BDSM (Oeuvre réservée à un public adulte)

Elektra

 

 

 

De nouveau Rasmussen me laissa, puis revint vers moi en me montrant un piquet de tente, et comme je ne comprenais pas il se mit à rire en le plantant à grands coups de marteau dans le sol meuble, juste derrière mon cul. Puis je le vis qui arrosait d’un petit air joyeux son nouveau plan de ferraille. Décidément je ne comprenais toujours pas la destination de ces fils qui pendouillaient, les mêmes qui avaient ligaturé mes tétins, pendant que mes seins cerclés sur leur base commençaient à bleuir.

Après s’être muni d’un pot de liquide que je soupçonnais être de l’huile ou un antigel quelconque, je sentis que Rasmussen écartait mes fesses pour s’en venir enduire l’anus sur les bords, ce qui me donna aussitôt une horrible démangeaison. Je compris alors que tel était bien son but, puisque j’avais déjà été lubrifiée par ce bout là. Voilà bien, me dis-je, une torture terrible, puisqu’en mal de grattage je ne pouvais qu’espérer une main étrangère ou un outil particulier pour soulager le terrible prurit qui à présent me subjuguait.

Rasmussen fut tout heureux de m’entendre pousser un cri, preuve que son nouveau système linguistique entre langue et clitoris tout en m’empêchant de parler me laissait libre de râler, de sorte qu’avec le bruit du moteur pour m’accompagner on ne risquerait même pas de m’entendre.

« Allez, ouvre donc ton joli cul ! »

Je m’y efforçai, et je sentis jusqu’à la douleur les doigts agiles qui me forçaient. « Ce produit va favoriser le contact », dit Rasmussen comme pour me tenir informée de son travail. Je me dis que le prurit n’avait été qu’un effet secondaire, mais je voyais bien que mon bonhomme était tout content de produire des réactions les plus inattendues. Puis tout en relevant ma persistante incompréhension il décortiqua sous mes yeux plusieurs de ces câbles multifilaires et les tressa de façon à obtenir un conducteur bien plus dense.

« Là, maintenant tu vas peut-être comprendre », dit-il, en passant sous moi. Aussitôt je sentis le gros fil passer les portes de mon cul pour remonter tout le long de mon colon. En entendant mon cri Rasmussen rit de bon cœur, en voyant que je subissais sans mot dire. Même s’il ne risquait pas de m’entendre je tentai alors de reprendre la chanson d’Annie et de ses sucettes à l’anis, pour la laisser filtrer à travers mon nouveau bâillon et narguer ce monsieur depuis le fond de mon cœur. Je voulais me rassurer à propos de ce qui se préparait ; mais un nœud d’angoisse serra ma gorge et je perdis le fil des mots.

« Oui ? Quoi ? Tu voulais dire quelque chose, bougre de demeurée ? Quand tu comprendras enfin il sera trop tard ! »

Non, décidément, je n’y comprenais rien, et à cause de l’élastique qui liait ma langue au clitoris je ne pouvais plus lui dire que la technologie n’était pas mon fort. Bien que ce sujet ne me laissât pas complètement indifférente il se mariait très mal avec les activités de la mode.

 

Lorsque Rasmussen brancha ce même câble, qui ressortait de mon cul comme une dégoûtante queue, au piquet de tente qu’il avait enfoncé dans le sol, je ne compris toujours pas le but de sa manœuvre. Puis il souda son câble à ce même piquet, en utilisant un fer à gaz, qui via le câble fit remonter toute sa chaleur dans mon colon. « Aussitôt dit aussitôt fait », me lança-t-il, décidément tout heureux de pouvoir me bricoler aussi facilement. De mon côté j’étais stupéfaite de voir avec quelle vitesse il résolvait les problèmes techniques, desquels je ne percevais même pas l’ombre de la finalité. Reste qu’à vue de nez le fil torsadé était bien remonté en moi sur quarante centimètres comme un énorme ver, de sorte que l’on pouvait dire sans risque que je venais d’être pénétrée par un alien sans savoir pourquoi. Reste qu’à ce moment-là comme si l’on m’avait branchée à je ne sais quel phono je parvins à chantonner suffisamment fort pour que Rasmussen capte les paroles, même s’il ne comprenait rien au français. Ce n’était pour moi qu’un genre de comptine qui me permettait de retrouver maman : « Pour quelques pennies Annie a ses sucettes à l´anis. Elles ont la couleur de ses grands yeux, la couleur des jours heureux. »

Certes Rasmussen ne pouvait ni vraiment entendre ni comprendre, mais il s’aperçut que je chantonnais pour me rassurer, et il ne manqua pas de s’esclaffer pour rajouter la moquerie à l’humiliation, et mieux me faire comprendre que non, jamais au grand jamais, à l’époque où j’exposais mon cul sous son tracteur je n’aurais pu imaginer en arriver là, carrément branchée sur un câble qu’il s’évertuait à entortiller le long de mon intestin au point de me donner envie de vomir.

J’espère que cet immonde ver ne va pas perforer le ventre d’Annie, pensai-je en hoquetant, tout en pensant à Emma Peel. Lorsqu’il eut bien assimilé la domination technique qu’il exerçait sur mon corps le méchant Rasmussen cessa de ramoner sa poupée, et pour mieux assurer sa connexion il fixa le câble dans mon sphincter au moyen de je ne sais quelle graisse très pâteuse. Puis il retint ce même câble sur ma fesse à l’aide du ruban adhésif, de sorte que je sentis mon trou bien embouché. Non, le câble ne risquait plus d’en ressortir ; et la belle Emma qui s’était toujours montrée si fière venait enfin de se faire baiser.

« C’est pas le moment de chier », déclara Rasmussen sur un ton exagérément vulgaire, en éclatant de rire. Je compris seulement alors qu’il ne m’avait pas torchée par simple vice, mais en vue de me préparer au supplice qu’il installait maintenant. Je me sentis profondément humiliée mais aussi très excitée, de m’apercevoir qu’il avait traité mon cul comme un appareil d’atelier. Sur le coup je ne me représentais même plus Rasmussen comme un savant vicieux, puisqu’il n’avait chassé ma merde que dans le seul but d’empêcher qu’elle ne vienne polluer sa mystérieuse installation. Peut-être avait-il perdu en route l’envie de me sodomiser ? Peut-être n’avait-il jamais eu envie de moi, et encore moins de mon cul ? Lorsqu’il m’avait examinée allongée sous son tracteur ce n’avait été que pour vérifier quelques détails techniques. Comment fonctionne une femme, voilà la question qu’il avait dû se poser en baisant sa chère épouse sans rien y comprendre. Comme l’autre ne savait rien il avait passé sa curiosité sur moi, afin d’étudier mes réponses à ses avances technologiques. Il ne s’était pas intéressé à mon vice comme à une chance de me baiser, mais par simple curiosité.

 

Reste que non, je ne comprenais toujours pas où Rasmussen voulait en venir, et je le regardais d’un air égaré, alors qu’il me regardait d’un air amusé pour voir si mes idées confuses allaient enfin trébucher sur un soupçon de vérité. Mais non, j’avais beau aller en pensée de mes seins déjà câblés à mon cul si bien doté, puis au piquet de tente enfoncé dans le sol, rien ne venait, et pendant que je cherchais la solution de l’énigme Rasmussen s’amusait à jouer sur la seule corde de sa guitare, cet élastique qui liait ma langue au clitoris, lesquels comme je me le rappelai soudain avaient été connectés avec le même fil de cuivre que celui qui partait de mes tétins.

« Je sens que je vais bien rigoler quand tu vas t’illuminer, lâcha Rasmussen, en allumant une cigarette. »

Peut-être, mais je ne trouvais pas l’eurêka ; j’essayai de parler, mais ne le pus pas.

« Le mot magique, c’est « bobine » : ça ne te dit rien ? » Je fis signe que non, et pensai à « ta sale bobine », insulte utilisée par Andréas pour me rabaisser, puis à la bobinette du petit chaperon rouge baisée par le loup garou, et curieusement, alors que l’on m’avait laissée sur le bord de l’orgasme j’eus soudain envie d’être violemment pénétrée.

« J’ai trafiqué tous tes trous », dit Rasmussen, soudain très fier de lui, comme s’il refaisait le compte de ses travaux avant de présenter sa facture. « Et maintenant tu vas savoir ce que veut dire jouir, poulette. »

Rasmussen grimpa sur son tracteur tout en prononçant, comme saoul de joie « bobine, ma chère bobine, je suis folle de toi », puis je sentis qu’il tirait sur les fils qu’il avait entortillés sur mes tétons, au point que je crus qu’il allait me les arracher.

Et soudain je ressentis sur mes melons gonflés et ma langue tendue et mon vagin ouvert une puissante décharge électrique, qui me tétanisa d’un coup sec, tellement je n’avais rien deviné.

Rasmussen accéléra son tracteur, et la fréquence du courant électrique qui me parcourait devint plus intense. Mon vagin fut pris de violentes contractions et je me surpris à gicler comme jamais, ce qui était bien la preuve que mon corps m’était resté inconnu jusqu’à ce jour. Pour la première fois je ressentis dans mes seins une douloureuse poussée de lait, pendant que dans ma bouche flottait ce même goût ferreux que l’on savoure en mettant la langue entre les deux lames d’une pile. Mais voilà, sur le bout de ma langue tétanisé ce souvenir d’enfance avait été d’un seul coup multiplié par cent. Maintenant ma langue se contractait puis se décontractait méchamment, comme si j’avais quelque chose à dire, ce qui eut pour effet moyennant l’élastique d’exciter mon clitoris. Aussitôt la matrice fut prise de violentes contractions, et mon bassin de trépidations.

 

Après avoir augmenté le régime du moteur Rasmussen descendit de son engin, et tranquillement alluma une nouvelle cigarette en me regardant entrer doucement dans un plaisir forcé. Il posa sa cigarette en équilibre sur un rocher, puis enfila patiemment une paire de bottes en caoutchouc, et soudain je compris, quand il me dit en reprenant sa cigarette : maintenant je vais te baiser, salope !

Oui, il achève sa cigarette, la jette au loin pour ne pas embraser le tracteur, et commence à s’astiquer en venant vers moi : isolé pas ses bottes de caoutchouc il ne craint pas le courant électrique qui me traverse, et soudain le puzzle est complété, le mystère révélé : le câble qui rentrait dans mon cul n’était pas autre chose qu’une prise de terre, de celle que vous feriez bien d’installer si par un beau jour ensoleillé vous ne voulez pas rester collée à votre congélateur. Quant à la « bobine », il s’agissait simplement de celle du tracteur, qui comme chacun sait décharge tout son fluide dans les bougies.

Rasmussen me regarde et me fait comprendre que je ne suis rien qu’une chose qu’il va allumer à coup de jus, et ça me plait qu’il me prenne pour rien, pourvu qu’il s’occupe de moi comme il avait toujours su réparer le tracteur de papa. Déjà il m’a pénétrée de son câble, et je me prends à souhaiter que lui seul sache vraiment ce que je suis. Je me dis qu’après tout le désir n’est peut-être qu’un courant induit, et le plaisir une décharge de condensateur.

En attendant je ne trouve plus de phrases dans ma pensée, mais seulement les bribes électrisées de ma chansonnette : pennies, Annie, sucettes, pendant que par un violent mouvement réflexe mon sphincter tente d’expulser le câble. Et voilà que je mâche et rabâche le si bon vocable « Massey Ferguson » qui s’allume sur mon tableau de bord et commence à tourner en boucle. Je sens la chaleur du moteur dans mon dos, l’odeur de l’huile tiédasse, et surtout cette sensation atroce d’avoir dans le cul un énorme étron que je ne peux expulser, et qui vibre et vibre encore jusqu’à la nausée : « Je suis une putain de cire, une putain de son, Annie aime les sucettes, les sucettes au jambon ».

C’était donc vrai, je ne rêvais pas, ce vulgaire paysan allait accoupler Emma à son tracteur, et j’allais payer pour elle afin de revenir à moi. Maintenant je suis sûre qu’il va me baiser comme dans le X, car les traits assez durs de son visage se marient sous mon front brûlant avec ceux des hardeurs. Il en est très capable, car il n’est pas trop gros. J’en ai vu des comme ça, de gabarit moyen, avec une queue épaisse mais vive encore. Ils ne s’en laissent pas compter par les performeurs de type sportif, qui s’ils peuvent être séduisants et efficaces m’ont toujours fait penser à mes petits amis. Rasmussen est un bon technicien, qui ne se souciera guère de mon bien-être. Non, ce n’est pas un tendre, notre Rasmussen, habitué qu’il est à maltraiter vaches et moteurs, et je sais depuis longtemps qu’il a toujours voulu me baiser en m’imposant sa marque. Oui, mon cul est maintenant relié par la terre aux racines des arbres, aux terriers des castors, aux trous du cul des élans, et c’est normal puisque le câble comme une vulgaire prise de terre m’a branchée au sol. Je sens que le tracteur me baise, car tout son courant passe en moi comme un flux de foutre qui en me secouant me ramène vers l’imminence de l’orgasme.

 

Rasmussen allume une autre cigarette et attire mon attention pour que je voie comment il traite ma chatte : oui, il expose ma viande surexcitée et me triture sans ménagement. Puis il crache sur le clitoris pour mieux faire passer le courant électrique, et il rit et rit encore de voir comment je suis tétanisée, alors qu’en le pressant il maintient mieux le fil sur ma chair vive, car avec le seul branchement sur mon piercing le contact n’avait pas été parfait, juste une mauvaise soudure, alors qu’ici je sens mon clito entre pouce et index, qui aplatissent tous les brins du fil sur le capuchon, l’écrasent comme un mégot et font rentrer le courant plein pot.

Voilà qu’un violent éclair de douleur traverse mon corps et me fend des seins à la chatte, rentre dans mon cerveau par le bout de ma langue que je ressens comme un steak, et je me mets à hurler pendant que la cigarette au bec Rasmussen branle le capuchon d’une main, et de l’autre rentre dans ma chatte. Maintenant qu’il me demande de le regarder je pense qu’il va faire comme Eriksson dans le lac : rentrer toute sa main. Mais non, mais oui, j’hésite à ne pas dire non, il croit qu’il est le premier, mais non, voilà qu’il se contente de me branler durement pour mieux faire rentrer le courant électrique. Et voilà que mon sphincter se resserre, tout mon colon se rétracte, je suis prise d’une forte envie de chier une saucisse énorme, mais ce n’est là qu’une stimulation électrique pour la grenouille qui ne sait plus où est son cul. En fait toutes les envies me prennent en même temps : j’ai faim et soif, j’ai chaud et froid, j’ai envie de chier et de pisser et j’ai envie d’être baisée. Enfin l’utérus est pris de spasmes, le vagin de contractions et le clitoris de violentes érections qui me font un mal de chien. Et de nouveau comme chez Liv je repense au chien de Rasmussen : s’il venait maintenant je suis convaincue qu’il pourrait me baiser.

Je sens monter la crise d’épilepsie et je regarde mes seins qui grâce au lockheed brillent sous la lumière rasante du soleil qui se traîne sur l’horizon d’été. Rasmussen reprend sa cigarette, me regarde droit dans les yeux et me dit que je vais me souvenir de lui « avant et après ». Voilà, je sais déjà ce qu’il va faire : il écarte mes lèvres : oui, il va me marquer de l’intérieur pendant que mon corps est pris de violentes secousses. Il écrase le fil de cuivre sur mes tétins, mélange les brins à ma chair souffrante, tâte mes seins enflés, les comprime jusqu’à me faire mal, et puis voilà qu’en maintenant mes lèvres écartées il tire une taffe et applique la pointe de feu sur ma chair intérieure.

J’ai à peine le temps de retenir ma respiration, comme pour plonger au fond du lac, que j’entends la pointe de feu qui grille mes muqueuses, puis c’est au tour de la douleur de remonter depuis mon ventre jusqu’à mes seins, et de me remplir la bouche dans un cri qui se poursuit en une violente secousse : mon corps tétanisé se cambre sur le métal chaud du tracteur, mon dos s’abîme sur l’acier, mes poignets et chevilles sont lacérés par les câbles et se séparent de moi alors qu’une sale odeur de viande brûlée remonte loin dans mes narines et me donne soudain envie de vomir.

 

Enfin ce salaud m’a marquée, mais il ne s’arrête pas là : en me branlant il mélange lentement la douleur qu’il vient de m’infliger au plaisir qui s’accumule. Il me montre le mégot de cigarette qu’il a éteint en moi. Heureusement que j’étais bien humide, mais tout de même je ressens encore, comme on dit, la douleur cuisante – mais en fait on ne sait jamais ce qu’on dit, et moi je n’ai rien à dire à cause de ma langue reliée au clitoris. Rasmussen tire sur l’élastique, oblige ma langue à ressortir davantage, et je me demande si mon piercing ne va pas s’arracher. Soudain je comprends : si je ne veux pas avoir mal j’ai tout intérêt à pousser ma langue dehors le plus loin possible.

Rasmussen rit, car il sait que j’ai compris son insinuation, mais comme il a réduit en y faisant des nœuds la longueur de l’élastique qui relie ma langue au clito, celui-ci s’arrache de son fourreau et me fait atrocement mal pendant que Rasmussen branle et branle encore cette petite queue. Le voilà qui écrase les fils de cuivre pour en imprégner ma chair et la mélanger au courant électrique qui à son tour se mélange avec l’éruption qui monte du cratère ouvert par le mégot. Toute ma langue est dehors, et si je ne veux pas que le piercing du clitoris soit arraché je n’ai pas intérêt à la rétracter. Bien entendu ainsi extradée ma langue ne me sert plus à parler, ma bouche à embrasser, mes dents à mâcher. Rasmussen lâche ma chatte et passe sous le pont que fait ma jambe gauche, dont la cheville est restée attachée de façon très serrée au marchepied.

Le bas-ventre de Rasmussen est maintenant à deux doigts de mon visage, et je tente de me détourner, mais je crains qu’il ne me gifle. De toute façon il peut compter sur ma curiosité. Je me repasse en accéléré plusieurs films X, et je vois que cette queue est conforme au standard international Joui +. Petit à petit je vais consciencieusement redresser la hampe qui va me baiser. Rasmussen sait que je ne vais pas résister, car j’ai besoin de sa queue pour me soulager de tous les affronts et douleurs qu’il a bien voulu m’infliger. Donc il fait rentrer la pointe de sa grosse queue dans ma bouche, me recommande de l’exciter sans me plaindre de rien, me dit qu’il me veut responsable, puisque ce sera avec mon soutien qu’il va me baiser comme jamais. Moi je ne dis rien parce que je n’ai rien contre, et je le suce en m’appliquant comme dans le X, et il rit quand sa queue remplit ma bouche gloutonne et se développe jusqu’au fond. Le voilà qui pousse sur mes joues qui à ses yeux doivent me donner un air de jazz. Oui, je souffle dans un trombone, un saxo de macho, une flûte sans bec, et voilà que ma tête chaude pense au marché passé avec Björn : c’est donc bien ça, c’est « pour de vrai », et en me concentrant pour oublier que c’est bien moi qui fais ça je me repasse quelques séances fellation éjac faciale en m’efforçant d’imiter parfaitement la fille. Puis je l’oublie à son tour en prolongeant le rôle d’Emma Peel dans un épisode des Avengers où elle se fait enlever par un sale type. J’avais tellement désiré qu’on l’oblige à faire des pipes, qu’à présent je ressens un violent plaisir à prendre tout sur moi pour me venger de Liv, si pour la punir de sa perversion je l’obligeais à sucer son père en prenant exemple sur moi. Je me dis enfin qu’au lieu de délirer je ferais mieux de profiter du stress offert par cette occasion, de sorte que lorsque je ferai ça aux amis de Björn ce ne sera plus qu’une ritournelle à l’anis. Je pourrais tous les tenir par la queue, tellement je ne craindrais plus rien d’eux.

Et voilà que la queue se déploie et s’étale sur ma langue baveuse parcourue par un puissant flux électrique qui la fait se dresser malgré moi comme un serpent de bazar, alors que Rasmussen isolé du sol grâce au caoutchouc de ses bottes d’ogre ne craint pas les foudres du moteur qui me baise. Et voilà que grâce à moi il est prêt, et me dit que je ne peux plus rien contre ça, et il me remercie en remontant jusqu’au fond de ma gorge pour me faire tousser afin que je puisse évaluer la longueur qui va pénétrer mon ventre. Il ne me reste plus qu’à espérer qu’il saura se tenir et qu’avec le respect qu’il doit à maman il mettra toute sa politesse dans sa queue – autrement il devra m’épouser. Enfin il me dit merci de l’avoir fait si bien bander. Je lui fais un petit signe presque amical, comme pour dire que je n’ai rien contre, mais il s’en fiche, et je sens que le plaisir que je vais prendre va rejoindre dans mon ventre la douleur des brûlures et les impulsions électriques.

 

Rasmussen passe de nouveau sous le pont de ma jambe, écarte enfin mes lèvres et présente son énorme queue, plus de vingt centimètres de chair sans os. Voilà que tout mon corps se tend : oui, j’ai envie de le prendre, lui ou un autre, n’importe quoi, je n’en peux plus, j’ai été trop préparée et maintenant la grenouille électrisée tend à se détendre, n’aspire plus qu’à son crapaud.

Rasmussen engage son gland, me montre combien il se marie à ma viande excitée, et je gicle violemment quand il passe sur la brûlure laissée par le mégot : il trifouille juste ce qu’il faut cet endroit-là pour mélanger mon excitation à la douleur qui me travaille encore, puis le gland passe et repasse sur le clitoris tendu et douloureux et toujours branché sur le courant qui le traverse. Et tout à coup ce gland de paysan s’engage plus profondément dans mon sexe high-tech. Le voilà qui se branche au courant électrique et je pousse un « ah ! » si sonore que ma bouche s’ouvre grand, avec ma langue tout en dehors.

Rasmussen se penche et crache jusqu’au fond de ma gorge car il sait qu’il ne m’est rien. Mais il ne recherche pas pour autant le signe de mon assentiment. Je sais qu’il n’y trouve que du désarroi mêlé à l’envie et à la honte d’être à lui. Heureusement qu’il est le père de Liv, ce qui lui donne une certaine version officielle du viol, comme si je pouvais avoir confiance en sa queue mais pas en lui, qui n’a que l’envie de me baiser le plus salement possible. Mais malgré sa queue si généreuse je ne peux plus me raccrocher à l’amour qu’assurément me porte sa vilaine garce.

Voilà, maintenant qu’il a réussi à me faire baisser les yeux il recommence à pousser et me demande de le regarder pendant qu’il rentre doucement mais fermement. De nouveau j’ouvre la bouche en grand jusqu’à me faire mal, et voilà, Rasmussen me dit qu’il m’a baisée et c’est vrai. Il marque une pose pour célébrer sa victoire sur mon corps torturé : pendant de longues secondes qui s’ajoutent pour former une bonne minute je n’entends plus que la trotteuse du culbuteur et je ressens les impulsions électriques de la bobine tout autour de la queue qui ravive mes brûlures : « Nous voilà partis pour une petite heure ».

Je sais pourquoi Rasmussen peut se permettre de dire ça : il est sûr de lui. Je suis bien renseignée grâce aux films X : d’abord le gars bouge lentement pour faire bander sa queue, s’assure qu’elle est bien armée, que ce n’est pas qu’une impression passagère, et à partir de là il peut s’engager plus durement, plus violemment, à plus haute fréquence. Puis il pourra ralentir, me reprendre, faire de moi n’importe quoi, m’obliger à jouir jusqu’à la douleur, me forcer jusqu’à ce que je refuse le plaisir. Je ne suis pas un danger pour lui, je ne suis ni sa femme, ni sa petite amie, ni son amante, ni sa maîtresse, bref rien qu’une Annie que l’on a peur de blesser, même pas une pute qui tient tout de même à sa réputation ou une mère maquerelle sans ambition ou un méchant proxénète sénile. Je ne suis rien pour lui, même pas une vraie machine hybride entre le tracteur et la putain, pas même un animal et moins qu’un homme.

Pour ne rien arranger à mon cas Rasmussen sait que je vais devenir célèbre, et mon corps doit lui payer ça, d’être bien plus beau que celui de sa fille alors que dans son délire il s’imagine que c’est lui qui l’a faite. D’autant qu’il sait par Eriksson qu’en plus d’un corps j’ai un fameux cerveau. Maintenant il doit penser que personne d’autre ne m’aura comme ça, attachée à un tracteur dont le moteur tourne et tourne encore et rentre en moi par son delco de mort. Pour comble je suis obligée de tirer atrocement la langue à je ne sais quel fantôme, si je veux soulager la capuche du chaperon qui m’excite pourtant, car mon clito saignant assailli par le courant est durement bandé et titillé par de vilains doigts maculés d’huile.

 

Soudain Rasmussen me prend par la taille et me fait hurler, et voilà qu’il me manipule comme une souche. Je ne sais pas encore s’il ne veut que profiter de mon sexe sans se préoccuper de moi, jouir de ma soumission et de ma déchéance, ou bien s’il veut me marquer de son sceau, me faire jouir à mort pour que je me souvienne de lui au paradis à chaque rougeoiement de cigarette. Oui, ça me fait mal, là où il m’a brûlée, mais s’il me fait jouir plus fort je ne pourrais plus effacer son mégot de ma mémoire vive. Eh oui, je crois que c’est cela qu’il veut : jouir aussi, d’autant que mon corps lui est livré sans autorisation : jambes écartées et bras en croix je ne peux rien faire contre lui. Maintenant que ma langue ne m’appartient plus et que je ne chantonne pas, Annie ne peut plus dire non aux désirs d’Emma, car seul le plaisir l’active, et par le truchement de l’élastique cette même langue qui n’est plus à moi branle durement un clitoris qui ne m’appartient plus.

Voilà qu’il ralentit, Rasmussen, qui s’arrête presque en entendant une voiture. Sa queue en moi se redresse brusquement comme l’oreille de notre vieux cheval. Il me regarde et voit que je suis comme soulagée à la pensée qu’il puisse débander, mais il rit, car il sait que la belle voiture de mes rêves ne fait que passer grâce à notre fameux panneau : Merci, y’a pas d’lézard dans l’tracteur. Donc la voiture passe son chemin sans que son conducteur ait pu soupçonner ce qui se passe à deux roues de lui : Rasmussen voit mon dépit et me reprend de plus belle, plus posément, et tout en me baisant il allume une cigarette en m’écoutant gémir : il est là comme sur un chantier, et quand mes cris diminuent il me frappe de sa queue, rit de me voir ouvrir grand la bouche avec ma langue tout en dehors. Parfois tranquillement comme pour se distraire il me masse les seins qui devenus bleus brillent sous le lockheed. Ils ne ressemblent plus qu’à des planètes, mes beaux seins, mais leur couleur me dit qu’ils sont toxiques comme les champignons vénéneux d’Uranus. C’en est donc fini de la starlette, du moins aux yeux de mon hardeur, et il le sait très bien puisqu’il m’a réduite à rien. Je me demande si Liv ne va pas repérer des traces et me torturer pour me faire avouer ce que son père m’a fait, et c’est vrai que je le lui dirais bien volontiers, rien que pour la punir de sa curiosité.

En attendant je ne fais que confirmer ce qu’Andréas pense de moi, et je me demande s’il me baisera mieux que ça : ce sera difficile, et j’espère seulement que Rasmussen ne déchargera pas dedans : je voudrais l’éviter pour qu’Andréas me le fasse pour la première fois. De toute façon maintenant avec Rasmussen je suis sur le point d’avoir mes règles, il ne peut donc pas me mettre enceinte, mais quand même, j’espère qu’il me respectera, et comme je sens au fond de moi la prise de terre qu’il m’a passée, oui, à tout prendre je préfèrerais qu’il s’en vienne par là. J’y gagnerais d’autant que sa garce de fille pensera le vendre pour la première fois, ce cul, alors qu’il aura été pris pour rien par son petit père.

Et c’est bizarre, on dirait que ce salaud me devine, il lit dans mes pensées comme Sunne sur mon échographie ; mais lui m’a fait bien pire, puisqu’il m’a trafiquée comme un moteur : « alors, putain, est-ce que tu sens mon câble dans ton beau cul ? »

Il sait que je ne peux ni lui répondre ni me défendre contre ce que je veux, mais il attend manifestement un signe que oui, et je fais un effort en tirant sur ma queue de cheval alors qu’il augmente le rythme de la sienne et que je sens les effluves du courant électrique remonter mon colon : bien sûr que je ressens son câble. Je le regarde et rien qu’à voir ses yeux je suis convaincue qu’il va me sodomiser. Je les baisse, mes yeux, vers mes seins déjà bleus, et je les relève, mes yeux, vers ceux de Rasmussen. Je feins d’être dépitée alors que j’aimerais subir ça : il rit, car il sait que je sais, et je pense à mon trou vulgairement scotché pour empêcher le fil de se faufiler. Je me sens toute trafiquée, soudain perdue, et j’essaie de me débattre. Et voilà que je reçois une paire de claques bien sonnantes, qui résonnent sur la route déserte pendant que le jour descend sans tomber.

 

Oui, Rasmussen enlève son tricot, sans doute pour que je regarde son torse malsain ; mais tout de même son bidon de collection appartient au monsieur qui me baise, et comme pour le remercier je le visualise relooké avec le coquillage de la Shell tatoué sur son ventre blet. Je vois que Rasmussen transpire, et il aura beau dire, sa petite vache lui fait quand même un effet bœuf, car je suis bien sûre qu’il n’a jamais baisé un corps aussi parfait que celui-là, même s’il l’a pénétré et qu’il m’a humiliée. Merci maman, et je repense à Eriksson dans le lac. Ah ! s’il savait ce que Rasmussen me fait maintenant, il serait foutrement jaloux, le bougre, qui assurément voudrait bien infliger à Liv ce que je suis en train de subir là.

Je n’en revenais toujours pas, décidément, de m’être laissé aussi facilement humilier : d’abord attachée comme une bête à un beau tracteur, puis rasée par un gros monsieur, vulgairement intubée par un câble et mise à la terre comme la plus courante des machines à laver. Je ne voulais pas montrer à Rasmussen que j’allais jouir dans une situation aussi dégradante, mais voilà, je sentais bien que je n’allais pas pouvoir me retenir, et que finalement il m’aurait toute. Depuis ma bouche jusqu’à mon cul il baiserait le digestif et l’urinaire. Et il y va comme à l’exercice, le vilain bougre décapoté et torse nu, qui était si bien décidé à m’humilier en me prouvant que oui, j’allais bel et bien jouir malgré moi en ajoutant son bidon à ma collection. Le seul problème c’est que je ne voyais aucun mal à ça, bien que je sache pertinemment qu’une fois humiliée d’une pareille façon je ne pourrais plus me comporter normalement : je devrais baisser les yeux sans attendre qu’il m’en donne l’ordre, et sans doute, aussi, me laisser tripoter quand il le voudrait, sous peine qu’il n’aille se vanter de tout ce qu’il m’aura fait.

 

Alors que je commençais lentement à jouir, alors que Rasmussen me baisait au rythme du moteur, je me dis que le pire dans tout ça, mis à part le risque du chantage, c’est qu’à l’avenir je ne pourrais pas refuser ses avances. Mais en passant outre ma mauvaise conscience je finis par m’avouer que j’aimais ça, oui, qu’il enregistre mon âme sur sa cassette et fasse n’importe quoi avec mon corps. Bon débarras, après tout, me dis-je alors, car j’en aurais bien assez avec les revues et les défilés, pour aller jusqu’à me soucier de ce qu’un homme en ferait. Ce serait d’autant plus facile qu’il n’y avait là aucun sentiment, et finalement mon humiliation plomberait mes envolées à Stockholm.

« Pff, heureusement que ma fille n’est pas comme toi, me lança Rasmussen en plein visage. Je me suis toujours demandé ce que tu pouvais bien faire avec elle, mais maintenant j’ai compris, puisqu’elle est trop bien pour toi : tu voulais remonter jusqu’à ma pomme et te faire baiser comme dans tes films X. Et en même temps tu te persuadais que le gros bourru de Rasmussen, eh bien non, il n’y arriverait pas. Tu te figurais peut-être que j’allais te faire quelques papouilles de vieux cochon, ou me contenter de te mettre la main au panier ou de te pincer les bouts, mais jamais au grand jamais tu n’as pensé à te faire mettre comme ça. Attends encore un peu, tu vas voir, comment tu vas aimer ma queue, quand je vais farcir ton croupion de poulette, alors là tu ne me prendras plus pour un nigaud, va ! »

Je voulus lui répondre que s’il savait tout ce que sa fille avait fait de moi il changerait aussitôt son opinion en ma faveur et finirait peut-être par m’adopter. Mais voilà, tout ce que je ne parvins pas à dire fut transmis depuis ma langue jusqu’à mon clitoris par le moyen de l’élastique, et le résultat fut que je me surpris à me cambrer pour encaisser Rasmussen, qui se trouva ainsi conforté dans son opinion.

« En fait tu sais ce que t’es ? Rien qu’une maso, je m’en vais te dire, mais avec moi tu tombes bien, parce que j’ai le chic pour détecter ces filles-là, je les laisse venir à moi, et hop, le piège se referme, et tu vois où t’en es, ma pauvre, à te faire salement baiser comme la grosse dégueulasse que t’as toujours été sans même le savoir ! »

Et voilà qu’il me prend sauvagement et me met hors de moi. Je gigote et blesse mon dos sur le moteur chaud. Rasmussen se penche et suce mes seins électriques, et bingo il obtient de moi un bel orgasme. Il m’a bien eue et se met à me caresser, mais sans se montrer amical, seulement pour me rallumer sans me laisser le temps de reprendre mon souffle. Je sens ma chatte céder sous la domination de sa queue, et je sais qu’il est encore loin de gicler.

 

« Un à zéro », dit-il, en recommençant à me travailler, tout en me regardant comme un grand vainqueur : je ne veux pas le défier, je détourne les yeux vers la grosse roue de caoutchouc, et Rasmussen m’écarte encore les cuisses, prend mes genoux comme guidon et me pénètre de toute ses forces. Décidément il va me dominer bien au-delà des impulsions électriques du tracteur qui parcourent mon pauvre corps. Je dois reconnaître qu’il ne me baise pas bien mais que je suis bien baisée, ça m’apprendra à me donner, il va tout me prendre et pourra tout me commander.

« Et hop, c’est reparti pour un tour », fit-il, tout fier de lui. Oui, il pouvait l’être, et voilà qu’il me met en eau : je me tords sous le plaisir qu’il m’inflige.

« Tu vas voir, putain, je vais te déclencher au signal : tu jouiras quand je veux ! »

Et c’est vrai, de nouveau il me ramène sur le seuil et j’essaie de m’évader par l’orgasme. Mais Rasmussen ralentit son rythme et je ne peux y parvenir, le plaisir s’accumule encore sans que je puisse le décharger, et de nouveau il remet ça, me prend par la taille, me serre à mort.

« Ah ! ah ! c’est du 58, paraît-il, ta taille de guêpe ? Je m’en vais te piquer, moi ! Qu’est-ce que t’es mince dis donc ! Et ta-ta et ta-taille, et ton-ton et ton con c’est combien, c’est du lourd, je vois, hein, et tes hanches c’est du combien ? »

Voilà que pour me permettre de répondre il dénoue provisoirement l’élastique qui reliait ma langue à mon bouton, et à ma plus grande surprise je fis un effort inouï pour lui répondre, alors même que je recommençais à jouir et que ma langue balbutiante, lasse d’avoir jusqu’ici entraîné mon clitoris dans sa course et toujours traversée par un puissant courant qui la fait bander : « c’est du… du quat’… du quat’vint’sept monsieur Ra rasmuss-zen » voilà tout ce que je parvins à bégayer en pensant à Emma Peel enfin traitée comme une bestiasse par un vrai bandit.

« Et ton tour de pouêt-pouêt, dit-il en me titillant les tétons, c’est du combien dis donc, tu devrais pouvoir me dire ça aussi, non ? 

— C’est du… c’est du du… c’est du quat’vingt qua-qua’t !

— Mazette mais dis-moi, en voilà du lolo pour ton âge ! Allez, vas-y donc maintenant, tire ta langue de bégueule et branle ton bouton, si tu ne veux pas que je te brûle ! »

Là-dessus Rasmussen rebranche mon clitoris sur ma langue avec leur élastique commun, et me reprend à une vitesse inouïe. Non, je ne peux pas résister, je me contorsionne et il obtient de moi un second orgasme : « Deux à zéro, cocotte ! »

Et voilà qu’il se moque de moi : « Et ce sera quand, ton prochain défilé ? » Il sait que je ne peux plus répondre, ma langue est trop étirée et me fait mal autour du piercing, mon clitoris aussi est douloureux, j’ai mal au ventre, je crois que mes ovaires sont en train d’enfler, j’ai le souffle court, et à force de contorsions les fils électriques ont labouré la chair maigre de mes poignets et de mes chevilles. Mes seins enflés ont bleui, les aréoles tout étalées, les boutons presque effacés, et revoilà Rasmussen qui redémarre. Décidément il veut me faire crever sur son tracteur, et cette fois-ci je tente de me débattre, j’essaie de lui faire comprendre que je ne veux plus, que je n’en peux plus. Il a bien compris mais s’en fiche complètement et se met à rire : « ah ! ah ! Comme t’es drôle ! Tu croyais avoir affaire à un amateur ? »

Il me reprend doucement, histoire de maintenir mon plaisir à flot, et règle son rythme à la fois sur le moteur qui m’envoie ses décharges électriques et sur mes gémissements. De nouveau il me travaille tranquillement, comme s’il était décidé à me faire jouir encore et encore. Oui, je dus m’avouer que ce bougre en avait un bien gros et qu’il savait s’en servir. Je sais qu’il attend que je demande grâce sans trop savoir comment, puisque je ne peux rien dire à cause de ma langue inutile, qui dans ses tentatives de parole ne fait qu’exciter mon bouton. Parfois Rasmussen le pince avec le fil électrique, à la fois pour piquer mon petit orgueil et envoyer le flux d’électrons directement dans mon vagin.

 

Alors que je ne cesse de branler du chef sous le coup du plaisir qui me reprend, Rasmussen me dit qu’il a quelque chose pour moi dans sa trousse d’urgence, quelque chose, oui, qui donne aux vaches l’envie de prendre leur taureau par les cornes ou de chier leur veau. On va bien voir ce que je vais prendre : « tu sais, c’est très efficace, et après ça tu ne pourras plus de passer des queues ! »

En attendant il retire la sienne et je me contorsionne, et là je dois m’avouer que je n’ai pas mon content. Au lieu de me sentir soulagée par son retrait je souhaite qu’il me baise encore pour m’aider à décharger la tension accumulée, car l’électricité de la bobine n’y suffit pas encore.

« Je vais libérer ta langue, poufiasse, et si t’as quelque chose à dire, profites-en. »

Je repris mon souffle et tentai de lui asséner ce que je m’efforçais de prendre pour vérité : « Non, monsieur Rasmussen, je ne voulais pas être baisée comme ça, pas pas pas, c’est trop sale vous êtes un mufle, un salaud, une espèce de, un je ne sais quoi… » Je continuai ainsi pendant près d’une minute sans pouvoir m’arrêter, sans même m’apercevoir que Rasmussen n’écoutait plus, pour la seule raison qu’il était allé chercher sa « boîte à pharmacie » qui n’était en fait que sa grosse sacoche de vétérinaire amateur.

« Allez, vas-y, avale-moi ce demi cachet, et puis tu fermeras ta belle gueule ! »

Comme je recrachais son demi cachet suspect il me gifla violemment et lorsque je l’avalai de force au risque de m’étrangler je sus que j’allais être baisée bien plus loin que moi. J’espérais seulement qu’en me mettant à la masse à travers mon câble tous les coups s’en iraient finir dans le ventre de la Terre.

Lorsque j’eus avalé mon cachet Rasmussen dit : « là tu m’excuseras, mais comme tu as dit ce que tu avais à me dire je dois te bâillonner bien serré, parce, crois-moi, ça va te monter jusqu’au nez ».

J’eus à peine le temps de lui jeter en plein visage : « non pas ça, monsieur Rasmussen, votre fille est une folle, une goui… une sa… », que je fus solidement bâillonnée au ruban adhésif, puis de nouveau violemment giflée : on n’entendrait plus rien, pas même mon plaisir, et je sentais que Rasmussen m’en voulait, d’avoir tenté d’insulter sa fille. Oui, j’avais fait passer un doute en lui, car je désirais très fort qu’il pense à elle pendant qu’il me baiserait, et surtout qu’il puisse nous comparer, puisque d’après les normes de nos messieurs je savais qu’une gouine vaut bien deux putains. S’il venait à apprendre ça il finirait par répudier Liv, et je voyais bien comment en me faisant taire il essayait de me faire passer pour une menteuse. Mais comment diable aurais-je pu inventer ça ?

« Oui, je t’ai bien eue poulette, ça t’apprendra à vouloir faire la maligne en pleine nature sans slip ni chaussures. Mais je crois bien que tu me cherchais ? »

Je pris mon courage à deux mains et fis signe que oui, puisque tout ce qu’il voulait c’était m’abaisser en me comparant à Liv. Je ne voulus pas le décevoir dans ses suppositions, car malgré tout il était nanti de la queue qui manquait à cette garce. Elle s’était enfin décidée à me la livrer toute crue après avoir tant désiré la garder pour elle.

 

Sans crier gare Rasmussen me fit une intraveineuse dans le bras droit. J’eus beau me débattre, l’aiguille s’enfonça jusqu’au fond de moi. Je ne pus m’empêcher de penser que maman avait raison à propos du dépucelage : le sperme aussi relève de l’injection, mais il est surtout une infection déguisée en espoir. Je me demande si la jouissance des hommes n’est pas due au fait qu’ils savent pertinemment que leur produit n’est rien, mais possède le seul programme capable de bouleverser notre organisme. Voilà pourquoi pour déplaire à maman je m’étais souhaité un grave accident, mais pas pour l’instant. Je voulais prendre tout mon temps pour laisser lentement mûrir l’idée d’être ensemencée par n’importe qui, ou par un homme indifférent typé comme Andréas, une ombre de néant qui me détesterait. On verrait bien alors si ce même corps supporterait avec indifférence haine et amour, de sentir enfler dans ses tissus un enfant aussi vulgairement inoculé. Est-ce que mon foutu orgueil réussirait à vaincre la nature et la morale et à lutter contre cet amour qui appartient au corps ? Oui, il suffit de démarrer avec une bonne huile pour que le poupard s’élance vers l’avenir. Puis je me demandai combien cela me prendrait de temps pour lancer ma dialectique contre les envahisseurs endocriniens. Je souhaitais voir venir un enfant comme un migrant qui n’aurait pas eu besoin de fracturer ma porte. C’est tout de même un comble, que quelques centimètres-cube d’une substance guère ragoutante puissent reproduire en nous les organes de Cro-Magnon. Oui, nous payons en sensations durables le moment de langueur auquel nous nous sommes abandonnées. « Fais bien attention, rabâchait maman, le gland du monsieur c’est déjà la tête de ton poupon ». Voilà pourquoi je préférais garder la tête froide et être lucidement dépucelée par Andréas et non par un gentil monsieur qui m’aurait engrossée en catimini sous le prétexte de l’amour.

« Pfuiiit », fit Rasmussen pour imiter la seringue, alors qu’il me voyait regarder mon bras avec inquiétude. Je compris qu’en effet ce monsieur percevait bien sa queue comme une seringue, qui déciderait ou pas de m’injecter une lumière d’avenir. Mais il pouvait tout aussi bien jouir de m’en priver, et de mettre mon corps au banc des accusés. Je compris alors que l’on peut jouir en attendant l’enfant qu’on n’aura pas, comme un précipité de néant dans notre aspirateur. Alors que le corps se tend vers l’avenir et que l’âme de la poule s’arrache à son perchoir, voilà que le monsieur en mettant sa capote lui retire ce à quoi elle aspire sans même le savoir, pendant qu’elle croit qu’on la baise pour ses beaux yeux.

« Ça ne devrait pas être très long », dit Rasmussen en me montrant sa queue : « juste le temps de reprendre position avec ta permission ». Oui, sa queue avait ramolli mais il la fit rapidement revenir à lui. Quant à moi j’étais à lui, car je ne pouvais rien faire puisque j’avais déjà joui. Au fond j’étais comme ces salopes sans expérience qui lorsqu’elles croient avoir reçu leur content sont prêtes à flatter le futur papa qui finira bien par les mettre grosses à force de petits coups. C’est une chose de prendre son pied, c’en est une autre d’être possédée de haut en bas et de fond en comble par un gros papa qui ne vous veut aucun enfant et qui se fiche de celle qui remplace sa fille. Ce qu’il veut, lui, c’est vous marquer le ventre de l’intérieur par le moyen de cette queue qui est déjà votre fils unique, ou prendre possession de vos tripes pour vous faire accoucher d’un cochon.

 

Rasmussen me regarde avec une curiosité malsaine, et je ne sais pas pourquoi. Mais bon dieu, c’est évident, il attend ma réaction à l’injection. Je comprends qu’il m’a traitée comme une vache : une vague de chaleur s’impose à moi avec une horrible envie d’être pénétrée. Rasmussen rit et écarte mes lèvres. Il rit derechef en voyant que je ne peux pas cacher cette envie : mes seins ligaturés enflent et me font horriblement mal, mon souffle se fait court, je manque d’air et commence à souffler du nez. J’essaie d’ouvrir la bouche sous le bâillon pour aspirer l’air, et voilà que Rasmussen desserre les lacets sur mes seins, excite mes tétons avec le courant électrique qui me donne de violents soubresauts. Le sang circule de nouveau, mes seins enflent encore et encore, et soudain le lait commence à perler. Rasmussen me titille et voilà qu’à ma grande stupéfaction une puissante giclée de lait éclabousse mon torse. Rasmussen éclate de rire et me montre sa queue horriblement bandée. Je le regarde, ébahie, et il se moque de mon air déconfit pendant que tout mon visage s’empourpre. Je dois avoir l’air d’une belle pomme, alors que ma température monte et que je commence à suer. Ce salaud m’a complètement déréglée, et il commence à me masser les seins pendant qu’il introduit sa queue.

Oui, maintenant le plaisir me torture, mon corps se courbature et aspire tout entier à cette queue mal foutue pendant que Rasmussen ricane en pressant mon clitoris pour y faire circuler le courant. Je me mets à hurler et je pousse de plus en plus fort comme si je voulais accoucher. La matrice se contracte, se décontracte, se bloque, et mon corps est pris de soubresauts. Mais non, je ne parviens pas à accoucher de cette queue qui me baise sans le moindre signe de jouissance pour mon bourreau. Il me pompe décidément l’avenir et prend son plaisir à me voir jouir pour rien. Mon corps aspire au poupon mais ma tête n’est que vide. Pour compenser l’injection je pense à sucer cette queue qui me prive tant. Pourtant je ne peux pas en vouloir à Rasmussen, puisque je ne veux pas qu’il éjacule dedans. D’ailleurs le ferait-il qu’il n’y aurait aucun risque pour aujourd’hui, mais je serais quand même obligée de penser à son foutre dans mon corps, et de son côté il pourrait penser à moi avec ce petit quelque chose de lui dedans. Non, il ne faut pas qu’il prenne l’habitude de cracher ses gênes comme on va au cabinet. Je sais qu’il pense comme les autres « tu mouilles et puis tu te débrouilles », comme si tout le vice était pour moi. J’ai eu envie de lui, donc c’est à moi de payer en l’encaissant, puis de radier son bâtard à coups d’épingles chez la sorcière locale. Malgré mon vice je tiens quand même à lui faire savoir que toutes les garces ne sont pas des connes.

 

Bref ce corps qui n’est plus mien n’est pas d’accord avec moi : règles ou pas et sans maman il reste branché nature ; c’est un corps bio sans éthique pour qui le foutre n’est pas n’importe quoi. Brusquement voilà Rasmussen qui libère mes seins de leurs lacets, le sang afflue et me procure un plaisir inouï pendant que je tente de bafouiller : « Ah non pas dedans monsieur Rasmussen ! » Mais non, il n’y a aucun risque qu’il éjacule, il n’en a même pas envie, je ne suis rien pour lui. Il sait seulement où il veut en venir en s’aidant de la batterie du tracteur. Je sais qu’il pense à ses vaches, et bingo d’un coup le lait monte et gicle. Rasmussen se retire brusquement, astique mes seins, les masse et s’amuse à purger plus bas le petit lait. Il se moque de mon air égaré, me reprend et me pistonne et me barbouille le visage de mon lait et de mes glaires. Je reconnais qu’il m’a complètement détraquée, et curieusement ses moqueries me font jouir au point de vomir. Je suis toute en sueur mais il me bourre encore et me fait remonter, maintient mon plaisir en équilibre puis se retire pour me prouver que j’aspire encore à être baisée.

Maintenant je sens que mes règles montent, mon ventre se fait douloureux et je vomis de plus belle. J’hurle pour qu’il me baise encore mais ma langue s’étrangle pendant qu’il me fait grâce et me traite en vache. Il me fait revenir plus calmement puis accélère d’un coup jusqu’à décharger mon flux. Le sang se répand sur mes cuisses pendant que mon bonhomme me malaxe les seins pour les faire gicler encore et encore. Mes poignets et mes chevilles sont sciés par ses fichus câbles mais je n’y prête aucune attention. Je me sens défaillir comme avec Björn dans l’atelier sous les coups du martinet, et avant de perdre pied je pense soudain à Liv, si elle voyait maintenant sa poupée entraînée jusqu’au ciel par les ricanements de son papa.

 

 

 

 


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