Assfull (Oeuvre réservée à un public adulte)

Plug

 

 

 

 

Hammer a compris, maintenant : il s’assure du terrain conquis et va progresser à chaque inspir. Il sait bien que mon délire yogi ne sert à rien, mais il ne veut surtout pas me contrarier. Tout de même, c’est un fait qu’il aura lui-même remarqué : à chaque expir il peut s’établir solidement. Puis il revient en arrière et se frotte pour me prouver qu’à présent ses allées et venues ne dépendent plus de ma respiration. Ensuite il me laisse à mes aspir/inspir et progresse encore d’un cran. Cela prendra du temps, mais l’essentiel c’est de m’enferrer afin que je ne puisse plus me défendre contre le plaisir.

Je sens que lentement Hammer gagne du terrain et prend possession de mon corps, comme si sa conscience entrait en moi. De mon côté j’ai conscience que sa queue est un prolongement de Lui, le bras armé de sa volonté dominatrice. Pour le connaître assez je sais qu’il ne pense à rien d’intéressant. Aucune de ses pensées ne m’impressionne, et pourtant il va me dominer jusqu’à nier mon intelligence et abolir ma beauté. Cet homme de rien va détruire ma féminité et mes prétentions de liberté. Tout ce que j’ai pu faire ou prétendre va s’annuler, et je vais rejoindre le statut de sa femme sans les avantages. Comme je n’ai même pas d’enfants je me situe plus bas que la bonniche qui se tape ses escaliers.

Je me demande bien jusqu’où Hammer va pouvoir remonter… J’expire, et puis j’inspire, et je suis prise de frissons. C’est comme si j’étais envahie par un long étron, mais le gland n’est ni chaud comme un étron ni froid comme un serpent, puisqu’il a une conscience dedans qui n’est pas la sienne. C’est sous le commandement de Hammer que sa queue empiète sur mon territoire en me perfusant d’une chaleur que je ne reconnais pas comme étant celle de mon corps. En fait notre corps ne peut pas être son propre thermomètre. Sauf en cas de fièvre il reste pour ainsi dire aveugle à sa chaleur interne, de sorte que je n’étais pas loin de percevoir Hammer comme une maladie. Surtout, j’imaginais cette chaleur diffuse comme une perfusion d’âme. Ce n’était donc pas un simple animal vivant mais tout un organisme qui se pointait là. Quelque chose me dit que le monstre bicéphale qui se constitue à mes dépens n’admettra qu’une seule conscience mais tolérera mon intelligence. Pour ce qui est de moi j’ai toujours pensé qu’être dominée ne m’empêcherait nullement de réfléchir, et c’est justement le contraire de ce que l’on croit. Un esprit qui n’a plus besoin de se commander peut bien penser tout ce qu’il veut, car seul le corps a des comptes à rendre. Mon cul si essentiel est désormais perdu, et du coup mon cerveau se sait plus libre, puisqu’il n’a plus besoin de s’occuper de moi. Perdues, toutes les heures de lectures sur la tinette. Anéanti, mon caractère têtu, depuis toujours basé sur mes capacités à me retenir. Aboli, le plaisir de faire sous moi un bel étron bien gras dans l’herbe verte du printemps revenu, comme un cadeau pour obtenir la protection du ciel ! D’accord, mon cul n’est qu’un objet, mais c’est en moi que la queue entre. Non, je n’avais pas prévu si loin que ça. En fait la queue de Hammer ne s’arrête pas là, c’est plutôt mon cul connecté qui s’étend et me transforme toute. C’est tout mon corps qui est baisé, et c’est d’autant plus vrai que je laisse Hammer y entrer. Oui, je veux qu’il me baise toute, qu’il remonte jusque dans ma bouche pour rejoindre le sperme qu’il y a laissé. En vérité il m’a conquise par les deux bords et sur le coup de la honte je suis prise d’une violente envie de vomir.

Je voudrais n’être plus moi car je me fais vomir. Et pourtant j’aime ça. Au fond c’est la seule moralité qui me rend malade. Désormais chaque fois que Hammer me parlera sa voix sera en moi comme l’oracle d’un dieu. Elle ne dira rien d’intéressant mais sans se priver de commander elle ne me menacera pas. Je devrais me contenter d’obéir à des choses sans importance qui pourtant compteront pour moi. Au contraire dieu est trop important et ne commande jamais rien de bon. Il ne fait que menacer sans jamais punir méchamment, ou quand il le fait personne ne sait pourquoi. Aussi bien la queue détruit l’esprit de dieu, ou en tout cas le remet à sa place. Je me dis que dieu doit être un ressenti qui ne se trouve ni au temple ni à l’église. Croyez-moi, une bite vous pénètre mieux que tout l’encens voué aux dieux. Pour tout dire je crois que Hammer se sent mieux dans mon cul que dans le giron de sa femme. À bien y réfléchir je devine qu’elle doit bien le faire chier. En fait beaucoup de femmes sont des branleuses qui ne se tapent même plus la vaisselle, pendant que l’homme s’épuise de la cave au grenier avant d’assurer au lit. Je crois que si elles pouvaient s’en passer beaucoup de femmes ne se feraient même pas baiser, mais elles doivent le faire en échange de tous ces menus travaux. Si l’idiot de service a débouché l’évier, est monté réparer le toit puis s’est occupé de la chaudière avant d’aller chez le garagiste, alors il est autorisé à tirer son coup pour s’entraîner à produire un nouveau poupard. D’où cette idée saugrenue que Hammer est tranquille dans mon cul et qu’il voudra le revoir. C’est seulement avec moi qu’il ira dans la paix du christ sans être obligé de bricoler sa croix.

 

En fait je n’avais jamais compris le sens caché des intestins, qui prennent tant de place pour chasser ce qui finalement ne sert plus à rien. La meilleure preuve c’est qu’en cas de problème on peut vous en enlever une bonne part. Bien sûr Hammer n’avait pas la queue de dieu, mais je sentais qu’il y avait quelque chose dedans de bien plus sérieux que ce qu’on nous montre à la télé du dimanche. Hammer ignorait tout de la liqueur qu’il n’allait m’injecter qu’afin de m’humilier, mais comme elle ne servirait à rien en ce lieu elle y serait enfin au chaud comme dans un tabernacle. Et de mon côté quoi de mieux pour méditer sur la semence en se refermant sur le lotus ?

Je ne comprends même plus comment je pourrais ne pas lui obéir, d’autant que j’ai compris comment le faire remonter. Voilà que je communique à mon cul mon assentiment, et Hammer atteint le sphincter interne. Un bon camp de base. D’après mes calculs il va remonter et dépasser mon rectum, et s’engager dans le gros intestin. Je sais d’après mes radios et scanners que mon rectum ne fait pas quinze centimètres alors que la queue de Hammer mesurée à l’aune de ma bouche en fait plus de vingt. Depuis qu’il nous rend visite j’ai eu tout le temps, à partir de sa stature, de la taille de son nez et de ses pieds, d’évaluer sur internet le diamètre de sa bite, et je sais que c’est au moins du cinq. Ça a claqué dans ma tête comme un coup de fusil, mais j’ai aussitôt su que pour l’avoir cherchée je l’avais enfin trouvée. Personne ne s’est avancé jusqu’à penser que notre rectum n’est qu’une bite en négatif, mais ici avec une longueur au-delà de vingt et un tel diamètre j’avais fini par conclure que j’allais atrocement souffrir avant de jouir. Maman m’a toujours affirmé qu’il faut tout faire pour ne pas en arriver là, et ma psy ne l’a pas contredite sur ce point de croix. Ce qu’elles ne comprennent pas c’est que je n’avais pas envie de souffrir pour mieux jouir, pour la seule raison que mon cul n’était pour moi que l’entrée de l’Inquisition. Mais allez donc leur expliquer ça ! Décidément les femmes n’ont que le plaisir en tête, car elles sont frigides de haut en bas. Obsédées qu’elles sont devenues elles ne peuvent pas comprendre que l’on veuille souffrir pour rien. Mais justement, j’en étais arrivée là pour être forcée, autrement je me serais aussi bien contentée d’une queue normale dans mon vagin boréal.

 

En prévision de ce qui allait m’arriver j’avais consenti à un toucher rectal puis à une coloscopie, de laquelle j’avais exigé le film. En effet avant de faire ça je voulais voir mon intérieur, que les exercices de yoga ne m’avaient même pas permis d’imaginer. En tout cas mon rectum serait taillé plutôt juste pour en faire une capote, mais je savais que Hammer allait tout de même l’enfiler. Ce sera un gros mastard dans mon placard. Tout mon rectum vide sera remplacé par de la chair à saucisse. J’étais sûre que si Hammer restait longtemps planté mon intestin finirait par s’entendre avec sa bite. Après tout, ce n’est qu’une question de peau. Ma chair produira quelques dendrites, et le cerveau de Hammer me prendra les nerfs. Déjà de là où il s’en est venu je capte les messages émis par sa bite. Avec des reliquats de sperme en bouche et sa queue droit dans mon rectum, où donc prendrais-je la volonté de protester ? Non seulement je ne pourrais pas me retenir avant de parler, mais je ne pourrais rien énoncer. Mes phrases seront prises de diarrhée pendant que ma langue bégaiera. Plus question de la tourner trois fois avant de parler, ni de penser à me torcher. Plus question de faire tout remonter pour narguer maman. Tout ce que je dirais pourra être retenu contre moi avec ce que je mangerais, et je ne pourrais plus être prise au sérieux. Si Hammer s’en venait à parler ma carrière serait ruinée ; mais j’avais compris depuis longtemps et pour mon plus grand avantage que personne ne le croirait. Cette affaire-là serait vraiment trop grosse, et si proche d’un dessin animé que Hammer ne pourrait même pas l’articuler. Reste qu’en attendant j’aimais être enculée, car jamais un étron ne m’avait aussi bien tracée ! Que serait-ce, si Hammer se mettait à bouger ? Oui, cet organe étranger allait me compléter ou plus sûrement prendre ma place. Et puis, que peut-il y avoir de pire et de plus humiliant que de ne plus pouvoir contrôler son sphincter ? Comme il allait si bien avec ma pensée cela voulait dire que Hammer rentrait aussi dans ma belle tête. Pire que tout, je sentais que je ne pourrais plus lui rendre le plaisir qu’il allait me donner, de sorte que je lui serais à jamais redevable. Oui docteur, c’est un péché , mais bon dieu que c’est bon.

 

Je sens déjà remonter tous les effets de la possession, car je perds toute prétention. Pour me convaincre du bien fondé de ma situation je me repasse mes défilés, ma figure enfarinée, les flashs des journalistes et des photographes, et les interviews. « Jusqu’où cette gamine va-t-elle aller ? » Pendant que je me fais enculer j’essaie de me remémorer mon dernier show mais je n’y parviens pas, alors que je l’ai ouvert. « First face », tu parles, et dire que j’ai fait tout ça, tous ces efforts pour en arriver là, à être dominée par un abruti en rase campagne ! Oui, à chaque avancée Hammer astique le terrain conquis. Je sais qu’il a passé le cap du rectum, qui est un coude qui donne dans l’ampoule rectale. J’imagine combien son gland doit être content, et c’est dommage qu’il ne soit pas équipé d’une caméra, car ça aurait fait un bel encart sous mes photos de mode. Il a franchi le rectum périnéal, car je sens que je peux l’aider comme quand je m’entraînais à faire tout remonter. Mais tout n’est pas passé, ce qui veut dire que je peux encore m’échapper, et Hammer le sait. Donc il pousse un bon coup pour épouser l’ampoule rectale, et voilà, je sais qu’il m’a baisée. Lentement il ne lui reste qu’à me pénétrer jusqu’à la garde – et je me laisse faire. De toute façon je ne pourrais plus l’empêcher et cela me sert d’excuse pour le laisser passer. Je revois tous les films X et surtout les filles défoncées. Non, je ne vaux pas mieux, même si grâce au yoga je me vois de dehors. D’ailleurs j’ai toujours voulu faire du X, et Hammer a bien senti que je connais mes classiques par cœur. Je n’ai fait que rentrer dans l’image, voilà tout, et le bougre en profite pour rentrer en moi à chaque inspir. Je commence à râler et ça lui fait plaisir. À la vitesse où ça se passe il pourra prendre conscience de moi et se souvenir de ce qu’il m’aura fait. Puis je me concentre sur mon sphincter pour que Hammer sache que je veux participer. Lentement je sens qu’anus et sphincter ne m’appartiennent plus, puisqu’ils se sont adaptés à la taille de sa bite.

C’est maintenant autour de l’intestin proprement dit. Je sens que l’ampoule rectale se remplit d’une chair qui n’est pas la mienne et qui palpite à un rythme qui m’est étranger. Voilà que je sens les pulsations de mon sang sur ma douleur et celles de Hammer dans sa bite. Bien sûr je ne sens pas ce qu’il ressent, mais j’imagine le plaisir qu’il prend à me soumettre. Je sais qu’il a toujours voulu se payer ça, et il doit être tout heureux d’avoir été à la hauteur, car les hommes ont si souvent peur de nos fantasmes ! Ça doit faire mal de se retrouver avec une putain alors qu’on cherchait une vierge, ou de s’apercevoir que la femme est un être cruel qui ne fait pas de sentiments. Au fond l’homme ne lui est rien, et elle ne le subit que pour avoir des enfants et une situation convenable. Bien sûr l’homme n’en sait rien mais quand il le découvre il se met à préférer les putains, surtout quand sa femme à force de voir des films X commence à avoir des exigences. De la cave au grenier et en passant par le lit l’homme est alors sans repos jusqu’à ce qu’il trouve un garage. Par conséquent si je voulais être tranquillement dominée je ne devrais le déranger en rien.

 

Bref la bite n’a rien à voir avec un étron, pourvu que l’on soit bien décidée à l’accueillir et à ne rien exiger. En fait je trouve qu’il y a là un autre organisme qui me possède, et je sais que Hammer est dedans. Bien sûr, ce n’est pas exactement lui, mais il y met tellement du sien ! Sans lui sa bite ne serait bonne à rien. Maintenant que je suis bien remplie, l’eussé-je voulu je sens que je ne peux plus rien faire pour l’expulser. Sa bite est insécable et mon rectum n’est pas fait pour trancher. Mon système nerveux sent qu’il ne s’agit pas d’une merde et ne déclenche pas le concept qui permettrait l’expulsion. Quand ça remonte le cerveau n’interprète plus les signaux et n’y comprend plus rien. De toute façon même si le réflexe de chasser l’étron se déclenchait il ne trouverait rien à faire car je suis complètement envahie sans pouvoir m’appuyer sur rien. En fait mon cul a perdu ses bases car il ne peut plus rien expulser. Pire encore je ressens une poussée sur l’utérus où la bite de Hammer est déjà venue buter. Je pense aussi à ma bouche qu’il a déjà visitée, et en passant ma langue sur le palais j’y trouve encore des traces de sperme. Décidément ce salaud est partout et soudain j’ai peur de moi. Il va envahir mon lac et raisonner à ma place. Mais c’est peut-être ce que je voulais, car mon sphincter écartelé ne peut plus rien contrôler. Le muscle élévateur ne répond plus, de sorte que je ne peux même pas participer. Essayez donc de prendre appui sur l’eau : rien à faire, tout se dérobe. Non seulement plus rien en moi ne reconnaît l’étron, mais malgré ma concentration je sens que mon cerveau désordonné envoie des ordres confus, ou alors mon cul ne répond plus. Oui, je sens des afflux nerveux, mais ils donnent dans le vide. C’est que Hammer m’a remontée jusqu’au bout, et ça me fait très mal. Je sens que je vais saigner, mais cette douleur allume mon ampoule rectale et soudain je prends conscience de mon anus, du sphincter et du rectum. Comme aux toilettes je me concentre sur le réflexe de pousser, mais rien ne répond, et ce n’est pas parce que Hammer me contre. Non, j’ai l’impression qu’il n’y a plus personne au bout de mes ordres. Après tout, chier ne se fait pas vraiment sans conscience, car même en étant laxiste il faut pousser tout de même. Eh bien là je donne l’ordre et rien ne répond. Et pourtant mon cul est loin d’être insensible. L’anus est en feu et je ressens une vive douleur tout en haut, là-même où jamais je n’ai senti l’étron passer. C’est comme si mon ventre était violemment radiographié à l’acide. Tous mes organes sont retracés et l’image de mon corps modifiée, mais rien à faire, je ne peux plus agir sur mon cul. Oui, je vérifie, j’ai bien les réflexes de la chieuse, mais plus rien ne répond car mes nerfs ne sont pas adaptés : ils ne reconnaissent plus mes étrons et ne connaissent pas encore la bite. Il me faudra absolument les reprogrammer, si je veux participer à l’avenir. Quant à mes muscles, les voilà qui cèdent sous les poussées de Hammer, dont la bite est bien plus forte que mon muscle élévateur. C’est un peu comme si vous ne pouviez plus intervenir sur votre étron, comme s’il sortait tout seul sans demander votre avis. Ici c’est tout le contraire en sens inverse, mais au fond c’est pareil, j’ai l’impression d’être lobotomisée pendant que la bite s’enfonce. Je n’ai vraiment plus de volonté car mon cul ne répond plus. Je me concentre de toutes mes forces pour m’efforcer, mais rien à faire, je ne peux même pas prendre pied, et j’ai soudain l’impression que je ne repose plus au sol. Essayez donc de lever le moindre poids sans prendre appui, ou de poser votre casserole sur le feu pendant que vous êtes au lit, et vous comprendrez mieux le micmac qui s’était emparé de ma tête. Disons que pour une amateur yogi j’étais plutôt marron. En fait je ne pouvais plus pousser car je ne pouvais plus me repérer. Ma conscience s’était décentrée, et comme Hammer avait déjà inondé ma bouche tout ce que je risquais de lui dire pour l’insulter n’aurait pas la moindre valeur à ses yeux, et encore moins à mes propres oreilles. De fait je me voyais mal lui demander de s’arrêter, alors que ma langue avait retenu le goût de son foutre et que ses poussées dans le rectum en titillant mon utérus réactivaient l’orgasme qu’il m’avait déjà donné. Enfin pendant un inspir Hammer s’empare de mes fesses et m’empale d’un coup sec pour franchir le juste milieu. Sous le coup de la douleur je pousse un cri et il commence à bouger et me dit que c’est fait, qu’il m’a bien enculée.

 

Oui, je sens qu’à présent toute sa queue est en moi, car mon rectum ne répond plus du tout. Je ressens bien quelques réactions, mais ce ne sont que des réflexes qui ne dépendent plus de moi, comme ceux du poulet à qui on a tranché la tête. Même si la queue pouvait être tronçonnée, sphincter et rectum n’auraient pas pu la découper. Hammer a bel et bien détruit mon réflexe de chier, et désormais mon cerveau enregistre le rectum comme un organe qui peut être inutile. Puisqu’il est si bien irrigué je sens qu’il va me servir à tout autre chose, et je voudrais bien pour ne rien ressentir que Hammer se tienne là sans bouger. Il bande et il débande au gré d’une autre volonté. C’est comme un étron qui me gouverne dans un monde à l’envers, et en même temps je sens bien qu’un autre prend plaisir à ça. Son cerveau jouit de me dominer, et sa queue de me maltraiter. Je prends soudain conscience que mes intestins se satisfont au contact de cette queue, alors que ça ne leur est jamais arrivé. Pourtant ils sont d’accord avec la bite, comme deux corps peau contre peau. J’ai toujours pensé que les intestins méritent mieux que la merde, et à présent je suis exaucée. En fait ils n’étaient que le négatif d’une bite, ou encore sa seconde peau. La seule différence c’est que les intestins sont comme un gant retourné, alors que la peau des bites est bien mise à l’endroit. On peut renverser la proposition en disant que vus de dehors les intestins sont à l’endroit et de même peau que la bite, alors que quand celle-ci pénètre c’est l’endroit de sa peau qui frotte notre envers. J’eus ce fantasme, que prendre mes intestins à pleines mains ce serait comme saisir une bite, mais si les uns charrient la merde les autres sont faites de chair avec du sperme dedans. À bien y réfléchir mes intestins ne méritaient pas leur boudin. C’est pourquoi je me sens soudain tout honorée. Quelle inconscience avait-il dû falloir à monsieur Hammer pour convaincre sa queue de venir au contact ! Elle qui était si luisante et lisse allait se frotter en toute innocence aux villosités de mes tripettes tournées vers elle pour la digérer ! Oui, Hammer avait bien du courage, de soumettre l’organe de sa divine volonté à d’aussi horribles tentacules ! Après tout je me dis qu’il n’était pas si inconscient, et qu’il n’en était pas arrivé là pour le plaisir mais par esprit de conquête. Il était en moi comme un conquistador qui remonte un fleuve amazonien. Comme j’avais depuis longtemps médité sur la nature des intestins en visitant la boucherie de Davidson, je m’étais dit que Hammer m’aurait bien méritée si seulement il osait me supprimer. En fait j’avais été si gênée de penser que sa queue pourrait venir au contact de ma merde, que chaque fois avant de méditer je me passais un lavement. De la sorte j’avais réussi à penser une queue sans risque qu’elle se salisse. Voilà pourquoi à présent je me sentais propre sur moi en imaginant mes intestins brillant comme un sou neuf.

 

« Mon cul est propre, monsieur Hammer ! » Voilà tout ce que j’osai lui dire, en prenant soin de ne pas me contracter afin de lui céder la place. Bien entendu il se mit à rigoler, encore plus persuadé qu’il avait rencontré la bonne garce. Pour tout vous dire voilà la phrase que je lui sortis, en pensant à mes intestins bien gras : « la prochaine fois que vous viendrez, je vous préparerai un bon repas. » Était-ce pour le remercier d’avoir osé entreprendre mon cul sans même savoir s’il était propre, ou pour me soumettre davantage à lui ? Mais j’avais beau me convaincre que monsieur Hammer profiterait mieux de mon cul en le sachant propre, j’étais quand même assurée qu’il m’aurait tout de même enfilée même après m’avoir surprise en train de chier. Non seulement j’en fus dégoûtée, mais cette pensée me fit honte pour lui. C’est pourquoi je suis d’accord avec le yoga, quand il veut vous purifier le mental : parfois une pensée est pire qu’une perception, car elle peut vous gâcher tout le plaisir. Et pourtant sans même vouloir me consoler j’étais enchantée en constatant que monsieur Hammer n’aurait reculé devant rien pour mieux me dominer. À moins qu’à l’origine il ne connaisse aucun dégoût, à force d’avoir dépecé les élans. Oui, il savait bien ce qu’était la merde, et si mes intestins pouvaient la supporter il devrait lui aussi s’en contenter. Bien qu’elle ne soit pas aussi importante que mon sang ma merde représentait tout de même le souvenir de tout ce que j’avais mangé, de sorte qu’en l’acceptant Hammer rentrerait dans mon intimité comme s’il lisait un enregistrement. Comme un médecin légiste il analysait les intestins de la victime, afin de connaître ce qu’elle s’est enfilé. Seulement ici le légiste et l’assassin ne faisaient qu’un, et pendant que la bite me déchirait le gland m’analysait. D’ailleurs je me dis sans sourcilier que si Hammer voulait me tuer il ne lui restait qu’à bien me connaître. Sans aller jusqu’à l’analyser je me dis que sa consistance lui ferait connaître mon état, car chez nous autres filles la merde révèle trop souvent notre tempérament. Je compris alors que Hammer et moi entrions dans une profonde intimité, car je l’imaginais sans frémir en train de me demander « comment as-tu chié, aujourd’hui ? » Il y avait là je ne sais quelle vérité qui me donnait des frissons, car après ce qu’il m’avait fait ce genre de question me paraissait tout à fait naturel. Voilà qui me changerait de tous les interrogatoires angoissés sur le suivi du régime. Je dois dire que son désir de prendre mon corps au comptant me plaisait à cent pour cent, de sorte que la pensée que Hammer n’ait pas été dégoûté me donna bien plus de plaisir que tous les frottements. Pour tout dire je me sentis libérée d’un poids que j’avais depuis longtemps sur le cul, et je nourris absurdement cette intuition, que ma valeur s’était accrue.

J’en avais la preuve par un plaisir tout autre que celui pris à l’étron. Mais est-il dû à la soumission, ou au seul frottement ? Hammer non seulement prend son plaisir mais doit éprouver une grande satisfaction d’avoir vaincu mon cul, car ça ne s’est pas du tout passé comme dans mon vagin où il est rentré comme dans du beurre. Ici non seulement il s’est battu maison par maison, mais il a fini par enfoncer la porte pour me mettre dehors. Il a vaincu sa résistance mais aussi la mienne. Maintenant que je suis d’accord il doit se rappeler tout le chemin parcouru. En fait il a fini par me convaincre alors que j’étais partie vaincue. « Au tout début c’est normal de résister, et puis tu verras comme c’est bon ». Pour que je sente bien sa queue il la fait enfler à volonté. Et comme il ne voit que mon dos je suis bien sûre que ce n’est pas moi qui lui fait de l’effet, mais mon derrière. Mon cul qui a remporté tous les prix tout à coup s’offre à lui. En fait j’ai toujours eu conscience pendant mes défilés que les hommes ne me convoitaient pas mais désiraient mon cul. Ils devaient penser que tout mon corps ne servait qu’à l’exhausser. Mon cul était tout le sens de mes robes. « Regarde comme elle porte bien » veut aussi bien dire « regarde comme elle porte son cul ». Moi je peux comprendre ça. Au fond je n’avais peut-être défilé que pour faire plaisir à Hammer et ressentir la forme de son gland sur la peau de mes intestins. Quand il commença à me masser les seins je sus qu’il était aussi bien dedans que dehors, et que ses mains et sa queue redessinaient mon corps.

 

Voilà que je tiens tout mon intérieur de lui alors qu’il ne s’agit que de mon côlon. Même quand je m’entraînais à chasser ma merde jamais je n’ai eu autant conscience de moi-même. Au fond la sensation d’orgasme commence par l’organe, mais la conscience de l’organe commence par l’orgasme. Si vous voulez radiographier votre intestin, autant ne pas jouir trop vite. Il n’y avait aucun risque pour moi, encore étonnée d’avoir été prise en trois points en si peu de temps, et qui hésitais encore entre la honte et la détermination. Plus que de jouir je devais à tout prix me convaincre que Hammer me ferait ça souvent. Surtout qu’il ne s’en vienne pas penser que je ne suis qu’un coup pris en passant. Pourvu qu’il se rende bien compte qu’il s’agit là d’une aubaine qui comme une comète ne repasse que tous les deux mille ans.

Je suis censée contrôler mon corps, alors que sa queue est si longue qu’elle est comme un organe qui aurait pris conscience de moi. De fait ce sexe est bien une partie de moi mais ne m’appartient pas. Finalement puisqu’il est en moi il est plus important que mes bras et mes jambes, qui eux ne sont pas dedans et ne servent qu’à déplacer mon corps afin qu’il aille s’alimenter et finisse par me livrer. Au fond tous nos organes sont faits pour nous baiser, et l’orgasme nous rend addictes. Quelque chose qui est en dehors de nous se sert de nos corps pour y pondre son ver. Nous ne sommes que l’organe pédant d’une vengeance qui nous vient du ciel sans même savoir où elle va. Dès lors pourquoi ne pas se soumettre à un autre, puisqu’une fois reproduites nous sommes bonnes à jeter ? L’homme lui-même n’y est pour rien et ce n’est pas de sa faute si notre fleur attire son fleuron. Lui-même ne sait même pas pourquoi il décharge, et il croit bêtement que son sperme est toujours perdu, alors que même pendant les coups donnés pour rien la machine s’entraîne. La seule solution pour se sortir de là c’est de se faire tirer pour le plaisir par toutes les voies qui ne sont pas naturelles, bien qu’en somme il ne s’agisse que d’une récréation qui nous permet de reprendre avec encore plus de sérieux la farce de la reproduction. Sans parler de tous les travaux inutiles auxquels s’adonne le genre humain. Non, ils ne se font pas tous enculer, mais ne font que gesticuler.

 

 

 

 

 

 

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