûlant.

Donc l’apprenti disposa mon corps sur la table, jusqu’à maintenir ma tête penchée au-delà du plateau, de sorte que j’apercevais son visage à l’envers. Puis il me rinça la bouche en y injectant de l’eau sous pression avec une burette. J’aperçus nettement le col de cygne qui rentrait directement entre mes lèvres à demi ouvertes, comme pour m’intuber.

D’ailleurs je ne pouvais plus refermer la bouche, soumise aux effets du plaisir qui commençait à poindre dans mon ventre secoué par le volcanisme du boulanger. J’étais offerte à l’apprenti comme la porte à demi béante d’un four à pain, qu’il nettoyait en vue d’une fournée des plus étranges. Il s’occupait de moi avec conscience, et ses gestes restaient professionnels, comme s’il montait une pièce de pâtisserie pour attirer ses clientes.

Je dois reconnaître que ces preuves d’attention me touchèrent beaucoup. Il ne faisait pourtant que nettoyer ma bouche et mon visage, sans doute trop enfarinés à son goût. Puis il me donna son pouce à sucer, sans pour autant paraître lubrique. Plutôt comme un test de bonne consistance d’on ne sait quelle pâte, ou comme un thermomètre censé mesurer la température de mon four. Il voulait sans doute tester mes réactions, mesurer mon émoi en fonction de tout ce que je venais de subir, évaluer mes dispositions en vue de finaliser son chef-d’œuvre.

Sans que je puisse me retenir mes lèvres enveloppèrent le pouce de l’homme, et je commençais à le sucer, d’abord en aspirant, puis en donnant des mouvements de glisse depuis l’ongle jusqu’à la base, suivant en cela le rythme que m’imposait le boulanger. À chaque poussée je voyais aux sommets de mes seins vaciller les flammes des bougies, et je m’agrippais davantage aux deux autres, que je serrais au point d’enfoncer mes ongles dans la cire, pendant que des coulées chaudes, ébranlées par les secousses encaissées par mon ventre, glissaient lentement jusqu’à mes doigts.

Il en allait de même sur mes seins, où les ébranlements de mon corps provoquaient des coulées de lave qui finalement atteignaient mes tétons pour les sceller délicieusement en empêchant le lait de gicler sous l’effet de la pompe. À l’évidence l’action soutenue du boulanger excitait mon corps au point de solliciter une belle montée de lait.

 

Une fois ma bouche rincée l’apprenti me demanda si j’aimais encore la pâte d’amande, et sans attendre ma réponse il déposa sur ma langue un macaron délicieusement moelleux. Le goût du biscuit se mélangea au plaisir qui montait de mon ventre, et aussitôt ma bouche s’emplit de salive, ce qui sembla satisfaire mon pâtissier.

Il me fit goûter d’autres macarons et calissons, qu’il affirma être de sa confection. J’adorais la pâte d’amande, et on aurait pu dire sans ironie que j’étais prise par mon point gourmand le plus sensible, mais sans doute pas au point d’en baver tant ! Je voulus déglutir, mais la position de ma tête m’en empêcha. Ma bouche s’emplit de salive, et dans un écœurement nauséeux je devinai que mes tétons suintaient de tout mon lait.

Lorsque le pâtissier me testa avec son pouce, au lieu de refermer mes lèvres pour l’enserrer, à ma plus grande surprise ma bouche s’ouvrit d’un clap et ma langue se déploya, molle et visqueuse.

Mon apprenti se montra satisfait, comme s’il venait de réussir une préparation difficile. Ma bouche était pleine d’un goût d’amande. Comme pour cacher ma honte j’essayai de rentrer ma langue, mais elle ressortit dès la poussée suivante du boulanger, qui à chaque fois venait placer son ventre épais entre mes cuisses impudemment ouvertes.

Je compris aussitôt le sens caché de cette préparation : l’apprenti venait de se débonder, et j’aperçus aussitôt ses parties, qui effleurèrent ma langue. Sans plus attendre il introduisit son cornet encore mou dans ma bouche, et ses deux boules vinrent se poser délicatement sur ma langue baveuse, comme deux abricots confits sur un gâteau suspect.

Je ne réalisais pas vraiment que j’avais les organes génitaux de l’apprenti en pleine bouche, tellement j’étais subjuguée par l’onctuosité des biscuits et le goût d’amande qui tardait à se dissoudre. Ses couilles étaient lourdes comme des figues, et j’en espérais le goût, qu’elles se fendent et libèrent enfin leur pulpe rouge sombre.

Mais lentement la queue s’épaissit, s’allongea jusqu’à me remplir, et je me souvins des éclairs, qui désormais n’étaient plus au chocolat. Spontanément je participais à l’assomption de cette queue si généreuse, j’en réalisais la recette à pleine bouche, pendant que de ma langue je flattais les parties. Je ne me sentais pas salope, mais fin gourmet. Je me dis calmement que pour éviter l’humiliation il faut savoir goûter ce que l’on a en bouche, d’autant que ce n’est pas tous les jours que s’offre pareille composition.

 

« C’est bon », dit simplement l’apprenti. « J’espère que vous apprécierez cette confiserie nouvelle, spécialement préparée pour vous, Madame, en tant que bonne cliente ! »

En effet, j’avais droit à un traitement de faveur. Je confondais sa bite avec un gâteau roulé, mais je revins lentement à moi : je reconnus la peau tendue, la transparence rose, et peu à peu le goût de la chair acidulée, qui contrariait celui de l’amandine.

Sur le coup je fus prise de nausées, mais comme le boulanger travaillait mes soutes le plaisir me revint, et aussitôt comme une machine je me mis à pousser pour dégager le gland, que j’enserrai de mes lèvres. Je le suçais déjà comme une prune lorsque l’apprenti y rajouta un zeste de crème chantilly.

« Ça passera mieux », dit-il, en s’enfonçant lentement bien malgré moi entre mes lèvres serrées. Son membre reparut, barbouillé de mousse blanche. Par contraste le gland me parut plus rouge, comme une cerise énorme, tendu à craquer entre mes incisives. L’homme s’arrêta à l’entrée et me dit : « Allez, c’est fait pour sucer ! »

Il en parlait avec le ton d’un conseil pour mieux déguster une confiserie au kirch. Reste que la combinaison entre la chair consistante, la crème chantilly légère et le goût rendu par la pâte d’amande diluée dans mon abondante salive, tout cela donc rendait une délicieuse sensation qui n’effaçait nullement ma conscience de l’organe. Il faut dire que la viande fraîche se marie difficilement avec la chantilly et la pâte d’amande. Seule la consistance du précieux gland pouvait donner l’illusion de quelque loukoum.

 

C’est ce moment de délicate dégustation que choisit le boulanger pour sortir de moi et se défaire de mes jambes, qui lui cisaillaient encore la taille. Mais je sentis aussitôt dans mon cul un objet froid et métallique, dont je suspectai la forme conique. Il s’agissait assurément d’un de ces gros stylos à poussoir qui permettent de décorer les gâteaux avec une bonne crème au beurre bien épaisse, et d’écrire par exemple : « Joyeux anniversaire ! »

Pour moi donc cette belle évidence s’inscrivit en lettres de feu dans mon cul, lorsque le boulanger appuya sur son engin pour me remplir. L’embout avait été enfoncé bien profond en moi, et je le devinais prédestiné à un gâteau gargantuesque, en vue d’un de ces fameux concours qui récompensent la plus belle pièce.

Le boulanger actionna le piston et je sentis mon cul se remplir de crème. L’embout me faisait mal mais m’ouvrait le trou. Bien plaqué sur la peau et pratiquement vissé comme une couronne le corps cylindrique de l’appareil à peine engagé empêchait la crème de ressortir, de sorte que sous l’effet de la pression je fus ensemencée de haut en bas, au point de ressentir la sensation qu’impose un étron tellement énorme qu’il a bien du mal à sortir. J’eus l’impression saugrenue que mon tunnel se dilatait.

« Et voilà le travail ! » dit le boulanger, qui laissa retomber son instrument sur le sol.

J’eus à peine le temps de réaliser ce qui allait se passer, que déjà son gland se présentait aux portes, qu’il enfonça doucement. Il me fit crier, mais grâce à la crème au beurre il se fraya un passage d’un bon quart, puis s’assura de cette progression par des va-et-vient, avant de s’engager dans une exploration plus profonde.

Je tentai de me dégager, mais il s’empara de mes fesses à pleines mains, afin de bien m’écarter. Puis il se servit de mes jambes comme d’un guidon, pour mieux s’orienter en moi en choisissant son angle d’approche. Je me dis sagement que je n’avais pas intérêt à me contracter, puisqu’il se trouvait suffisamment enfoncé pour que je ne puisse plus en refuser l’augure.

 

Pour mieux m’imposer son joug le boulanger prit le risque de ressortir tout à fait, afin de bien me faire sentir son gland à l’entrée. Puis sans crier gare il s’enfonça beaucoup plus loin. Je lâchai un cri en ouvrant grand la bouche, et l’apprenti en profita pour aller au fond de ma gorge renversée et ouverte sous lui. En essayant stupidement de rejeter la queue du boulanger je venais d’avaler la sienne jusqu’à la glotte.

« Eh oui ! C’est comme ça ! » dit fermement le boulanger, en me tapotant gentiment les fesses.

Il recula lentement, sans toutefois ressortir de mon cul, puis s’enfonça jusqu’à forcer le couloir. Je sentis la crème au beurre gicler en lâchant un pet. Elle dégoulina jusque sur mes cuisses, comme si mes règles s’épanchaient encore.

Afin de mieux m’enfoncer le boulanger plaça mes mollets sur ses épaules, de sorte qu’à chaque poussée mes jambes venaient se replier vers mon ventre. Avec mes jambes douloureusement rabattues mon cul se trouvait maintenant parfaitement exposé, et plus rien ne pouvait gêner les mouvements du boulanger, qui pour éviter de roussir son beau gâteau s’enfonça d’un mouvement très progressif.

Tout de même, lorsqu’il parvint difficilement au fond ma tête s’ébranla sous l’effet d’une douleur assez vive. Par réaction je me mis à pomper assidûment l’apprenti, qui commença lentement à y prendre plaisir. Je me surpris alors à me demander si les deux hommes gicleraient en moi de concert.

 

Le boulanger revint presque au point de ressortir, pour mieux s’enfoncer avec une force inouïe, résolument et jusqu’au bout. Cette fois je ne pus m’empêcher de lâcher un cri.

« Cette crème au beurre est excellente, n’est-ce pas, Madame ? »

Comme je ne pouvais répondre l’apprenti sortit de ma bouche qui dégouttait de bave, mais je me tus tout de même, tellement je me sentais humiliée, dominée de fond en comble par le boulanger. Il se retira pour mieux se replacer et commémorer les épousailles de son gland avec mon trou, puis s’enfonça plus lentement afin de mieux m’écarter.

Le boulanger m’enfila tout droit sans me faire mal. J’essayai de repousser sa queue comme on ferait d’un étron, mais il revint d’un bon tiers puis s’enfonça de nouveau afin d’afficher sa maîtrise. Et derechef : « N’est-ce pas qu’elle est bonne, cette crème, Madame ? Saviez-vous que nous produisons notre beurre à la ferme ? Ce n’est pas rien, tout de même ! »

Le boulanger se retira sur une bonne moitié du parcours, attendit ma réponse, puis comme je me taisais il s’enfonça d’un coup et remonta encore plus haut. Cette fois-ci il me fit crier à plein, sous l’effet d’un mélange de peine et de plaisir.

« N’est ce pas qu’elle est bonne ? »

Je fus prise par la peur qu’il ne me mette un autre coup et ne me défonce définitivement.

« Ah oui monsieur ! Elle est bonne, excellente même, excellente… »

Mais ma réponse eut beau me décontracter, elle ne l’empêcha pas de réitérer son assaut, cette fois en partant de l’orée de mon cul. Je poussai un cri horrible, qui résonna jusque dans le miroir du plafond. J’étais morte de honte, car cette fois je commençais à jouir.

« C’est vrai qu’elle est bonne ! » enchaîna l’apprenti, qui sans doute parlait de moi, et non de la crème. Aussitôt dit il rentra dans ma bouche et me demanda de goûter sa pâte d’amande.

« Tu sais petit, lui dit le boulanger, ça faisait trop longtemps que j’avais envie de la baiser, celle-là, au moins un an, là j’en pouvais plus, de la voir tous les dimanches, avec son petit air prétentieux. Mais je le savais, je le savais, ça trompe pas ces choses là… Rien qu’à la façon qu’elles ont de réclamer leur pain et de le tâter, je sais bien, moi, ce qu’elles veulent dans le fond : se faire fourrer la mie… Et celle-ci je te dis que c’est une vraie salope !

— Ah ! Pour sûr patron ! Et reconnaissante avec ça ! Y’a pas à dire, c’est une bonne cliente que vous avez là ! »

Je suçai l’apprenti par action réflexe, afin d’éviter d’encaisser tout le plaisir que l’autre m’infligeait dans le pain.

« Et de bonnes miches ! ajouta le boulanger, en pétrissant mes fesses.

— Oui, vous pouvez le dire ! » répliqua en écho l’apprenti, en me massant fermement les seins à travers les mailles de mon pull candi.

Sous l’effet de ses palpations et du plaisir qui montait de mon cul je sentais mon lait perler en abondance sur les tétons, malgré les pinces à bougies. Sous les saccades que m’infligeait le boulanger la cire coulait et durcissait au contact du lait. Je ne pouvais guère apercevoir cette partie de mon corps, puisque ma tête était penchée par-delà le plateau, orientée vers le sol, de sorte que j’explorais l’apprenti de bas en haut. Son corps était comme une falaise vue depuis la mer ; la même falaise que je venais de dégringoler jusqu’au fond de ma honte.

 

Mes seins devaient ressembler, enserrés par les mailles candies des restes de mon pull, à deux bols bien fermes coiffés par leurs bougies ; une sorte de double gâteau de riz ou je ne sais quel flan, qui tremblotait sous les poussées du boulanger, mais dont les parois se montraient fermes, prises dans le sirop de sucre. Comme la pâte d’un gâteau, moelleux dedans, à la croûte bien craquante et dorée après son passage au four.

Je pouvais sans peine imaginer le spectacle qui s’offrait au boulanger, mon grand vainqueur, qui m’apercevait, vue de dessus, serrant nerveusement mes deux grosses bougies de communiante, les seins éclairés comme des gâteaux d’anniversaire par leurs flammes tremblotantes, et surtout ma chatte fourrée d’une crème barattée qui me faisait le meilleur effet.

Le bougre m’avait bien eue ; je devais être à ses yeux une vraie salope, mais il ne profitait pas outre mesure de la situation. Il me travaillait plutôt comme une pièce montée dont on pourra s’enorgueillir, et se contentait de me baiser par tous les trous, aidé de son cher apprenti qui bénéficiait de ces travaux pratiques pour se former à la pâtisserie moderne.

Je dois reconnaître que sur le coup pour un gâteau ces salopards m’avaient bien farcie : pâte d’amande dans la bouche avec un beau roulé à déguster en prime, crème au beurre dans le cul bourré par un énorme pilon, pâte à choux dans mon vagin béant, et deux belles cerises allumées sur mes pointes candies ! De plus mes lèvres me faisaient mal et m’excitaient, nappées de leur sirop de sucre qui séchait déjà, alors que mon vagin à la sauce chocolat semblait en feu. Mais pire que tout j’étais farcie de honte, et de plaisir.

J’essayais de refuser la jouissance gracieusement offerte par le boulanger, qui désormais allait et venait en moi sans rencontrer de résistance. Il m’avait complètement forcée, ouverte, soumise de haut en bas, et glissait facilement avec la bénédiction de sa crème au beurre.

Tout mon corps était pris de spasmes, zébré de frissons qui partaient de mon cul et remontaient la colonne pour exploser en bols de salive dans ma bouche, qui à son tour emportée par la frénésie aspirait et suçait le sexe de l’apprenti.

Le patron lui réclama toute son attention, comme s’ils devaient préparer de concert une pièce maîtresse qui nécessiterait la présence de deux agents. Je ne compris pas aussitôt le but de sa demande, mais je remarquai que mon artisan était pris de tremblements. Sa queue échappait désormais à sa gouverne et pistonnait frénétiquement ma bouche, glissait sur ma langue baveuse, allait taper jusque dans mon palais.

Je commençais à ressentir jusqu’à l’écœurement le sucre qui enrobait la pâte d’amande, quand soudain, alors qu’un puissant orgasme soulevait mon corps, le jus de l’apprenti vint se mélanger dans ma bouche à la chantilly qui décorait encore son sexe frémissant. Il me remplit tant, que je faillis vomir sous le goût saumâtre de son sirop qui se mélangea lentement à ma salive amère.

Mais le boulanger qui n’avait pas joui se retira de mon cul pour aussitôt écarter mes lèvres de ses doigts noueux. Alors que je gémissais encore sous l’effet du plaisir qui m’avait couverte de sueur, et surtout de crainte que ma voie royale ne soit polluée par la plus vulgaire des gelées, ce répugnant verrat s’enfonça d’un coup puis commença à me travailler avec fougue. Le plaisir me reprit, pendant que l’apprenti essuyait sa queue à même mon visage.

Le boulanger râla un grand coup et déchargea dans son moule en plusieurs giclées puissantes tout en bégayant : « ah ! la salope ! ah ! la salope ! » Il s’écroula sur moi dans un râle, bavant et suant à seaux. Le sexe ramolli était encore pris de secousses au fond de mon ventre, quand mon boulanger souffla mes bougies d’anniversaire dans un chuintement obscène, aspergeant mes seins d’un mélange brûlant de salive et de cire fondue.

« Bonne fête, Madame ! » lâcha-t-il, épuisé. « Je vous souhaite un bon dimanche. Surtout, ne manquez pas de féliciter votre petite famille ! »

 

 


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