Assfull (Oeuvre réservée à un public adulte)

Hammer

 

 

 

 

Comme je pratiquais mon yoga toute nue sur un vieux ponton délabré d’un beau lac désaffecté, je savais que maman ne tarderait pas à le faire savoir. C’est pourquoi je le lui interdis le jour même où monsieur Hammer devait nous rendre sa visite de bières. Naturellement maman lui parla de son yoga pour l’informer qu’elle avait arrêté mais que moi par contre j’avais toujours été une sacrée coriace : « Figurez-vous qu’elle n’a trouvé rien de mieux à faire que de pratiquer toute nue en plein milieu de la forêt. D’accord, elle a bien choisi le coin, mais vous avouerez qu’elle ne manque pas de toupet ! » Voilà ce que je l’entendis dire sans même baisser le ton, pendant que j’étais partie à la cuisine à la recherche d’un pack. Papa n’étant pas là j’imaginai la tête de Hammer qui entendait ça. Bien sûr maman faisait semblant d’attendre papa, mais en attendant elle tentait d’allumer Hammer en lui parlant de mes chakras. De mon côté je savais bien qu’il en aurait après mon cul tout en gardant tout pour elle, car en attendant mieux le voilà tout excité rien qu’à entendre parler de mon yoga. Pour lui il ne s’agissait sans doute là que d’une occasion de montrer nos fesses, et manifestement il avait été surpris d’apprendre que je pratiquais aussi. Maman savait très bien qu’il irait jusqu’à me suivre dans la forêt en fantasmant sur elle, et je savais que ses vagues descriptions l’aiderait à repérer l’endroit où je m’exerçais. Il fallait aller tout exprès dans ce coin de forêt, car personne à part les élans ne passait jamais par là. Pas de doute, pas plus tard que demain Hammer serait à l’affût pour mater mon cul. Pire encore, puisque je savais qu’il irait ce serait de ma faute s’il m’y trouvait. En effet quand on sait où un homme peut être il faut faire ce qu’il faut pour l’éviter. Or monsieur Hammer en me regardant posément m’avait laissé entendre qu’il irait à mon lac pour s’y mettre à l’affût : « C’est un bon poste pour la chasse au gros. » Du coup j’eus la sensation de peser une tonne, tellement je m’accusais de faire de l’exhibitionnisme si j’y allais. Décidément le monde était la tête en bas, mais il restait tout de même cette vérité, que si j’allais quand même au lac ce serait en toute connaissance de cause. Aussi bien Hammer savait que maintenant que je savais qu’il allait venir je pourrais tout aussi bien faire mon yoga ailleurs, car la forêt ne manque pas de lacs dans cet état, avec le même ponton accouplé à sa barque. De fait il y avait tellement d’endroits à yoga qu’on aurait pu se croire partout à la fois. Bref si par hasard Hammer me rencontrait là-bas c’est bien parce que j’avais quelque chose d’important à lui laisser entendre, et la conclusion s’imposerait.

Peu lui importait mon jeune âge, et j’espérais ardemment qu’il ose aller plus loin que les conseils de papa : « Attention au soleil, ne te gratte pas comme ça, méfie-toi de l’eau froide par hydrocution, et surtout des élans. » Bref sur le coup il ne manquait que le loup. Puisque je défilais à Stockholm j’étais déjà bonne à croquer, et je savais que s’il pouvait se payer le mien Hammer se passerait volontiers du cul de maman. Bien sûr j’avais compris que par politesse il ne lui refuserait pas quelques pipes, mais assurément en tant que gros méchant il attendait tout autre chose de moi. Et moi pour parler franc, depuis que je savais à peine prononcer ces mots devant ma TV j’avais toujours su que ce serait lui qui me sodomiserait, alors que son fils Andréas me dépucellerait. Mais je voulais surtout qu’il voie la marchandise avant de consommer. De mon côté quel exercice ça me ferait, de pratiquer nue pendant qu’il me verrait ! Non seulement je pourrais me concentrer sur mes chakras mais aussi sur la conscience de mon voyeur. L’important ce n’est pas soi, mais celui qui vous voit. Quelle maîtrise ce serait, de penser à lui en train de me lécher à distance, alors que je n’avais rien fait pour le détromper !

 

Quand je revins à table avec son pack Hammer me regarda pour voir si j’allais démentir mon yoga. Mais non, et il lâcha seulement un énigmatique « je vois ce que c’est » qui n’étonna guère maman. En tout cas pour l’instant je ne voyais rien et j’allais avoir intérêt à me concentrer sur mon chakra, si je voulais comprendre ce qui pouvait entrer là. « C’est sûr que les castors ont dû en voir d’autres », fit Hammer en regardant effrontément mon cul sous le nez de maman tout en décapsulant sa bière. Soudain toute fière de moi maman s’empourpra pour lui décocher : « Oui, mais ce n’était pas couru, de voir un mannequin pratiquer aussi sérieusement. »

Pour moi donc ce fut le moment de regarder Hammer droit dans les yeux avec une froide concentration bouddhique. J’aurais donc tout intérêt à être rasée de près, si je voulais tout lui montrer dans ses jumelles. Comme il ne me verrait que de loin je ne risquerais rien. Au pire s’il n’avait pas froid aux yeux il baiserait mon image virtuelle. Mais comme je souhaitais mieux je voulais surtout lui montrer comment je savais me plier et rendre mon corps disponible : Faites comme si je n’étais pas là et servez-vous de moi. En échange ce cochon verrait jusqu’au fond, car je ne doutais pas de la puissance de son optique. J’exigeais de lui qu’il connaisse mieux que moi mon corps vu de dehors, pendant que je me concentrerais sur mes chakras.

 

« Viendrez-vous me voir défiler, monsieur Hammer ? » Il hésita, puis en me regardant franchement : « Bien sûr, si tu me paies le billet d’avion. » Maman lâcha sa bière et rit, mais elle savait qu’il ne plaisantait qu’à demi. En attendant je retins de sa part que je ne valais même pas un billet doux. Pour sûr, puisque Hammer pourrait me voir défiler sur place. En fait il savait ce que voulait dire ma question. Mon show n’étant programmé que dans une semaine il aurait tout le temps de me voir nue et dans des postures bien plus alléchantes. Par conséquent à quoi bon se casser la tirelire pour me voir défiler ? Pour lui le yoga n’était qu’un « cocktail de sexuel et d’asiatique », et ça suffisait pour le faire bander. Bien entendu maman n’avait même pas réalisé qu’il était bien parti pour me mater, et qu’assurément il reviendrait à la charge. « C’est toujours comme ça avec maman, dis-je à monsieur Hammer, elle ne peut pas se retenir de dire tout ce que je fais.

— Bah, je suis sûr qu’elle ne le fait pas exprès, et puis, pour ce qui est de ton yoga, ce n’est pas si grave !

— Vous croyez ? » dis-je en hésitant, après avoir noté qu’il m’avait encore une fois banalement tutoyée.

Comme il ne répondait pas maman le regarda. Se serait-elle doutée de quelque chose ? « Savez-vous, monsieur Hammer, que contrairement à ce que l’on dit souvent, voir une femme faire son yoga ce n’est pas plus excitant que de la regarder s’épiler les jambes ?

— Oui, me dépêchai-je d’ajouter, dedans on est toute concentrée, mais vues de dehors nous ressemblons plutôt à des cadavres. »

Monsieur Hammer éructa timidement et plongea le nez dans son verre en me regardant à travers. Il pensait sans doute que maman ne le verrait pas à cause de la bière. J’en profitai pour passer ma langue sur mes lèvres, comme si je venais d’en avaler une gorgée, et maman dit : « Moi à l’époque quand je méditais on aurait pu me faire n’importe quoi. » Et moi : « Mais enfin maman, tu n’as pas honte de dire ça ? 

— Non, pourquoi ? Vous trouvez que c’est déplacé, monsieur Hammer ?

— Non, pas du tout, mais il faut bien dire que je ne connais rien au yoga.

— Vous pourriez apprendre, dis-je dangereusement.

— Pff, tu parles ! Pour un patatras comme moi…

— Non, bien sûr, je n’ai pas voulu dire ça », dis-je en bégayant, affreusement gênée à cause de la présence de maman, qui fort heureusement ne tira aucune déduction de ma déclaration. « En tout cas, chez nous, ajoutai-je avec un petit air pincé tout en vérifiant que maman ne comprenait pas, il est préférable de pratiquer en début d’après-midi, si l’on veut éviter les moustiques. Autant vous dire qu’il vaut mieux rester à jeun. Reste que faire ça en plein air, c’est tout de même mieux qu’en salle ! »

Je constatai avec joie que monsieur Hammer m’avait bien écoutée et qu’il était maintenant au fait de mes horaires de yoga. Avait-il deviné qu’en prononçant à jeun et faire ça, mon cul s’était contracté ? Comme il savait déjà que je pratiquais la danse je pouvais être certaine qu’il avait en tête une belle image de moi. À présent le voilà qui connaissait l’heure et le lieu de mon exposition, et il ne tiendrait qu’à lui de prendre ses dispositions.

Comme maman à son tour décapsulait une cannette je les laissai à leur conversation de bazar. Pendant que j’empruntais les escaliers je me persuadais que monsieur Hammer reluquait déjà mes cuisses, et j’en fus aussitôt toute mouillée. Vu mon état je me persuadai aisément qu’il devait être pressé de venir à moi sans que maman ne se doute de rien.

 

Voilà donc autour de midi le ponton de bois branlant au-dessus des eaux vertes. Là-bas à deux cents mètres de moi Hammer doit être déjà posté. Je veux lui faire savoir que je sais qu’il me voit, et que ça ne me dérange pas. Bien au contraire je suis là pour ça. Il ne doit pas se penser comme un impuissant voyeur mais comme un bon chasseur. Pourvu qu’il retienne tout son foutre pour moi et qu’il ne se branle pas. Je dois m’exposer pour lui présenter mon corps morceau par morceau dans toutes les postures de yoga possibles.

Je sors mes jumelles de mon sac de plage : je dois repérer Hammer avant de commencer, car je n’ai nulle envie de faire tout ça pour rien. Je voudrais aussi savoir dans le cas où il serait déjà là si ça ne le dérangerait pas d’avoir été vu. On verra bien s’il va s’enfuir. En bonne logique il doit être dans l’axe du ponton, car je lui ai laissé entendre que je faisais mes exercices face au lac. Je me place donc dans le prolongement du ponton et je vais pointer mes jumelles pour apercevoir les siennes. Logiquement elles devraient être déjà sur moi, mais avant d’explorer les abords du lac je dois me déshabiller tranquillement en essayant de lui faire comprendre que je sais qu’il est là et que je me sacrifie à ses jumelles. Et si le méchant loup n’y était pas ? Alors ce serait tant pis pour moi mais je l’aurais fait exprès pour lui et ce serait déjà un petit pas. Mais maintenant que je suis nue je suis sûre qu’il m’a vue.

Donc je sors mes jumelles et pour le surprendre je les braque aussitôt vers le lieu supposé. Oui il est là et il me voit en train de le regarder. Maintenant il doit penser que je crains un voyeur et que j’explore le lac avant de pratiquer. Pour ce qui est de me voir nue ce n’est pas un crime, puisqu’il m’a déjà vue me baigner devant lui sans la moindre gêne.

Voilà que je le braque pour examiner ses jumelles de chasse. Ce qui est très important pour moi c’est qu’elles sont très puissantes sans être électroniques. Par conséquent elles ne prendront pas de photos. Je connais ces jumelles pour en avoir eu un exemplaire entre les mains. De là-bas Hammer verra le moindre pore sans avoir à fantasmer. Et à quoi bon des photos s’il sait qu’il va m’avoir ? C’est à moi de le lui démontrer, et ça ne sera pas aussi facile que de me laisser voir. Mais avec ses jumelles sans photos je suis déjà certaine de retenir toute son attention. Comme il ne pourra rien enregistrer mon corps s’imprimera dans sa cervelle et il ne pourra plus s’en débarrasser. Je suis sûre que je vais l’obséder. Je garde mes jumelles braquées sur les siennes pendant d’interminables secondes, pour voir s’il ne va pas baisser les yeux. Non, et je sens que ses jumelles sont comme son serpent Kundalini. Une queue me branle pendant que l’autre me baise. Maintenant il sait que je l’ai vu et que je fais exprès de me faire voir. Oui, je vais faire mon yoga pour lui. En attendant il reste braqué sur moi pour voir si je ne vais pas m’en aller. Non : j’ajuste mes jumelles sur sa braguette : il bande déjà pour moi mais ne sort pas sa queue. Il n’est donc pas si obscène et veut tout savoir de moi avant de me sauter. C’est un paysan plutôt raffiné et sans doute assez subtil pour me piéger. Je devrais faire attention, mais je m’engage quand même car c’est le moment ou jamais. Je dois absolument lui faire comprendre que je ne fais pas ça pour le provoquer mais pour le renseigner. Qu’il sache qu’il pourra me prendre dans la posture yogi de son choix, mais il doit bien comprendre que je veux qu’il me prenne en marjariasana, la posture du chat. Dans cet exercice l’onde respiratoire parcourt votre colonne toujours du bas vers le haut, à l’inspir comme à l’expir, pour terminer par le mouvement de la tête, relâchée en avant à l’expir, qui regarde le ciel à l’inspir. Oui, il m’enculera pendant que j’inspire. Bien souvent dans cette position yogi on a tendance « à partir la tête la première », ce qui veut simplement dire que le mental ou l’intellect prennent volontiers le dessus, alors qu’il faut intégrer la consigne au niveau du corps. Hélas c’est la tête qui a tendance à mener ma barque sur le lac. Je devrais me débarrasser d’elle, mais qui me la coupera ?

 

La respiration du débutant a tendance à être irrégulière, saccadée. Elle est perturbée par les mouvements et les postures, mais je ne suis déjà plus novice, bien que je craigne en me faisant prendre d’en revenir à mes débuts. Je devrais me concentrer doucement pendant qu’il va entrer, et accorder ma souplesse respiratoire à ma mollesse anale. Au moment de l’expir les omoplates se resserrent et au moment de l’inspir leur écartement favorise l’ampliation de la cage thoracique. C’est sur ce moment privilégié que je devrais me concentrer pour à chaque fois le laisser remonter. Pourvu qu’il comprenne le sens du rythme, s’il veut me posséder. Il faudra le convaincre de s’entraîner, car pour ce qui est du premier coup je suis sûre que mon rythme respiratoire ne sera pas synchrone avec sa queue. Donc il devra me prendre plusieurs fois pour me faire apprendre le mouvement. Ce sera pour mon corps comme dompter un étalon. Je crois quand même que Hammer va aimer ça, car il sait que je ne suis pas une idiote et qu’il va lui falloir s’adapter à mon tempérament. Il devra comprendre que je ne veux rien lui imposer et que je ne fais ça que pour être mieux dominée. Une fois bien adapté il ne pourra qu’être fier de m’avoir domptée, et de mon côté je me serais tellement habituée, j’aurais pris une telle conscience de mon cul qu’il pourra me prendre à volonté sans que je fasse mine de résister. Surtout, bien lui montrer combien mon corps est souple et que je vais tout faire pour qu’il me pénètre bien. Oui, mon joli cul sera cambré, mais pour l’instant je dois présenter mon corps au complet pour mieux lui faire apprécier son trophée.

 

Hammer ajuste ses jumelles sur ma position et explore mon corps nu pour constater que je ne bronche pas d’un poil alors que je l’ai vu. Quand de nouveau il accommode sur mon visage je ne baisse pas mes jumelles, pour bien lui faire comprendre que je suis d’accord. Non seulement il pourra tout regarder, mais sûrement me toucher. Je baisse pour lui mes jumelles et j’ouvre la bouche pour lui montrer ma luette. Gardons nous de bâiller ou de faire la grimace, car il doit comprendre que je suis bien consciente en toute bienveillance. Avec la puissance de ses jumelles il doit voir briller l’émail de mes dents de sagesse et rougir ma peau de salope. Je veux qu’il se fasse de moi une image mentale en trois dimensions et dans toutes les positions. Quand je me serai imprimée en lui il ne pourra se débarrasser de moi qu’à condition de me démolir, de m’humilier et de m’écraser. Sans même le savoir il accomplira ce que je veux. Il verra de moi ce que tous mes admirateurs mourraient d’envie d’explorer, et malgré tous leurs désirs lui seul pourra me sodomiser. Voilà ce que j’essaie de lui dire en ouvrant la bouche dans mon film muet, en espérant qu’il ne va pas s’enfuir après avoir pensé que je fais tout ce qu’il faut pour le voir se branler. J’adorerais ça pour le dominer, mais je préfère offrir à sa vulgarité toute la frugalité de mon corps de mode. Un mannequin qui fait du yoga, ce n’est pas tous les jours qu’on peut se payer ça, mais comme il a toujours su qu’il pourrait m’avoir il ne va pas se branler. Au fond mon cul ne l’a jamais impressionné.

 

 

 

 

 

 

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