BDSM (Oeuvre réservée à un public adulte)

Hands-up !

 

 

 

En signe de reddition, mon habit tout dégoutant, les cheveux souillés de boue et les seins écorchés je mets les mains en l’air, comme si ce cow-boy en panta m’avait braquée avec son gros révolver – et je projette la scène dans mon western X. Voilà, en prenant le rôle d’Emma Peel c’est comme si j’y étais. La télé me protège, et me donne l’impression de porter un casque de verre. Un écran se déploie autour de moi, qui pourra me permettre d’accepter n’importe quoi. Oui, je suis menacée comme une affiche de cinéma exposée aux intempéries et aux désirs des badauds, et je lève les mains encore plus haut comme pour me raccrocher à des basses branches.

Rasmussen me dévisage franchement, examine mes bras déployés, et comme je ne me dégonfle pas, après les avoir doucement guidés jusqu’à les plier aux coudes à angle droit, il m’oblige à les maintenir difficilement levés et à présenter franchement les paumes. Puis il me commande d’écarter les doigts et de rabattre les bras en arrière, de sorte que je suis contrainte de lui abandonner mes seins. Bien sûr, il est en train de tester mes réflexes de défense, et malgré quelques tics nerveux j’entrouvre la bouche et le laisse froidement apprécier la forme de melon qu’il leur a donnée. Comme je me présente au mieux pour lui signifier que je ne conteste pas ma capture, après avoir étranglé davantage mes seins au plus près de leurs attaches il me pousse de sa paume en amont des aisselles en me suggérant de maintenir mes poignets croisés au-dessus de la tête. À présent mes seins ne sont plus que des objets indépendants, susceptibles d’intéresser le plus timide des bonhommes. Ainsi mes réticences ne cacheront pas ma bonne volonté, jusqu’à ce qu’elle me soit retirée, exactement comme à mes débuts en cabine, quand j’éprouvais encore des scrupules à me laisser déshabiller. Espérons que mon bourreau d’occasion appréciera mes efforts déployés pour racheter le plaisir que je n’ai pas su lui donner à l’époque de notre vieux tracteur.

Puisque je ne m’insurge pas vraiment contre cette position des bras si difficile à tenir, Rasmussen se risque à adapter à mon aisselle droite cette partie située à la base du pouce, que maman en bonne liseuse d’avenir appelle mont de Vénus, mais qui pour la médecine porte le beau nom d’éminence thénar. De fait j’ai l’impression d’être auscultée plutôt qu’apprêtée, lorsque de la même façon l’autre éminence de Rasmussen s’emboîte sous mon aisselle gauche et qu’il m’agrippe de tous ses doigts jusqu’à enfoncer ses ongles dans la chair maigre des omoplates. Je voudrais lui permettre d’appuyer fermement sur mes biceps, mais je dois comprendre qu’il se fiche de mon agrément, d’autant que je n’ai aucune compétence pour ce type d’ajustement. Une fois maîtrisées mes hésitations mon couturier de fortune me maintient solidement de toutes ses griffes et fait subtilement glisser ses pouces sous les aisselles pour tester ma sensibilité aux chatouilles, puis me regarde fixement en me conseillant de me taire pendant qu’il pousse ma poitrine en avant et m’oblige à me cambrer. Je me demande comment il a pu deviner que je suis habituée à me laisser faire à cause de mon métier, et de mon côté je m’efforce de ne pas protester en me rappelant les séances d’habillage, où bon gré mal gré on est tenu de supporter coups d’aiguilles et pincements. Donc Rasmussen soupèse mes seins avec beaucoup de métier, posément, l’un après l’autre, et m’oblige à détourner les yeux quand il déclare « je m’en vais te boulonner tout ça ». Malgré la crainte qui s’empare de moi je me garde bien de protester, de sorte que je commence lentement à me sentir solidaire de son tracteur. En fait je n’ai guère envie d’être traitée avec plus d’égards, si je ne veux pas perdre toutes mes chances d’intéresser ce gentil papa, qui d’après Liv n’aime pas les jeunes filles. Il faut dire qu’à force de fréquenter les sapins, les tracteurs et les animaux, nos hommes sont devenus si peu délicats que leurs épouses préfèrent se retrouver entre soi.

Après avoir obtenu un soupir d’aise à force de palpations Rasmussen vérifie en tirant sur les poils que je ne bronche pas quand il rapproche sa cigarette de mon aisselle et prononce en aparté avec un regard de biais : « Là, ça ne se verra pas. » Effectivement, après une vive odeur de roussi je ressens une cuisante brûlure à travers mon épaule droite, puis une douleur aiguë dont l’intensité finit par céder sous le coup des lampées bien grasses qui essuient toute ma sueur et étouffent lentement ce début d’incendie. Manifestement je ne me trouve plus dans ma cabine d’habillage, mais malgré la peur qui me prend je suis contente d’avoir été si bien devinée, et je me rengorge en m’interrogeant, si plutôt que de protester mieux vaudrait rassurer mon couturier en évoquant l’idée d’un petit supplément SM.

 

« Voyons voir de quoi nous avons hérité », me lance brusquement cet expert bien avisé, qui en relevant ma tête de boudeuse à demi résignée me donne une paire de claques bien sonnantes. Comme je persiste à le défier il continue de me frapper jusqu’à ce que j’adopte une mine plutôt soumise, et du coup j’évite de protester quand des doigts bien entraînés vérifient la bonne tenue de mes seins. Ce n’est qu’après y avoir goûté que notre Rasmussen m’enjoint de rehausser les bras pour lui permettre d’empéguer mes aisselles de salive en s’aidant de sa paume, et je me dis presque en chuchotant, ça promet, il sait ce que je veux. En reprenant courage je ne bronche toujours pas lorsqu’il me fait tousser en soufflant toute sa fumette en plein sur mon visage, sans doute pour vérifier que je suis effectivement capable de reprendre ma respiration après avoir reçu la promesse de son mégot. Je tiens docilement la pose malgré ce modeste assaut, et Rasmussen se met à fouiller ma poche kangourou sans que je récidive dans ma bouderie, jusqu’à obtenir un premier gémissement complice ; puis il me regarde franchement pour vérifier que je lui ferais confiance pour m’explorer plus loin, lorsque après l’avoir décapsulé je sens qu’il rapproche sa cigarette de mon pubis.

Fumer tue, voilà tout ce que je suis capable d’aligner contre Rasmussen, bien décidé à prendre tout son temps pour m’examiner comme ces mécanos qui tirent une dernière taffe avant de se pencher sur le moteur à réparer. Si Liv ne m’avait pas prévenue je pourrais craindre que ce gentil papa ne tarde à se remettre de cette aubaine qui lui est brusquement tombée dessus, mais en y réfléchissant mieux je croirais plutôt qu’il a su décoder mes fréquents clignements d’yeux et surtout mon comportement en présence de son tracteur, le jour où l’effigie de Renard y a été tatouée. Jusqu’où pourra-t-il me torturer, voilà la question qui doit lui venir à l’esprit en affichant à deux doigts de mes yeux son mégot incandescent ; et de mon côté je me demande ce que m’infligeraient des hommes que je ne connaitrais pas, si Rasmussen m’abandonnait sans défense entre leurs pattes. Sur le coup de l’émotion je pensai soudain à mon vernis, pour le rapprocher de celui dEmma Peel et à mon ongle qui s’était incarné après mes premiers péchés ; est-ce que cette garce avouerait tout, si moyennant une aiguille bien placée on lui soulevait lentement l’ongle du même pouce ?

Une fois ma reddition acceptée je peux constater le contentement de mon bourreau, à évaluer ce que je pourrais attendre de ses services, et je ne bronche toujours pas quand en tirant sur mes poils pubiens il me laisse clairement entendre que je me trouverais mieux étant rasée. En faisant semblant de ne pas comprendre qu’il pourrait ne pas être le seul à me baiser, je déclare dans un souffle que j’aimerais autant conserver ma toison ; mais je suis aussitôt traitée de salope qui ne sait pas ce qu’elle veut. « Sans un poil t’es pire qu’à poil », m’avait déclaré Liv, qui n’était pas parvenue à me convaincre du bien-fondé de l’opération, alors qu’à présent je brûle d’essayer sa formule en me soumettant à son gentil papa.

Comme je lui permets d’insister sur l’entrejambe pour avoir accès à ma peau nue, Rasmussen me regarde franchement quand ses doigts boudinés miment la lame qui en me rasant mettra à portée de mégot l’entière surface du pubis. Ah si seulement il devinait le rasoir planqué dans mon dos, qui pourrait bien lui trancher la gorge ! Mais non, et c’est plutôt moi qui me rengorge en resserrant mes fesses sur l’étui pénien qui contient l’arme fatale, ce qui démontre à Rasmussen que je ne suis pas dépourvue de courage – ou d’une certaine inertie. J’aurais bien voulu tester sa capacité à me désarmer, mais il pourrait me laisser choir en me prenant pour une garce qui ne manquera pas de lui créer une cohorte d’ennuis en cas de forcing. Et puis, en sachant me retenir je pourrais m’appuyer sur mon rasoir, qui constituera une réserve de force si je devais me défendre contre des assauts plus nombreux, car le comportement de ce prétentieux ne présente pas encore une si grave menace, que je doive me rebiffer avant d’être livrée à des agents plus compétents.

 

Puisque Rasmussen attend manifestement que je m’excuse pour mes anciens refus, je garde mes poignets croisés au-dessus de la tête et le laisse appuyer doucement de l’index sur le bas du menton jusqu’à décrisper doucement les mâchoires de sa guenon. Puis j’autorise le passage de son doigt taché de nicotine, qui comme un havane en chocolat vient glisser tendrement entre mes lèvres enflées. Je cesse alors de rajuster mes bras, qui grosso modo dessinent un losange dont ma tête serait le centre, avec mes poignets croisés en X à son sommet. Finalement mes doigts se crispent sur le réflexe de griffer, et j’ai soudain l’impression que mes ongles s’allongent ; mais quand Rasmussen s’empare à pleines mains de mes poignets si fins je me prépare à obéir en lui laissant entendre sans serrer les lèvres que je serais prête à recevoir une chaîne des plus vulgaires, si seulement cette limitation pouvait l’engager à me torturer proprement. C’est en effet à moi de le convaincre qu’à l’époque déjà, en pensant à sa queue comme à un genre de piquet, toute nue sous son tracteur j’étais fin prête à livrer mes ongles et mes tétins, mais sans avoir le courage d’apprécier plus avant l’occasion de satisfaire mon vice. J’aurais dû depuis longtemps m’excuser pour le tort indûment causé en mettant Rasmussen à l’épreuve, mais à présent qu’il peut se venger je compte bien me racheter. Comme il se contente de me dévisager au lieu de lire dans mes pensées, je me dépêche de baisser les yeux pendant que ses mains trifouillent ses poches à la recherche de vieux morceaux de ficelle. Peu importe ce que je lui ai infligé, maintenant qu’il a deviné ma volonté d’être dégradée, car je ne réagis nullement à son attitude de commissaire bien décidé à m’extorquer des aveux complets.

Oui, je reconnais l’avoir abandonné à la branlette, et maintenant que j’esquisse la figure d’une crucifiée, lorsque mon Pilate desserre sa prise sur mes poignets je me garde de baisser les bras afin de confirmer mon intention d’expier mon crime, et je lui laisse tout le loisir d’apprécier les efforts que je dois produire pour essayer de reprendre ma respiration. Comme Rasmussen reste à l’affût du moindre signe de désistement, pour ne pas le contrarier j’amorce une légère bascule de la tête vers l’arrière après avoir aperçu l’extrémité de la ficelle crasseuse qu’il tripote ostensiblement ; et quand il parvient à la dégager de sa poche très encombrée je n’ai plus qu’à me détourner timidement et à mieux me cambrer tout en lui offrant ma gorge. Pour ce faire, puisque mes bras sont toujours levés et tendus vers l’arrière, je me sens obligée de pencher le buste dans la même direction, ce qui a pour effet immédiat d’ériger mes seins boudinés et d’exposer mes hanches quasiment nues. Sans presser Rasmussen j’écarte les jambes doucement, pour qu’il accepte ma résolution de procéder à cette modeste livraison, car malgré mon évidente beauté je n’ai guère intérêt à me montrer fière, puisque Liv m’a prévenue que son papa n’aime pas les ennuis. Pour une simple partie de baise se taper un boudin reviendrait au même, avec les soucis en moins ; mais là je dois m’excuser pour l’avoir frustré à l’époque où il n’était pour moi qu’un voleur de poules, un renard à l’affût qui risquait sa peau pour pêcher une maigre pitance sur le lac gelé. Maintenant je ne sais comment lui signifier que je suis désolée de ne pas lui avoir donné satisfaction quand j’étais petite, car je suis sûre qu’il aurait aimé me déflorer en m’imposant sa grosse queue. Aussi je ne sais trop quoi proposer pour payer ma dette, même si ce n’est pas tous les jours qu’un monsieur de sa condition se tape un mannequin. Je devrais peut-être lui exposer un zeste de fierté en reprenant l’attitude de la fille qui se prépare à défiler ; ainsi pourra-t-il se venger de ma réussite en me rabaissant plus bas que les filles du coin.

 

Lorsque Rasmussen daigne enfin passer sa main entre mes cuisses je crois deviner qu’il reprend le chemin d’autrefois, quand je m’exposais quasiment nue sous son tracteur, au point qu’il serait presque inquiet de constater que je suis depuis longtemps persuadée de ses tendances cochonnes ; mais je m’applique de tout mon corps à démontrer que j’ai toujours été complice, et qu’il ne m’a nullement rencontrée par hasard sur ce chemin paumé. C’est probablement grâce à sa fille que je le connais si bien, voilà ce qu’il doit se dire quand après avoir affiché une certaine fierté je me laisse tâter comme un vulgaire quartier de viande. Peu m’importe de paraître putain, si je parviens à le persuader que je ne lui adresserais aucun reproche s’il se décidait à m’attacher. Et en baissant les yeux voilà qu’après avoir dégringolé du podium je lui épargne la gêne de l’adolescente qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut.

Pour l’encourager à briser le reliquat de mon petit orgueil de fille bien payée je reste impassible lorsqu’il rapproche lentement son mégot de mon sein droit, jusqu’à ce que sous le coup de la douleur je finisse par ouvrir grand la bouche pour lui suggérer de ne pas pousser son test plus avant. J’espère qu’au vu de mon embarras il m’accordera que je ne peux tout de même pas me livrer d’un bloc, car une fois conforté par ma complicité il aurait tout de même dû s’attendre à rencontrer certaines poches de résistance chez une aussi jeune victime. Reste qu’en reprenant une attitude hautaine je ne peux pas m’empêcher de suggérer que je gagne bien plus d’argent que lui, et que pour l’aider à quitter sa femme je serais prête à lui racheter toutes ses vaches. « Que tu le veuilles ou non je vais te raser comme tu ne l’as jamais été, bougre de garce », voilà tout ce qu’il consent à lâcher pour me rabaisser, en prenant la mesure de ma toison, maintenant que je me laisse docilement sonder, même si je m’efforce de prononcer à mi-voix, tout en espérant qu’il n’entende pas : « Je voudrais bien voir ça ! »

 

Oui, mais je crois que Rasmussen a entendu, à en juger par sa grimace, et avant d’être matée je préfèrerais me réveiller en plein miracle, qui s’accomplit déjà pour le premier poignet, alors que je rends le second encore plus disponible à la ficelle qui l’attend. Mais malgré cette apparente reddition je maintiens l’attitude qui jusqu’à ce jour n’a jamais été remise en question, de la fille qui a été reconnue par les plus grands ; et pour m’en persuader je ne cesse de répéter comme un mantra la série de mes mensurations, avec les noms de tous les couturiers qui m’ont promis un défilé. Pour l’instant mon laisser-aller ne prête pas à conséquences, même si je dois signifier qu’une fois rasée ce sera plus facile de me brûler le con. En fait Rasmussen a déjà compris que si je le laisse enserrer mes charmants poignets par des liens aussi vulgaires, c’est bien parce que malgré mes petits airs de pimbêche retorse je ne suis qu’une petite pute qui serait prête à se livrer au premier venu. En gardant ma tête de biais j’adopte expressément à sa destination la mimique un poil bêcheuse de la fille qui ne tient pas à contrarier son agresseur, et puisque la situation plaide en ma défaveur je ne puis que lui donner raison de me tester, en espérant qu’il n’oubliera pas d’honorer par le cul mon statut de top. Pourvu qu’il ne s’imagine pas l’affaire conclue, car les attaches dont il m’a gratifiée ne sont pour l’heure que symboliques. Je me dis malgré tout qu’il n’y aurait pas grand mal à céder sous la contrainte ; et pour valider ma reddition je lui permets d’entortiller mes poignets avec sa ficelle sale, jusqu’à ce que les bouts détrempés s’en viennent pendre sous mon nez comme de vilains lombrics.

Alors que Rasmussen manifestement content de ma prestation me tapote les joues quand j’ose le regarder en face, je me dis qu’il serait peut-être bon de me laisser prendre en faisant semblant de résister, et je le laisse vérifier que je consentirais à lui céder mes chevilles de la même façon que les poignets. Pour s’en assurer, tout en m’obligeant à présenter mon pied il force son index à passer entre la peau tendre de mon avant-bras et le vulgaire bout de ficelle qui me sert à présent de bracelet. Sans lier mes poignets ensemble, comme pour démontrer qu’il est sûr de son coup, le voilà qui s’exerce à placer mes bras en différentes positions, afin de s’assurer qu’il pourra manipuler sur simple demande sa jolie mannequin articulée. Puis il m’enjoint de tendre sagement mon cou et de pencher ma tête de gauche à droite et vers l’arrière, sans doute pour s’assurer qu’à l’occasion je me laisserais colleter. « Tu ne vas pas t’en tirer comme ça, bougre de garce ! » dit-il en caressant ma toison, qui manifestement lui cause une certaine gêne, sans doute parce que mon bas-ventre s’en trouve protégé alors que son visage imberbe reste trop exposé. Même pas un homme, en somme, voilà ce que j’ai envie de lui chantonner pendant qu’il évalue son travail de barbier. Je sais qu’il prétend m’humilier en me traitant comme une simple marionnette qu’il aura poussé à jouir au moment même où j’ai accepté le deal ; mais je jubile en pensant qu’une fois rasé mon pubis équivaudra à son visage, de sorte que sa bouche en cul de poule fera un beau vagin.

Bref j’essaie de me défendre par tous les moyens mesquins offerts par mon imagination affaiblie, tout simplement parce que je me sens baisée sur le terrain. Qu’il soit barbu ou non Rasmussen sait à présent que je suis d’accord pour être matée, et de mon côté en constatant à quoi sont rendus mes seins je devine que ce fumiste prendra possession de sa chose même sans mon consentement. De fait je m’aperçois à mon détriment, contrairement à ce que j’ai toujours cru, que les hommes poilus ne sont pas forcément les plus virils ; et malgré une rapide analyse de la situation voilà que je me trouve réduite à rien, puisque malgré mes prérogatives de top-girl je suis déjà rendue à une humiliation quasi publique. Heureusement que Rasmussen ne saurait imaginer combien il est facile pour moi de me laisser tripoter, tellement je me suis habituée aux maquilleuses, habilleuses et coiffeurs, toujours entre mes pattes et prêts à corriger un dernier détail, une mèche de cheveux, un point de rimmel, un talon de chaussure ou un dernier cran de ceinture, toutes choses, il est vrai, que j’ai perdues ici.

Donc je commence par jouer l’imbécile qui ne comprend rien à ce qui lui arriverait si elle se laissait attacher, mais je sais que Rasmussen tout imberbe qu’il est nourrit déjà l’intention de m’attaquer par l’autre côté. « Tu es venue pour être dominée, oui ou non ? » dit-il, en tirant sur mes poils pubiens. « Ah bon, vous tenez ça de votre fille ? » Comme il ne répond pas je dois comprendre qu’il n’ira pas plus loin si je ne cède pas sur ce point : « D’accord, rasez-moi, Monsieur Rasmussen », dis-je, en essayant d’articuler malgré le bégaiement qui me reprend, comme si je n’en avais jamais eu envie, afin de l’encourager dans une tâche qui s’annonce difficile. Mais pour le rendre plus méchant, tout en me caressant le menton je lui suggère lubriquement que sa barbe est un rien débile. « Allez, ne fais pas la maligne avec moi, si tu ne veux pas que je te mette à genoux ! », voilà tout ce que je récolte en échange de ma prétention, alors que pour me rassurer je pense aux maquilleuses et aux séances d’épilation qui ne sont jamais remontées si haut, et je comprends aussitôt que mon coiffeur ne veut traiter ma chatte que pour la tenir à disposition.

 

Lentement, tout en permettant à Rasmussen de me disposer à sa guise, je me concentre pour détacher mon cul de mon book. Si j’en crois maman, même si ça fait mal ce ne sera tout de même pas comme un accouchement. Reste à savoir si ce Rasmussen aura assez de jus pour m’imposer son point de vue, et un jugement assez fin pour comprendre que ce passage obligé servira principalement à m’humilier. Donc il me faut prendre garde à bien l’armer sans trop de débats, pour doucement lui suggérer que je suis prête à lui laisser le champ libre de ce côté-là. Liv m’a affirmé qu’à la chasse à l’élan son cher papa utilise un fusil à sept coups, ce qui s’annonce comme un bon signe, car je n’ai pas l’intention de me faire tirer comme un canard sauvage. Donc je dois exciter ce monsieur sans trop l’agacer, si je ne veux pas qu’il se contente de me souiller, car in fine l’humiliation serait la même, que ce soit par devant ou de tous les côtés. D’ailleurs je suis presque sûre qu’il n’osera même pas prendre mon cul, mais que le cas échéant je me tiens prête à le rassurer tout en lui laissant l’illusion de ne pas avoir été manipulé. Mais pour ce qui relève de ma chatte mieux vaudrait lui signifier qu’il peut dors et déjà y accéder en bon vétérinaire, entrer, sortir et revenir comme ça lui chante, et me faire jouir ou pas. Tout comme à présent, bien écartée et lubrifiée je devrais me montrer docile et lui laisser prendre la mesure de mon tempérament, alors qu’en tirant sur les ficelles de mes poignets il constate avec satisfaction que je me laisse manipuler comme une poupée de cabaret. De même quand il s’essaie à placer mes hanches dans la meilleure position, d’abord de gauche à droite, puis inversement, jusqu’à disposer de mon bassin et de mon ventre. C’est déjà abrutie par la tournure que prennent les événements que je l’entends murmurer « c’est bien comme ça » en me flattant le menton pour me féliciter d’on ne sait quelle prestation, alors que je n’ai eu que l’impression de me laisser couler dans une pleine baignoire d’eau tiédasse.

Décidément ce bon monsieur semble content de moi, mais si je cède trop facilement il finira par m’imposer plusieurs bonhommes. Assurément, cette idée à défaut de me plaire ne me fait pas vraiment peur, mais sans être à même de l’accepter je pourrais me laisser deviner. Sans comprendre pourquoi, je sens qu’en poursuivant sur ce chemin glissant je serai bientôt obligée de faire l’aveu que la peur m’excite et que la curiosité me pousse vers le danger. Pour me détourner de cette obsession je me dis qu’un enfant de Rasmussen ne serait que l’accomplissement du mauvais sort que maman m’a jeté depuis longtemps, alors que si je suis prise de l’autre côté la qualité de mes étrons n’en souffrirait guère. Bref quand Rasmussen revient tranquillement à moi je lui laisse clairement projeter le réglage de mon train arrière, même si je ne suis venue jusqu’à lui que pour me faire engrosser.

Pour ne pas le décourager je ne proteste plus lorsque son regard replonge entre mes seins et que ses doigts tout en me tripotant testent mes poils pubiens. Il me fait penser au capitaine d’une armée qui cherche son passage à travers la montagne, et qui se demanderait comment investir tous les cols à la fois. De mon côté je me dis qu’être brûlée tout en étant baisée, ce ne serait pas mal du tout. Mais j’interroge ma résistance : à partir de quand se résoudra-t-on à me forcer ? Et si malgré tout Rasmussen s’en allait au bout de son idée pour me livrer à plusieurs bourrins ? Assurément je ferais moins la fière une fois ma chatte rasée et mise à l’étal au même titre que mes seins ; j’essaierais sûrement de me défiler et je sens que Rasmussen le sait. Au cas où, je me dis que je pourrais toujours disposer de mon rasoir, même si je n’envisage pas de pouvoir lutter contre plusieurs gars bien armés. Du moins oserais-je les provoquer afin de les rendre plus méchants et les pousser à se venger. Donc j’observe discrètement le buffle en train de se préparer, mais c’est bien moi qui avance docilement mon cou en lui suggérant de m’attacher – autrement gare à sa carotide.

Rasmussen retire ses doigts détrempés et me regarde franchement pour me sonder ; puis voyant que la mouche de coche est revenue sur mon ventre, en écartant carrément mes lèvres le voilà qui mesure la chance qu’il a, de disposer de tout son temps pour m’infliger sa correction. Je commence à comprendre les raisons qui le poussent à me raser, car une fois rendue lisse comme un coquillage des aisselles aux doigts de pieds j’aurais définitivement perdu toutes mes défenses. Je me mets alors à penser à ce qui se passerait si je me faisais tirer à bout portant devant des gens qui me connaissent bien. Est-ce qu’ils s’exciteraient en me voyant jouir ? Du coup c’est moi qui fais mine de réagir, mais je ne peux mʼempêcher d’ouvrir la bouche en poussant un soupir d’aise, et comme une pénitente je baisse les yeux vers mes pieds nus qui baignent dans leur bol de café-crème ouvert en plein sentier.

 

J’ai eu bien du mal à me relever de l’énorme nid de poule plein d’eau marronnasse dans lequel Rasmussen m’a brutalement poussée en me traitant de vilain crapaud. Pendant une bonne minute sa godasse a appuyé sur mon épaule droite jusqu’à ce que je cesse de gesticuler. Puis, tout de même, il m’a aidée à me redresser, mais je n’ai pas pu m’essuyer. Cette fois-ci il n’entreprend rien pour chasser la mouche qui assurément a soif de moi, ou de l’eau boueuse qui s’égoutte lentement le long de mon corps quasiment nu – et dans laquelle je n’ai guère envie d’être repoussée. Heureusement que la mouche s’empêtre dans mes poils comme dans une toile d’araignée, et du coup je comprends pourquoi on veut me les ôter. Tout de même, j’ai mal dans le dos, à l’endroit exact où Rasmussen a appuyé entre les omoplates de toute la force de son talon, pendant que mes deux seins restaient en immersion et ma bouche à deux doigts de boire la tasse.

Maintenant ce vicelard maintient mes lèvres écartées et vérifie que je perçois la scène qui s’impose à moi. Si je me débats de trop il m’obligera à laper la flaque. Donc je me contente de frémir quand la mouche entre en moi pour me punir de quoi ? Et voilà qu’une plus grosse se pose déjà sur mon ventre nu et me pique ; mais je ne dis rien, alors que Rasmussen en m’empêchant de me gratter ne manque pas de constater que j’ai eu mal. Je pense alors à notre cheval au bord du lac, torturé par les taons. Hélas je n’ai pas sa queue pour les chasser et c’est tant mieux. Je m’imagine alors attachée dans la forêt, livrée aux insectes, car j’ai su par les journaux qu’une fille a été suppliciée de cette horrible façon. Après tout ce que je lui ai dit de moi je sais que Rasmussen y croit, puisqu’il lit dans mes pensées entre deux télés. Il sait aussi que je connais ce fait divers et que je me demande si c’est lui qui a passé la fille à la question. Si l’assassin n’est pas pris je suis sûre que ce savant pervers va enlever son Emma Peel et exposer mon corps à l’hégémonie des taons. Il n’y a que l’occasion qui manque à ce larron, qui pour l’instant n’a pas grand-chose à me faire payer, à part ma sélection au concours de beauté qui selon lui rend sa fille jalouse. Mais je sais qu’il m’en veut toujours de l’avoir allumé quand j’étais plus petite, pour en fin de compte l’abandonner à son tracteur. J’ai beau me persuader de m’être appliquée avec un certain courage, c’est tout de même le vice qui m’a subjuguée, de faire bisquer Rasmussen afin de me l’approprier, alors qu’en toute innocence je croyais encore qu’un homme pourrait prendre son plaisir rien qu’en me regardant. Quoi d’étonnant, que persuadé de mes mauvaises intentions il veuille à présent se venger, alors que tout en mouillant je recommence à jubiler en pensant qu’il ne sait pas que sa fille est amoureuse de moi.

 

En tirant sur ma jupe Rasmussen se contente de mieux dégager ma fente, et vérifie que je mouille encore. « On va mieux exposer tout ça », dit-il, en faisant ressortir ma chair excitée, sans doute pour la rapprocher de la condition de mes seins. Comme je ne proteste pas, voilà qu’il mouche mes glaires et m’empêche brutalement de chasser les taons qui se posent sous mes narines et aux commissures de mes lèvres maintenant serrées. Puisque je ne fais rien pour me défendre il pourrait me torturer comme cette pauvre fille retrouvée démembrée entre deux articles de presse. Après tout, ça ne s’est pas passé loin de chez nous. C’est peut-être Rasmussen qui a fait le coup. Soudain j’ai très peur de me retrouver dans la peau écorchée de notre Emma Peel, mais je dois avouer que cette pensée m’excite ; ce qui confirme le soupçon que je cherchais tout autre chose qu’à être simplement baisée. En tout cas je ne dégoûte pas ce grand Viking, qui meurt d’envie d’absorber tous mes produits de combustion. En se forçant à peine je suis sûre qu’il mangerait jusqu’à la merde, pourvu qu’elle soit de moi. Au fond, c’est lui qui me domine mais c’est moi qui le tient. Réciproquement il n’hésitera pas à me défoncer pour me subjuguer, si je ne me montre pas servile. Ce n’est sans doute pas lui qui a tué la fille, mais à présent il ne se prive pas pour me laisser entendre qu’il pourrait très bien imiter l’assassin.

L’excitation que me procure la contrainte me comble et doit être bien visible, alors que par simple réflexe je frémis de tout mon corps sous les piqûres des insectes maudits, qui finissent par ouvrir ma chatte au désir de l’homme. Mais plutôt que de vouloir me baiser je me demande s’il n’est pas en train de me préparer au pire. Pour l’instant il se contente de tâter ce terrain glissant, mais nous savons tous deux qu’il pourra disposer de mon corps à l’occasion, car j’ai déjà insinué que je suis fin prête à courir le risque du poupard, pourvu que son sperme soit bon. Du coup ce n’est pas sans fierté que Rasmussen examine mon corps centimètre par centimètre, comme un terrain conquis qu’il s’apprêterait à cultiver. Je me dis qu’il pourrait tout aussi bien me ravager de fond en comble, pourvu que soit sauvée ma chère matrice suédoise. Peut-être qu’en me torturant son foutre passera mieux, même si la seule idée d’être ensemencée par un tel salopard fait partie des sévices qui me procurent un grand plaisir. J’ai soudain une envie folle de me gratter et de mettre ma peau en sang afin de donner à mon vampire l’envie de m’écorcher vive à coups de rasoir. Je voudrais être toute nue dehors comme dedans, pour que ce gentil bourreau puisse impunément frotter son gland sur mes plaies à vif. Ainsi son sperme me remplira de vers. Soudain je le vois comme un gros insecte qui s’apprête à me piquer pour injecter sa ponte, et je me dis qu’un enfant n’est peut-être pas plus sérieux qu’un ver luisant. Après tout, ce n’est que l’espoir d’une mouche, et dieu sais si elles sont nombreuses à me tourner autour.

Finalement tout ce que Rasmussen veut de moi c’est me persuader que je ne suis qu’un bon morceau de viande, et de mon côté je voudrais être rassurée, qu’il n’a pas renoncé à se venger. Si seulement je pouvais constater qu’il m’en veut à mort, cela prouverait définitivement qu’à l’époque déjà il se serait damné pour moi, et que réciproquement tout le désir que j’éprouvais pour lui se retrouve à présent dans l’idée que je me me fais de sa vengeance. Mais je me sens poussée à lui faire des excuses, non seulement pour me racheter, mais pour tester sa détermination, car je ne peux pas m’empêcher d’espérer qu’il se décide enfin à me torturer de toutes les façons qui conviendront à mon expiation. Quelle meilleure façon de me livrer, donc, que de m’excuser pour toutes les privations que je lui ai infligées, et surtout de l’humiliation qu’il a dû éprouver lorsque je lui ai préféré une pléthore de petits connards pour assurer ma défloraison. Oui, je devrais à tout prix persuader Rasmussen que pour me racheter je suis prête à subir sa vindicte populacière. Ainsi pourra-t-il m’infecter de tout son foutre et se reproduire comme un asticot. Je serais prête à être tuée, pourvu qu’il profite à fond de mon cadavre, et en attendant mieux je comprend qu’il veuille réduire mon corps à rien, en commençant par les seins. D’un autre côté de ma tête échaudée je pense au godet d’huile du tracteur, si seulement il pouvait contenir les couilles de ce monsieur ! Tout de même, j’aurais préféré le voir gicler au moins une fois avant d’être pénétrée, mais je constate que mon vagin se prépare, pendant que faute de pouvoir aligner mes pensées je m’efforce de visualiser le joli carburateur chromé que j’ai aperçu dans une vitrine de tuning. Si Rasmussen vient à bout de ses ambitions je me promets de l’offrir à son tracteur pour qu’il affronte l’hiver dans de meilleures conditions.

 

En me repassant pour antidote quelques fragments de mon dernier film X je me dis que ma situation n’est pas bien grave, puisque maman m’a déjà prévenue, que le mouillage ne prouve pas notre désir du monsieur : c’est seulement notre corps qui parle et qui aspire à reproduire un vieil amour. Mais voilà, aux yeux de Rasmussen celle qui se laisse tripoter c’est bien moi, et manifestement il ne comprend pas que je puisse être privée de volonté au point de ne rien entreprendre pour le débouter. Il est tout de même content que je garde les bras en l’air avec les poignets enficelés, comme si j’étais menacée, et tout en me travaillant d’une main il me pelote de l’autre. D’abord dessus, puis dessous le T-shirt, et derechef il me regarde pour vérifier qu’il pourra insister davantage après m’avoir bien attachée. Mais oui, puisque sans que je m’insurge le voilà qui serre à mort la base de mes seins jusqu’à les réduire à de vulgaires boules qu’il s’empresse de baffer. Et comme une volée de taons s’est plantée tout autour de ma bouche et entre mes lèvres serrées, je n’ai pas intérêt à cafter. Le galbe de mes seins est à présent si tendu, que les tétins en sont presque effacés. Et comme je ne conteste pas la nouvelle forme qu’il compte offrir à ma poitrine, voilà que Rasmussen s’enhardit jusqu’à prendre chaque sein au lasso et à le cercler de plusieurs tours de ficelle dégueulasse. Du coup je me dis que j’ai été bien avisée de m’en remettre à lui, qui en bon campagnard devrait disposer de tout un stock de fils de fer, câbles et cordes pour rafistoler tronçonneuses et gonfleurs ou empaqueter les élans abattus.

Pour me tester Rasmussen me pince les bouts jusqu’à me faire crier malgré les taons, qui aussitôt ma bouche refermée reprennent position. Devant mon réflexe pour les chasser il m’enjoint aussitôt de garder les bras en l’air après m’avoir forcée à constater que mes seins sont à présents réduits à deux pièces de boucherie, qui même sans saigner attirent déjà les mouches. Du coup sans être vraiment bâillonnée, à cause des taons implantés entre mes lèvres je garde un silence coupable, car toute ma beauté m’a été retirée. Comme mon buste est réduit à néant je ne me sens plus concernée par le tripotage de ce monsieur, qui se dépêche de ligaturer mes tétins comme on ferait de l’extrémité d’un salami, sans se priver pour me rire au nez en me laissant entendre que cette fois-ci je ne pourrais plus me rétracter. Mes seins pourront désormais mener leur petite vie en toute indépendance, pendant que je n’aurai même plus à me soucier de la bestiasse qui les soutient. Mais je ne mérite même pas un statut d’animal, car le bétail même à deux doigt de l’abattoir garde encore son petit orgueil, alors qu’ainsi saucissonnée j’ai déjà perdu toute mon intégrité. C’est même à se demander si présentée de cette façon-là je pourrais encore maintenir ma prétention d’être baisée comme une femme. Je devrais m’estimer contente, si le moindre abruti nourrit encore l’envie de me violer. Mais malgré mes grimaces pour tenter de chasser les taons, je dois me faire une raison, que Rasmussen va reconditionner mes seins à sa guise, afin de leur retirer toute prétention ; et en partant de mon acquiescement contrit, en attendant d’être vendus mon cul et mon sexe ne vont pas tarder à subir le même sort. J’imagine alors mes lèvres écartelées et mon clitoris dépiauté en boucherie. Après tout, mes beaux seins n’étaient rien que de bons morceaux qui n’ont pas eu la chance de se rassembler pour conformer la vache, mais qui en reprenant toute leur liberté finiront par se venger de ma cervelle d’oiseau. Mais ce que Rasmussen ignore encore, c’est que je suis fin prête à m’en débarrasser, puisque persuadée que dans l’état où ils sont rendus aucun homme n’en voudra plus.

 

Rasmussen a parfaitement compris qu’une fois mes seins matés je ne serais plus séduisante du tout, et que le reste de mon corps pourrait fort bien passer à la découpe ou servir de défouloir au premier péquenaud venu. Et de fait je sens que je perds peu à peu tout mon pouvoir de cover-girl, quand en me regardant droit dans les yeux ce gentil monsieur suit sa progression souveraine jusque dans ma cervelle. Il mesure sur mon tempérament les effets de l’étranglement infligé à mes seins, alors que je sens ma peau s’abîmer sous l’action des liens qui s’enfoncent profondément dans ma chair tout excitée. Comme ma poitrine me fait soudain très mal je voudrais regarder mon tortionnaire plus méchamment, mais il me conseille aussitôt de vérifier en baissant les yeux qu’à présent mes seins ne sont plus que deux planètes quelconque en perdition dans mon ciel astral. Assurément, je ne dois plus être aussi belle à voir, et aussitôt je pense au gros méchant du western spaghetti : il s’avance vers moi, me menace, et sans rien dire engage son revolver, pousse, revient, puis me branle doucement de son canon. Soudain tétanisée je regarde son doigt crispé sur la gâchette. Si je veux éviter de me faire vulgairement tirer mieux vaudrait simuler la soumission totale, alors que je ne peux même plus empêcher mes seins d’enfler ni mes tétins de me solliciter pendant que les vilains taons commencent méchamment à s’y poser.

« Et tes parents, est-ce qu’ils vont bien ? » lâche soudain mon cher client en me travaillant le ventre avec tout le sérieux possible, alors qu’il affiche mes seins pour me narguer, tellement je me sens ridicule mais fin prête à être baisée. Pour m’encourager à répondre le voilà qui chasse les taons de mes lèvres, tout en me recommandant de garder les bras levés. « Ils doivent être vraiment contents de ta réussite, tes parents, hein ? Ce n’est pas rien tout de même, Stockholm !

— Vous savez, monsieur Rasmussen… ils sʼattendaient plutôt… à ce que je fasse… des études.

— Pff, tu gagneras bien plus d’argent en te dandinant, sans parler des avantages en nature ! » ajouta-t-il en constatant de son doigt combien mon clito bande pour lui. Quand il le laissa pour explorer mon cul une nouvelle mouche se posa dessus. Je frémis, mais en pensant à son western spaghetti puis à mon film porno je ne dis toujours rien et gardai les bras en l’air, sans entreprendre la moindre action pour libérer mes seins. Je regardai Rasmussen en coin, tout en me concentrant plus fort sur mon sexe afin que cette pensée porte très loin, que si les mouches me suçaient déjà il pourrait plus facilement me patrouiller après m’avoir attachée. Et quand la plus grosse passa mes lèvres je n’en démordis pas. Bien au contraire, en me cambrant au lieu de protester j’encourageai Rasmussen à faire ressortir ma viande, pendant que je parvenais à bafouiller entre deux taons : « excusez-moi pour l’autre fois », ou quelque chose d’approchant. Tout d’abord interrogateur, puis surpris, Rasmussen fit semblant de n’avoir rien entendu, alors qu’à sa façon de déglutir je pouvais être rassurée, qu’il était bien décidé à se venger de cette vieille humiliation.

Alors que je le laissais me tripoter sans ciller, Rasmussen regarda mes pieds nus jouer dans la flaque, et tout en m’obligeant à renâcler entre ses doigts il me signifia que sous couvert de mon métier officiel je devais certainement faire là-bas des choses bien suspectes. Tout en parlant de mon travail à Stockholm il travaillait mon nerf et me regardait tâter au-dessus de moi la vilaine durite de son tracteur.

« Mets tes mains dans le dos », lâcha Rasmussen, soudain à la limite de la menace, qui réagissait enfin à mon message de rachat. Je m’exécutai sans ciller, en m’accordant pour excuse la fatigue contractée par mes bras pour les avoir si longtemps maintenues en l’air. Je me demandais seulement pourquoi je n’avais jamais envisagé de me procurer un bidon de ce lockheed-ci, précisément de ce tracteur-là, alors que ma collection avait été amorcée depuis longtemps. De fait mon premier bidon était déjà loin : l’un des tout premiers de la Shell, avec sa coquille saint Jacques presque effacée et son bouchon bosselé qui pourrait encore s’adapter à un vit d’adolescent. Je pensai alors, en regardant fièrement Rasmussen : saint Jacques, Compostelle, compost, ordure ; et soudain en regardant mes seins ligaturés je ressentis grandir l’envie de prendre le foutre de n’importe qui.

« Tu aimes bien mon tracteur, hein, Sonia ?

— Je crois que oui, monsieur Rasmussen, lâchai-je entre les dents, pour éviter que les taons ne me rentrent dedans. S’il avait été un animal je l’aurais certainement adopté !

— Ah ! Ah ! Toujours aussi drôle ! Je te reconnais bien là ! s’esclaffa Rasmussen, en chassant brusquement les mouches, comme s’il était soudain intéressé par mon questionnement.

— Et est-ce qu’il a besoin d’une huile spéciale, votre tracteur, monsieur Rasmussen ?

— Non, non, pas vraiment », répondit le monsieur en riant, soudain tout joyeux, en rentrant deux doigts pour mieux me sonder. Il était maintenant certain de mʼembarquer jusqu’à son atelier comme une prise de guerre, et franchement dit je n’avais pas vraiment envie de le décevoir. Liv m’avait pourtant prévenue de faire attention à son papa ; non sans raison, car à mon avis elle devait en savoir quelque chose, la garce !

Je venais de comprendre ce qu’elle avait essayé de me dire, mais lʼassociation du papa et du tracteur avait été bien plus forte que l’estimation des risques encourus. D’ailleurs Rasmussen ne me plaisait pas du tout – du moins m’en étais-je persuadée – et je me figurais qu’après m’avoir exposée sur son tracteur, bâillonnée par les taons, les jambes écartées et les seins boudinés, il serait à mes yeux complètement annihilé par la mécanique. Comme je ne m’aimais pas et qu’il ne m’était rien, ou comme je n’étais rien et qu’il ne m’aimait pas je me dis qu’une fois attachée il pourrait me faire subir n’importe quoi sans mauvaise conscience. Mais pour l’heure il se contenta de badiner en baffant mes seins enflés comme s’il venait de me rencontrer au hasard d’un sentier, avec l’obligation polie de me draguer : « Voilà qui tombe bien, Sonia, j’allais justement du côté de ton lac, profites-en pour faire un petit tour avec ton animal de compagnie, car ce n’est pas tous les jours que l’occasion se présente ! »

J’aurais dû m’estimer contente d’avoir obtenu ce résultat, mais je sentais monter la rage de voir celui-là me traiter comme dans un jeu de rôles, alors qu’il m’avait déjà capturée au lasso moyennant ces quelques bouts de ficelles répugnants qui n’attendaient que la bonne occasion de s’entortiller comme des serpents. Assurément je devais avoir l’air fin, ainsi liée, les seins enflés, prête à être attachée, pratiquement muselée par les mouches, alors que j’étais censée répondre à une gentille invitation qui prenait lentement des allures de condamnation à mort.

 

Comme Rasmussen regardait mon pied gauche je ne pus mʼempêcher de le reporter sur mon mollet droit, feignant ainsi, en faisant le pied de grue, de me débarrasser d’un caillou ou de réagir à une piqûre de moustique. L’eau tiède et terreuse dégoulina le long de mon mollet comme le trop-plein d’un radiateur, et j’eus soudain lʼimpression que mes règles se déclenchaient. En me raccrochant à la durite je remontai ce même pied jusqu’à lʼintérieur de ma cuisse droite, et tout en obligeant mon mécanicien à lâcher ma main je réussis à articuler : « Je ne voudrais pas vous importuner, monsieur Rasmussen !

— Toi, Sonia, mʼimportuner ! Mais tu n’y penses pas vraiment ? » dit-il en ricanant, tout en appréciant la nouvelle forme qu’il avait donnée à mes seins ; puis, plus méchamment, comme pour me rappeler que je n’étais plus rien : « Remets tes mains dans le dos, et vite ! »

Sur le coup de cette colère injustifiée je faillis perdre l’équilibre, et afin dʼempêcher mon fracas dans la flaque Rasmussen resté prévenant me retint fermement par la taille, presque à me faire mal. Décidément ce monsieur restait imprévisible, et pour ne pas l’agacer, tout en me demandant ce qu’il pourrait bien vouloir à mes pieds je fis un signe de tête pour le remercier de m’avoir empêchée de glisser. Rasmussen rajusta mon T-shirt encore trempé, pour mieux présenter mes seins à l’étal, et il se dépêcha de vérifier que je ne protesterais pas s’il me demandait de garder les mains dans le dos. Si je ne m’exécutais pas je compris qu’il serait contraint de m’attacher comme une vilaine bique, mais si j’acceptais cette proposition faussement polie je ne pourrais plus me défendre contre les outrages qui me seraient imposés. Pour s’assurer que je continuerais à me montrer obéissante en attendant d’être réduite à l’impuissance, Rasmussen me commanda d’écarter les jambes et me fouilla plus savamment, jusqu’à me faire grimacer sous les impulsions du plaisir.

« C’est que… je ne sais pas s’il y aura suffisamment de place sur votre tracteur… » dis-je en bafouillant, comme pour répondre poliment à sa vicieuse proposition de balade. Cette fois-ci Rasmussen ne protesta pas, quand je ramenai une main de derrière mon dos, salie par la durite, pour la passer sous ma jupe en le regardant droit dans les yeux. Pourvu qu’il me pense comme une « sale », et imagine ma chatte et mon cul bien lubrifiés. Comme il s’essuyait posément sur son panta je fis revenir ma main trempée et palpai de nouveau la durite, jusqu’à l’écraser entre deux doigts.

« Ne tʼinquiètes surtout pas, le siège a été customisé, tu passeras devant… Il faudra seulement faire attention à bien relever ta jupe… »

Autrement dit ma jupette devait rester propre, alors que je pouvais très bien saloper ma chatte sur sa foutue selle en cuir bidon, ou au contraire salir de tout mon cul le skaï déjà foutu. Il est vrai que mes cuisses à cause de ma chute étaient déjà maculées d’eau boueuse, et si on y rajoutait les traces de myrtilles et la graisse que je venais de récolter sur la durite, Rasmussen devait penser à juste titre que je ne craignais pas beaucoup la souillure.

Alors que je le regardais de tous mes yeux d’araignée il me dévisagea puis fixa les pointes atrophiées de mes seins. Je pensai à la durite et au siphon, et mes tétons pointèrent douloureusement malgré la tension infligée à ma peau par les liens qui étranglaient mes seins. Je crus que Rasmussen allait m’arracher le T-shirt au trois quarts déchiré, mais il dit vicieusement, en pianotant mes tétins : « Il te va bien, ce T-shirt… je suis fier de toi, Sonia ! 

— Fier ?

— Oui, pour une fille de la région, je trouve que tu es un sacré canon ! Je crois qu’en t’affirmant tu pourrais devenir très bientôt notre ambassadrice au Syndicat de Malmö ! »

Sans pouvoir empêcher mon buste de se redresser je me demandai s’il était vraiment sérieux. Oui, c’était possible, mais il devait plutôt penser en aparté : « Attends voir un peu, sale pute, et tu comprendras ce que je vais faire de ton cul ! » Ou encore : « Cette salope ferait mieux de tourner du X ! » Aussitôt j’en fus malgré moi toute émue, pendant que son regard redessinait ma poitrine qui commençait à passer au bleu. Enfin comme je l’avais souhaité mon doux monsieur explora derechef le ventre nu de sa bestiasse, bien plus bas que le nombril. J’eus de nouveau le réflexe inadapté de rajuster ma jupe et de tirer mon T-shirt vers le bas ; mais il était déchiré autour des seins et trop court sur le ventre, tout comme la jupette l’avait été sur mes cuisses nues. C’est ainsi que je finis par m’emmêler dans mes intentions de sauvegarde, de sorte que cette manœuvre confuse n’eut pour seul résultat que de confirmer Rasmussen dans ses insinuations.

« Tourne-toi comme ça, que je te voie… ah oui ! tu es vraiment belle Sonia… quel cul ! quelles jambes ! quelle…

— Monsieur Rasmussen ! » dis-je, avec un petit air de pimbêche outrée, qui avec des seins si solidement ligaturés n’aurait pu tromper personne.

Je pris cependant la même pose qu’en Studio, sachant que Rasmussen examinerait les plus discrets détails de sa proie, comme sur les calendriers de pinups que j’avais repérés dans son garage. Du coup je me sentis presque fière de constater combien il appréciait la fille qu’il allait tantôt pouvoir se payer sans débourser autre chose que son foutre. J’eus pourtant lʼimpression étrange qu’il étudiait un plan avec lʼintention manifeste de s’en prendre à une autre que moi, exactement comme si je n’étais pas là, au point que je finis par me persuader qu’à cause de ma poitrine ainsi boudinée personne ne me reconnaîtrait. J’étais bien consciente qu’en pensant ainsi je ne faisais qu’exciter Rasmussen, qui une fois mon désarroi rendu évident en profita pour palper mes seins comme s’il s’était décidé à ne plus tenir compte de mes réactions. C’est en essayant vainement de me dégager que je sentis la chaleur de ses paumes à travers les restes du tissu, puis en plein sur mon sein droit maintenant mieux dégagé.

 

Pour qu’il nʼinsiste pas davantage et l’encourager je le remerciai bien gentiment : « Je crois que ça va aller, à présent, monsieur Rasmussen. » Mais voilà que sous la pression de ses doigts ce ne furent pas mes seins mais ma chatte qui s’en vint gicler violemment dans l’autre main, qui par pur réflexe de paysan me barbouille le visage. « Et que dirais-tu de l’apprenti boucher ? » me lâche soudain ce renard en regardant mes seins boudinés, avec la manifeste intention de prendre au dépourvu sa bestiasse. Du coup je me figurais déjà attachée et livrée, de sorte qu’aucun son ne quitta la barrière de mes dents serrées, et je me contentai de dénier du chef, comme pour chasser les mouches, mais en prenant l’air de la fille qui une fois attachée comme une jument à son piquet ne pourra pas empêcher les étalons de la monter. L’apprenti, il ne manquerait plus que ça, pensai-je tout en mouillant de plus belle, ce gras-double boutonneux qui au début s’avançait comme un crabe, mais qui au fil des semaines avait fini par me détailler sans se gêner, avec, ces jours derniers, en me regardant vicieusement, une franche insinuation à propos d’un boudin blanc. Je ne saurais dire si j’ai fait exprès de lui passer cette commande, mais comme je suis à présent dominée je ne peux pas empêcher d’en revenir à cette idée, qu’avec mes seins exposés comme des pièces de charcuterie mon corps ne pourrait que faire bon ménage avec le boudin blanc et la saucisse rose de ce foutu garçon boucher. En fait je ne l’avais sollicité que parce qu’il ne m’était rien et ne manquait pourtant pas de toupet, d’interférer aussi vulgairement sur mon avenir de mannequin. Ce n’était guère son intelligence qui aurait pu l’aider, et à moins d’être cinglé il ne nous imaginait certainement pas en train de traverser le bled main dans la main. Je regardai donc Rasmussen avec un petit air de soupçon et un zeste de remerciement, tout en déniant tellement fort du chef sa proposition, qu’il dut conclure à un désir inavouable. Assurément il n’obtiendrait pour l’heure aucun aveu direct, bien qu’il eût certainement entretenu le soupçon, si je ne m’en étais pas toujours cachée, que je compterais sur lui pour être matée ; mais comme je n’avais pas réagi dans l’instant à sa proposition, après avoir observé le mouillé sur mes cuisses il tenait maintenant la preuve inespérée que mon corps avait trahi mon hypocrite façon de résister. Soudain je compris dans un frisson que Rasmussen ne comptait traiter mes poils qu’en vue d’offrir ma chatte au garçon boucher, comme un plat bien préparé auquel je n’aurais rien à ajouter.

C’est alors qu’en prenant mon courage à deux doigts je me mis à penser à Liv, et à tout ce qu’elle m’avait fait subir d’humiliations. Oui, j’étais contente de dominer son père, même si les apparences plaidaient contre moi. Mais j’avais bien compris le chantage du papa, qui si je n’acceptais pas l’idée de son garçon boucher risquait fort de m’abandonner à la calomnie ; au lieu que s’il me baisait j’aurais peut-être la chance de le mener par le bout du nez en menaçant de le dénoncer pour détournement de mineure. Reste qu’avec mon visage badigeonné livré aux mouches, mes seins étranglés et mes jambes salies de boue je ne pourrais plus opter pour la séduction, d’autant que je n’avais plus envie de jouer la prude. Pourvu que lui reprenne l’envie de me baiser, si je ne voulais pas m’en retourner bredouille, avec en prime un pèlerinage de cancans qui me poursuivront jusqu’à Stockholm.

D’accord, aujourd’hui c’était bien lui qui était là, mais c’eût été un autre que j’eusse cédé tout de même ; voilà bien la pensée qui pointait son nez en me faisant mouiller, et qui laissait monter l’envie de me mettre à l’épreuve. Assurément, c’eût été de sa part la meilleure des vengeances, de me laisser choir après m’avoir séduite, mais je crois qu’à force de provocations lors de nos rencontres sur ce même sentier, plutôt que de m’infliger son dédain Rasmussen avait sans doute choisi de mettre à profit ses capacités de metteur en scène, à moins qu’il n’ait été depuis nos débuts qu’un impénitent voyeur qui comptait à présent réaliser son chef-d’œuvre à mon détriment. Après tout, si j’avais fini par confier à d’autres ma défloraison, n’était-ce pas à cause du manque de clairvoyance dont il avait fait preuve ? Quoi d’étonnant, donc, à ce qu’il tente de se rattraper aujourd’hui en me livrant à d’autres, si ce n’est pour se venger, du moins pour s’offrir un beau spectacle ?

Certes, l’apprenti boucher me dégoûtait au point que j’avais failli ne plus fréquenter sa boutique, mais justement, force fut de reconnaître que cette petite question s’était déjà insinuée, de savoir ce que je ressentirais s’il s’avisait de m’asticoter plus franchement. Déjà, je n’avais pas réagi lorsqu’il avait effleuré mes fesses, mais seulement en ressentant fermement plaquée la paume de sa main, que je m’étais bien gardée de retirer sur le champ. Du coup ce petit prétentieux m’avait signifié que ce n’était que partie remise, comme s’il m’avait soupçonnée de ne porter ni slip ni Soutien que dans le but de lui délivrer un petit signe de complicité.

 

Devant l’insistance de mon bourreau je me dis qu’après avoir été marié au design mon corps n’aspirait plus qu’à se rapprocher des bestiaux, et comme Rasmussen m’avait déjà bridée il ne me restait qu’un effort à fournir pour être embarquée dans son petit manège. Après tout, n’avais-je pas été impressionnée par l’audace cet apprenti boucher insignifiant, qui contrairement à d’autres n’avait pas reculé devant son idée, d’ailleurs exprimée devant témoins en pleine boucherie, « de se farcir un mannequin », alors que la plupart des vantards qui se moquaient de lui n’avaient même pas osé la moindre léchouille ?

« Je vous en met combien ? », voilà ce que ce prétentieux avait osé me demander en me regardant dans le blanc de l’œil, et contre toute attente je me mis tellement à mouiller que mon harceleur du dimanche esquissa le geste de me passer une serviette. Depuis lors je m’étais efforcée d’effacer cette humiliation, mais en vain, et au lieu d’éviter la boucherie j’avais décidé de m’y rendre encore plus fréquemment pour le mettre au défi. Restait donc à savoir comment Rasmussen avait eu vent de cette affaire, car il ne plaisantait manifestement pas en brandissant son téléphone jusque sous mon nez, comme pour me pousser à rechigner. Si je refuse son offre il sera gagnant de toute façon, car je ne pourrais pas démentir ce qu’il m’aura infligé. Et si je n’accepte pas sa proposition c’en sera fini de ma réputation, à moins qu’il ne se contente de me faire chanter en menaçant d’informer la presse. Assurément dans ce cas-là ma carrière à Stockholm qui a si bien commencé sera carrément fichue. Je devrais alors comprendre qu’une fois attachée je serais contrainte de tout accepter, alors qu’en ce moment de test mon heure n’a pas encore sonné.

Rasmussen dut deviner mon raisonnement, car il eut un petit sourire en coin pour me signifier échec et math. J’étais allée trop loin, mais pas assez cependant pour me mettre à l’abri du chantage ou des cancans, et du coup pour confirmer ma reddition je levai les bras au ciel sans dire mot, avec l’air de la pimprenelle qui déclare fièrement « même pas peur ! » De son côté, après s’être assuré que j’évaluais parfaitement cette situation sans issue, Rasmussen vérifia que je giclais sur commande comme la pompe à essence de son tracteur, et qu’en conséquence je serais prête à prendre n’importe quel mâle qui au vu de ma poitrine voudrait encore de moi. Je le laissai donc me tester jusqu’à me faire râler à deux doigts de son visage, et une fois assuré que j’étais prête à jouir il crut opportun d’exhiber sa queue pour vérifier que je n’avais pas l’intention de me révolter. Non, et en pensant à notre vieux cheval je me contentais de la regarder grossir sous la loupe de mon film X. Assurément, la meilleure façon de contrôler Rasmussen serait de me faire engrosser ; du coup, adieu sa belle vie de famille, sans compter que si je m’en allais chez les flics… Oui, mais en me faisant monter par d’autres, quelles seraient les chances que le mouflet soit de lui ? Donc sur ce coup-là je ne pourrais pas le coincer avec son profil génétique, d’autant que j’avais préservé cette vieille idée qu’une fois bobonne prise par plusieurs garçons le mouflet résultant risque de combiner les caractères les plus débiles. Mais Rasmussen savait pertinemment que je n’aurais aucun intérêt à dénoncer la tournante qu’il m’avait manifestement préparée, car si Stockholm apprenait mon viol chez les bouseux du coin, ma carrière toucherait à son terme avant même d’avoir été lancée.

 

Que je sois consentante ou non, je connus à sa façon de m’examiner que Rasmussen ne tiendrait aucun compte de mes caprices de nunuche parvenue au top. Oui, à condition d’accepter la totalité du contrat, je disposerais rien que pour moi d’une sacrée durite de bestiasse, un muscle bien gras que mon corps reconnaissait déjà comme un vecteur de maladie ; et du coup pour recouvrer mon calme je m’efforçai de penser à mon comportement dans cette foutue boucherie, si la langue de l’apprenti… Puis j’évoquais froidement sa queue, que pourrait-elle me présenter de pire que celle de Rasmussen n’affichait déjà ? D’autant qu’en regardant mes seins ligaturés je ne pouvais pas m’empêcher de repenser que sa saucisse grasse de boucher ne manquerait pas de trouver une certaine parentelle avec de tels gigots aussi bien enficelés.

Décidément l’issue du conflit était à ma portée, puisqu’une fois dominée par Rasmussen la bandaison du moindre monsieur ne dépendrait plus de moi, quitte à ce que je me retrouve classée par ces branleurs dans la catégorie des salopes. Je fus soudain prise d’un vif dégoût en pensant que je risquais d’être infectée sous peu par du foutre indéfini, alors que pour contredire maman je n’aspirais qu’à pomper celui de Rasmussen. J’avais beau prétendre que seul mon corps était inspiré par cet homme-là, je me sentais tout de même coupable d’avoir ouvert la porte à n’importe quel bâtard. Reste qu’à présent si je n’y mettais pas le holà cette immonde chenille m’injecterait sa ponte et remplirait ma chrysalide de papillons. Oui, Rasmussen me regardait maintenant comme une vilaine allumeuse qui profite de son jeune âge pour jouer le chantage à sa maman, mais qui lui laisserait tout de même la possibilité de décharger sans mauvaise conscience toute sa méchanceté. Que j’avorte ou pas il sera bienheureux d’apprendre qu’un être issu de ses testicules commencera bientôt à gesticuler dans le ventre de la putain qui a corrompu sa fille, et qui pourrait très bientôt l’accuser de viol en réunion.

J’avais bien remarqué l’étonnement de Rasmussen, d’avoir eu si facilement accès à mon bouton, et son air presque rassuré lorsque je lui avais intimé l’ordre d’ôter sa main de ma braguette. À présent que je peux deviner son soucis de me voir céder sur ce point-là, de mon côté si je me donne trop facilement il ne cherchera pas à m’en imposer davantage, alors que pour compenser l’ascendant qu’il prend sur mes pensées, en fermant les yeux sur ma situation je suis en train d’accommoder sur le garçon boucher. Oui, mon âge a toujours été un gros défi pour ce nounours, même si sa poule d’occasion est à présent fin prête à expier sa défloraison manquée. Mais comment expliquer à ce gougeât que je l’aurais préféré au blanc-bec qui a fini par me rater ? Ah ! si seulement il avait insisté ! Donc reprenons depuis le début, s’il réussit à décharger malgré mes timides protestations, le reliquat de son intimité restera sauf et commencera gaillardement en Amérique une vie nouvelle. De mon côté, perdue parmi les noirs et les mandarins new-yorkais je conserverais dans mon ventre un souvenir bien gras de notre Suède, et le cher mouflet après avoir tiré tout mon lait finira par remonter comme un saumon jusqu’à ses origines boréales.

 

Subjuguée par ces pensées qui ne visait qu’à masquer mon acquiescement à la proposition de Rasmussen, en me concentrant sur ma prochaine épilation je pris la liberté de m’adosser à la roue avant du Ferguson, sur la partie sculptée qui est toujours en contact avec la piste, et par conséquent plus chaude à cause des chocs répétés et des frictions appuyées, que les côtés mollassons qui conservent la plupart du temps la température des flaques. C’est sous les effets conjugués de cette différence thermique et de mes fantasmes que soudain tout échauffée je me surprends à me cambrer en essayant de tâter de la main gauche le corps de pompe encore tiède, puis son embout cylindrique que je m’exerce à serrer très fort, pendant que de mon autre main après l’avoir repéré voilà que je retrouve à tâtons mon bocal suspect. J’étais pratiquement crucifiée, mais déplaçai aussitôt mon corps de manière à lui faire épouser la courbe de la roue, sauf le haut du torse, le cou et la tête que je maintins fièrement dressée, ce qui eut pour effet de placer mes lèvres à portée de Rasmussen. Quand il essaya de m’embrasser je m’esquivai sans dire mot, mais sans lui interdire l’accès à mon ventre. Histoire de se moquer il fit semblant de vouloir me lécher en plein visage pour vérifier si mes mains n’allaient pas lâcher son fameux tracteur : non, et le voilà qui m’inflige aussitôt sa langue en punition, me demande d’ouvrir la bouche pour que j’aspire la sienne, et pour finir me lèche jusque sur les paupières et la pointe du nez.

C’est à cet odieux contact que pour compenser ma répulsion je fus prise par la soudaine envie de sortir mon rasoir. Rasmussen rit, qui profite de son avantage en appliquant sa queue bien grasse sur mon nombril offert, puis il dégrafe avec une suspecte application la sécurité de ma jupe. Quand il fixe de ses petits yeux les deux boutons de la ceinture je me cambre pour le défier, et voilà que la fermeture éclair glisse de quelques crans, alors qu’il n’aurait eu qu’à remonter ma jupe pour reprendre sa position. C’est par cette voie incertaine qu’il compte s’embarquer pour l’Amérique en espérant que mon ventre de Las Vegas acceptera ses jetons. Je suis sûrement là pour me faire engrosser, autrement il ne comprendrait pas mon intérêt pour son tracteur. Il doit pourtant deviner que je ne suis pas pressée d’accueillir sa semence, alors que je m’excite déjà en pensant au moment fabuleux qui lui révélera toute l’aspiration de mon derrière.

Comme je me contentai de dire vicieusement « non mais dites donc ! », mais sans protester davantage, Rasmussen saisit le moment opportun pour faire glisser ma jupette jusqu’à ce qu’elle ne soit plus retenue que par les hanches, très bas, de façon à dégager carrément l’entrée. C’est ce moment que je choisis pour lâcher : « Si seulement vous saviez ce que Liv… », mais je ne pus aller plus loin, car Rasmussen venait de me pénétrer de ses doigts d’un coup sec : « Je savais bien, moi, que sous tes belles jupes t’étais qu’une pute ! »

Je ne répondis pas à l’insulte, sauf par quelques contractions médullaires, mais je me récriai fermement : « non, ne faites pas ça ! », sans préciser quoi, avec le ton de la fille qui indique à son chauffeur qu’il a raté un chemin creux. Rasmussen me regarde en signifiant qu’il n’a pas l’intention de décharger, et je devine qu’il veut me rassurer sur mon désir d’être torturée. « Je vais t’engrosser », lâche-t-il enfin, avec le ton du bourreau qui prépare ses instruments. Sans souffler mot je lui laisse entendre que je ne changerai en rien mon attitude servile, même si son sperme ne doit servir que mon humiliation ; et en pensant à sa vilaine durite je lui demande dans un souffle de ne surtout pas arrêter le moteur, au cas où l’un de nos paysans s’en viendrait à passer par là.

Pour me remercier de ma prestation servile Rasmussen tente de m’embrasser avec l’attitude de nos agriculteurs qui testent leur machine avec un petit air de fierté, quand passée l’inquiétude avec les ratées ils devinent que le moteur va enfin épater le citadin de passage. Alors qu’il veut me peloter je me défausse pour le punir de m’avoir traitée de pute de cinéma, qui par principe n’embrassent pas. De toute façon je n’en voyais pas l’utilité, pour ne jamais avoir eu envie d’explorer activement cette maudite bouche de chiqueur, qui à deux doigts de mon visage maintenant me dicte sa loi. Je laisse alors entendre à Rasmussen que s’il tient à m’engrosser je n’irais tout de même pas jusqu’aux papouilles. Mais puisqu’il a su bloquer mes seins je me sens prête à encaisser tous ses vices, et lentement je commence à aligner mon visage sur cette langue baveuse pour laisser entendre qu’il pourrait me lécher entièrement comme un vulgaire morceau de gras. Mais comment lui faire comprendre que s’il ne m’a pas déflorée à l’époque de mes premières règles, la possibilité reste maintenant ouverte d’initialiser l’autre côté ? Je ne peux tout de même pas déclarer de but en blanc que je lui ai réservé ce bon morceau, puisqu’il ne me croirait pas et penserait aussitôt à je ne sais quelle manigance. Reste la solution de lui laisser disposer de mon corps à condition de le saucissonner comme mes seins, puis à me livrer à ses bourreaux sans tenir compte de mon avis.

 

Pour ne pas briser l’élan de Rasmussen en le vexant, après avoir servilement baissé les yeux j’avisai le marchepied du tracteur, situé à ma gauche, comme pour prendre un meilleur départ. Oui, au risque de m’étaler je devrais bien m’écarter, mais je me retins au bocal et hop !, je posai mon pied gauche sur le marchepied qui m’attendait comme un starting-block.

Voilà que mon sexe se propose effrontément à Rasmussen pour l’insémination, pendant que mes seins saucissonnés se tendent pour le défier. Bien entendu il comprend que je lui offre mes cuisses pour les soumettre à un traitement digne d’un premier choix. Pourtant cette marque de confiance qui succède à la confiscation de ma poitrine n’est qu’un avis de livraison pour le reste de ma personne. Puisque la nature est ainsi faite, autant commencer par le centre de gravité de la dinde en question, et du coup en pensant à mon apprenti je me concentre sur la viande qui s’ouvre entre mes jambes. Pendant que mon corps dérive vers la boucherie je colle toutes mes pensées sur mes magazines de mode pour les projeter en pornovision à l’époque où encore petite je me mirais en me branlant dans le rétroviseur de notre tracteur agonisant.

Pour me punir de la faute que je me sens prête à commettre, Rasmussen me gifle violemment, puis rassuré par mon manque de réaction il défait sa ceinture et me la passe autour du cou en me demandant d’aboyer comme un vilain cabot ; et comme je ne m’y résigne pas le voilà qui serre la boucle jusqu’à me laisser sans voix. Puis sans que je sache comment, alors que je commence à aboyer timidement il attache l’extrémité libre de la ceinture à son tracteur et y rive franchement mon cou, qui si je ne veux pas finir pendue tellement j’ai mal m’enlève toute envie de gesticuler. J’essaye de me décrocher mais en vain, et je me résous enfin à pousser sur mes pieds pour soulager mon cou qui devient si douloureux que j’en perds les pédales ; mais ce n’est qu’au moment où je commence à étouffer que je finis par reprendre pied de toutes mes jambes bien écartées.

 

En me laissant ainsi exposée comme une pin-up de calendrier, après avoir violemment baffé mes seins déjà bleuis Rasmussen teste mon entrée de son gland pour vérifier mon consentement, tout en sachant qu’à présent son désir ne dépend plus de moi. Il m’a si bien pendue que je ne peux même plus dénier du chef le pilon qu’il compte m’imposer. Si je me débats de trop les bords rêches et coupants de sa ceinture de vieux cuir racorni vont me sectionner la carotide pendant que cet abruti me prend. Je sais que sa queue relève à présent la température de mon corps fécond, alors que sa tête située tout près de moi se demande posément si je suis plus étroite que sa femme.

 Rasmussen s’engage à peine, et voyant que je ne dis rien me traite de tous les vilains gadgets de sa boîte à gants ; puis il se retire lentement et revient en poussant plus loin jusqu’à me demander d’ouvrir la bouche malgré les mouches qui tournoient – et enfin de tirer la langue tout en dehors si je veux éviter de sentir ma gorge se resserrer de quelques crans de collier. Je comprends qu’il veut me faire enrager et surtout me démontrer que sa queue restera désormais indépendante de ma volonté ; et pour me le prouver il m’autorise instamment à tirer sur la ceinture qui me pend, jusqu’à ce que je puisse regarder franchement de quelle façon il excite son gland. Comme il me commande d’ouvrir la bouche plus grand pour vérifier mon obéissance, je ne la referme même pas lorsqu’il crache tout au fond de ma gorge en me tirant par mon collier de fortune pendant qu’il pousse en bas, et je comprends soudain qu’ainsi présentée et soutenue n’importe quel corniaud pourra profiter de moi sans me laisser le moindre choix.

Rasmussen est stupéfié par la maîtrise qu’affiche sa dinde, quand je lui fais signe qu’il ne doit pas me cracher dedans, alors que je garde pourtant la bouche grand ouverte malgré l’assaut des mouches. Il me fait aussitôt comprendre son intention de ne pas décharger là, en attendant de m’engrosser contre ma volonté. Je me rengorge mais sans poursuivre l’idée de tomber enceinte, car j’ai toujours rêvé de prendre son foutre sans aucune protection. Mais une chose est de se le dire, et une tout autre de le subir. Donc il sait que je me suis présentée féconde et qu’il va pouvoir m’engrosser à la barbe de sa chérie, et de mon côté je tente d’envisager comme un simple détournement de fonds le foutre qui déjà s’accumule dans les bourses. Comme son porteur n’est pas très beau je me dis que voilà enfin arrivé le bon moyen de corrompre mes gènes pour faire bisquer maman. Même avec l’idée de me faire avorter je ne peux pas m’empêcher de penser au quasimodo qui entre-temps se sera formé dans mon ventre, maintenant que je sens glisser l’instrument qui prend la mesure de sa future maison.

 

Depuis qu’il m’a passé sa ceinture pour me lyncher, je crois que mon péquenaud me considère comme sa nouvelle femme, car il a sans doute deviné que je lui offre un cul que personne n’a encore pénétré. Du coup son panta de hardeur tout débraillé me semble horrible à voir, et quand il constate que j’ai enfin compris ce qui m’attend, après m’avoir recommandé de garder la bouche ouverte je dois subir ses moqueries tout en le laissant me baffer vulgairement. Assurément, je ne veux pas être enlevée pour accoucher de son bâtard dans un vulgaire garage, mais mon corps qui n’entend rien au confort resserre sa prise autour de la queue qui me soumet. Même s’il ne s’agit que d’un réflexe médullaire je sens que Rasmussen se persuade que je suis d’accord avec son délire, et que je serais prête à accoucher de lui pour contrarier maman. En attendant c’est seulement du nez que je saigne, et les mouches s’en donnent à cœur joie pendant que je ne songe même plus à m’en défendre, depuis que Rasmussen m’a craché dedans. Comme il se retire lentement tout en m’observant, malgré ma bouche bée je me demande en râlant si je ne suis pas allée trop loin ; mais s’il consent à m’enculer peut-être que pour le remercier lui ferais-je son gamin pendant un congé sans solde. Et de fait je tente de me rassurer en pensant qu’il aura gardé toutes ses chances à la loterie génétique, et que je ne suis venue jusqu’ici que pour vérifier mes capacités de gestation avec un monsieur que maman n’agréerait sûrement pas. Voilà pourquoi je veux la punir, mais je sais aussi que je désire plus sûrement être humiliée sans raison en offrant ma chatte au premier venu.

De fait, mis à part mon acquiescement à sa queue vulgaire qui n’a rien pour me déplaire, je voudrais persuader Rasmussen de me punir sans le moindre scrupule. « Puisque c’est comme ça…» aurait dit maman non sans raison ; et je tiens à ce que ce salaud capte bien son message, qu’en vilain pas-beau il ne lui déplairait pas vraiment, à condition de me mater. Même s’il reste à mes yeux un vulgaire paysan que je n’aurais même pas calculé au dernier bal musette, je sais aussi qu’il a dû s’y préparer, depuis ma sollicitation jadis lancée, de tenter sa chance de me violer au hasard d’un chemin. Il ne lui reste plus qu’à me laisser deviner que ce n’est plus à moi de choisir le but de la mission, et que mon agrément n’est plus requis pour les sévices qu’il s’apprête à m’infliger. De mon côté je voudrais l’amener à penser que la scène est bien réelle et que je ne me suis pas conformée à quelque suspect jeu de rôle. Il pourra alors se venger du jugement de maman et du dégoût qu’il m’inspire, et comme je ne peux pas encore supporter ce qui risque de m’arriver voilà sorti mon rasoir que je brandis en l’ouvrant en direction de Rasmussen : « Vas-y, approche si t’es un homme, chien de bûcheron, péquenaud à deux balles ! », ce n’est là qu’un exemple du chapelet d’insultes recherchées que je bégaye comme un poème récité sans émotion, en m’efforçant de penser aux rasoirs samouraïs qui sommeillent encore dans les fonds de tiroirs de notre vieux garage.

 

En feignant de s’esquiver Rasmussen se met à ricaner, alors que tout en restant sur mes gardes je ne fais pas un mouvement pour le menacer ; au point que je ne parviens plus à juger si ma réaction est volontaire ou s’il ne s’agit que d’un bluff, même si je sens monter de mes tripes une réelle envie de crever ce salaud. Je crois qu’il le sait, mais a tout aussi bien deviné ma mauvaise conscience qui cache un vilain désir d’être engrossée.

« Voyez-vous ça », me lâche Rasmussen soudain plus sérieux, comme s’il venait de comprendre qu’en le menaçant je ne faisais que m’esquiver pour le soumettre à ses responsabilités. Qu’il ne s’en aille pas croire, surtout, que je suis consentante, ce qui ne l’empêcherait pas de prendre un sale coup de rasoir en s’approchant trop près. Donc il se méfie mais joue avec moi en sachant que j’abats mes dernières cartes, et que cette rebuffade cache mon désir de le voir réévaluer ses prérogatives. Mais tout à la fois il a deviné que pour me défausser je serais prête à le tuer. Qui sait, si je n’ai pas eu l’idée de le piéger dans sa tentative de viol, rien que pour me disculper aux yeux de la police ? Du coup je le vois assez décontenancé face à mon geste désespéré ; manifestement il hésite à l’interpréter à son avantage, et de mon côté tout en me raidissant je lui laisse une chance de trouver une faille, tout en le persuadant que je ne plaisante pas. Surtout, je dois mesurer sa détermination à pousser jusqu’au bout cette aubaine, ainsi que ses capacités instrumentales à me dominer. En effet, qu’est-ce donc que ce rasoir, comparé à son tracteur si bien planqué au tournant d’un sentier perdu ; et que pourrait bien représenté mon corps de biche face à cette malice de renard accumulée ? S’il approche je vais lui taillader les avant-bras et lui trancher cette carotide qui enfle sous sa vilaine peau de crapaud. Oui, si je ne fais rien pour me dégager, quoique campée dans mes bottes de cuir à l’instar d’Emma Peel je risque de lui pondre un trisomique irradié ou un professeur tournesol complètement taré.

Comme je suis assaillie par toutes ces pensées, une brume de vilaine cigarette s’en vient voiler mon regard, et le visage de Rasmussen devient flou. Sa voix soudain plus grave semble avoir été enregistrée dans je ne sais quel studio, de sorte que je ne vois venir ni la claque de sa main droite, ni la gauche qui saisit mon poignet droit en esquivant à peine la lame. Oui, il s’en est failli d’un cheveu, mais le rasoir tombe dans une flaque pendant qu’une main ferme passe dans mon dos, atteint l’orée de mes fesses et arrache l’étui pénien qui cachait l’arme fatale. J’ai juste le temps de sentir mon bras se tordre et une vive douleur m’ouvrir la bouche en grand : « vas-y donc, fais ton rot pour maman », voilà tout ce que la colère en demi teinte de Rasmussen parvient à lâcher, pendant que je suis prise d’un violent hoquet en m’avouant que j’adorerais être rasée. « Tu n’arriveras à rien avec ça, pouffiasse ! », hurle Rasmussen en lâchant mon bras pour mieux me gifler. Puis il attend que je me calme, là, je vais reprendre ma respiration en prenant conscience de ce qui m’attend, tout en sachant qu’il n’est pas dupe. Oui, je peux désormais me planquer derrière ce que j’ai enfin tenté ; reste qu’il aurait pu être blessé et va certainement me faire payer cet écart. Je crois qu’il prend soudain conscience de son erreur, d’avoir considéré mon vice à la légère ; mieux vaudrait qu’il se méfie de moi, car la pouffiasse en question n’est peut-être pas aussi bien emballée qu’il l’a d’abord supposé…

Après avoir attaché mes mains dans le dos Rasmussen m’arrache le haillon du T-shirt et les restes du Soutien tendu sur mes seins boudinés, et pour confirmer sa mainmise il me triture les tétons jusqu’à me faire continûment couiner. « Voilà qui t’apprendra ! » Puis en poursuivant son action d’une main il me branle de l’autre jusqu’à me faire gicler, alors que toute tremblante je tente de me décrocher à grand coups de tête. Je sens que si je continue sur ma lancée je vais finir étranglée par la ceinture, d’autant plus sûrement que mes mains attachées ne me fournissent plus le moindre appui.

 

Rasmussen tout blanc devenu me déclare tout de go en sortant son téléphone que s’il en est ainsi le garçon boucher ne sera pas le seul à me passer dessus. Sur le coup je reste paralysée sur son tracteur comme une condamnée à la chaise électrique, non seulement à cause de la peur, mais surtout parce que je me sais devinée. Oui, car au lieu de protester, tout en reprenant ma respiration voilà que je baisse la tête et me tais comme une menteuse prise sur le fait, pendant que mon bourreau prélève délicatement un zeste de graisse sur les câbles de commande. Puisqu’il me tient si bien je sais que le premier corniaud venu ne manquera pour rien au monde une occasion pareille – et pendant que mon bourreau tapote son message téléphonique je passe en revue tous les voisins susceptibles de m’humilier. Une fois qu’a sonné ma condamnation avec le jingle de réception, histoire de me laisser tout le temps de prendre conscience de la situation, pendue par le cou et les mains attachées dans le dos, les seins bouffis exposés aux taons, Rasmussen me regarde en ricanant, en train d’essayer de rattraper le marchepied malgré mes talons suants qui ripent sur le métal. De toute façon maintenant que j’ai failli le balafrer il refusera de me détacher. Finalement, alors qu’il rentre en moi tout en chantonnant la mélodie du jingle, je parviens de nouveau à murmurer sans conviction « non ne faites pas ça », en pensant aux autres hommes qui risquent de me cueillir en passant.

Liv s’était toujours moquée de mes fantasmes bas de gamme : les facteurs, plombiers, garçons de café, commis, éboueurs et autres « reliquats » de la société, voilà ce qui selon elle me faisait mouiller, alors que je n’avais même pas le courage d’aller jusqu’au bout de mes idées. Je ne dis pas que cette garce avait complètement tort, mais elle ne valait guère mieux, avec ses secrétaires, politiciens, avocats, huissiers, commissaires-priseurs, qui selon elle lui rapporteraient beaucoup plus d’argent que tous mes défilés de mode. J’aurais bien voulu lui rétorquer qu’elle s’éclatait tellement, que si je n’avais pas été là on se demande bien ce qu’aurait été son plaisir. Mais dans l’instant malgré cette oiseuse digression, ce qui m’importe vraiment c’est de savoir si elle a vendu la mèche à son cher papa qui à présent se retient pour ne pas se moquer de moi, la bouche ouverte, comme surprise en flagrant délit de vol. Si cette garce n’a pas cafté, où donc ce vulgaire conducteur d’engins serait-il allé chercher cette sale affaire avec l’apprenti boucher ? Et voilà que pendant que je mouille en pensant à celui-là, sans éjaculer la queue du vilain monsieur me pousse derechef vers l’orgasme, comme pour me promettre le pire qui pourrait m’arriver si je ne le laisse pas opérer. Puis au risque de débander le voilà qui se retire après m’avoir accordé un plaisir incertain, et une fois copieusement giflée puis baffée aux seins il graisse mes tétons en me proposant un joli piercing.

 

Soudain tout goguenard, prit par une ébauche de frénésie, Rasmussen sort de sa vilaine poche un petit pot de cette pâte à tartiner connue sous le nom de Marmite, dont Liv s’est si souvent gavée devant moi. Reste que je me demande s’il s’agit de cette même pâte, quand je suis en mesure de tester son goût très sucré, une fois que Rasmussen en a eu barbouillé le pourtour de ma bouche et les lèvres, dehors et dedans, puis les gencives, et enfin le palais derrière les incisives. Aussitôt mouches et taons déguerpissent, parce que les guêpes affluent, de sorte que je comprends aussitôt l’intérêt qu’il y aurait à refermer illico ma bouche et à garder mes lèvres bien serrées, si je veux prendre en compte le nombre de guêpes qui se posent dessus pour forcer le passage. Quand je tente de me dépendre par de violents mouvements de dénégation, Rasmussen se met franchement à ricaner en constatant la réussite de son bâillon ; puis en faisant mine d’appliquer son produit dégoûtant sur les lèvres du bas, il me demande de patienter bien sagement avant de s’en aller tranquillement sur le chemin sous prétexte de vérifier que personne ne vient.

Quand Rasmussen revint j’étais toujours dans la position du pendu, les mâchoires crispées et les lèvres compulsivement serrées, toute tremblante, passablement campée sur mes deux jambes, comme pour offrir au tout venant ce que maman avait souvent nommé « le popo de devant ». À force de me branler dans le garage je m’étais fabriqué un sexe de fortune en collant mes images X sur notre héroïne des Avengers, pendant qu’à cheval sur le tracteur de papa je traquais les savants fous. Tout comme à cette époque où je n’avais pas envie d’être gentiment baisée mais salement dominée, maintenant je ne proteste pas lorsque après avoir vérifié la bonne tenue de mon collier Rasmussen enfonce deux doigts lubrifiés tout au fond de mon cul.

« Non, personne ne vient encore sur le chemin… », lâche-t-il soudain en se moquant franchement de mes gesticulations ponctuées par les hum ! hum ! de la pouffiasse bâillonnée qui s’est fait avoir comme une imbécile. Je n’ose même pas imaginer ce qui se passerait si me prenait l’envie d’ouvrir la bouche, d’autant que j’y suis incitée par les guêpes qui mordent durement la pulpe de mes lèvres pour en forcer l’entrée. Tout en observant ma réaction Rasmussen en guise de test me pince durement les tétins d’un air entendu, après avoir resserré mon collier pour mieux s’imposer, comme s’il avait toujours désiré établir entre nous une relation de créateur à mannequin. Du coup, la douleur sur les tétins n’a d’égale que la force de volonté pour ne pas ouvrir la bouche, si je veux éviter de la refermer sur une guêpe qui ne manquerait pas de me piquer. Rasmussen veut sans doute me garantir une intimité provisoire, afin que je puisse méditer en paix le sort qui m’est réservé. Si je ne me montre pas coopérative il va m’attacher à un arbre et je serai bientôt dévorée par les ours et les loups réintroduits. D’ailleurs comment protester, avec toutes ces vilaines guêpes qui assaillent mes lèvres alors que j’ai envie de hurler ? Pourvu que cesse cette douleur aux tétins, et je serais prête à tout accepter, tellement il me sera facile de garder la bouche close, en comparaison de ce que je dois subir présentement pour me prémunir du moindre relâchement d’attention susceptible de déclencher un bon vieux réflexe d’appel à l’aide. Assurément, le pire ne serait pas d’ouvrir la bouche, mais bien de la refermer aussitôt sur plusieurs guêpes, pendant que n’importe quel imbécile me prend. Mais j’ai beau m’en défendre, je ne vois pas comment je pourrais éviter d’appeler au-secours. Si les guêpes parviennent à entrer j’aurais tout intérêt à garder la bouche bée pour qu’elles se gavent de pseudo-Marmite. Donc pour l’instant en prévision de ce qui m’attend j’ai grand intérêt à m’entraîner en essayant d’éviter de rentrer mes lèvres sur les guêpes qui sont en train de les butiner. Je me dis qu’avec un peu de chance elles ne pourront pas pénétrer jusqu’aux gencives, alors que sous les coups de leurs morsures j’ai beaucoup de mal à éviter une piqûre en me crispant. Tout ce que je peux tenter c’est de souffler en évitant les grimaces, encore que cela soit très risqué, et je me demande non sans effroi quelle sera ma réaction, quand le premier bonhomme va s’approcher de moi.

 

Maintenant sans que je puisse protester Rasmussen me fourrage lentement le cul de tous ses doigts valides pour me soumettre à l’évidence que je suis en train de céder. « … Du moins… j’espère pour toi que personne ne vient », reprit-il tout en me travaillant, pour mieux signifier que le passage d’un éventuel curieux ne changerait rien à mon affaire, bien au contraire, et qu’il me baiserait jusqu’aux yeux quel que soit le trafic sur notre vieux chemin. Il fit semblant de me rassurer en déclarant qu’à la façon dont nous étions planqués personne ne viendrait y voir de près, surtout à cause de ces foutues guêpes. Par réaction à cet affront j’esquissai un mouvement des lèvres pour lui demander qu’est-ce qu’il y aurait « à ne pas voir de près », mais comme il se moquait franchement de ma tête de constipée, alors que je serrais les dents sur l’insistance des guêpes je me contentais de penser fortement « faites attention à ma jupe », comme si je n’avais plus qu’elle au monde en dehors de mon collier.

Mon affreux bonhomme force enfin la fermeture pour dégager pubis et entrejambe, et arrache une large part de tissu. Il se moque ouvertement de mon étonnement devant l’évidence de ma chair mise à vif, pendant que de ses doigts experts il m’oblige à ouvrir le cul. Il doit se demander pourquoi je l’ai choisi, lui, cet abruti des bois, mais a bien saisi que je l’ai reconnu pour être le voyeur qui toujours à l’affût avait réussi à préparer mon vice. Si je ne l’ai jamais empêché de me reluquer c’est bien pour en arriver à ce qu’il se prolonge en moi jusqu’à m’inséminer. Oui, la queue n’est que l’extension du désir des yeux, et tout en essayant de chasser un taon je me dis qu’enfin soumise je tiens le bon cheval. Maintenant que ma chatte et mon cul sont à la disposition du premier venu je pense qu’un monsieur ne devrait pas être tributaire de son tracteur ; pour preuve Rasmussen, qui aurait tout aussi bien pu chasser, pêcher, manger, que me baiser. Au fond je ne représente que l’une parmi ses nombreuses activités, au point qu’assurément il pourrait très bien me confier à d’autres charpentiers comme une pièce à travailler. D’ailleurs je me dis en pensant à notre vieux sentier qu’une fois livrée comme une marchandise je n’aurais plus rien à craindre de ses potes, qui assurément savent déjà tout de moi. Du coup sans pouvoir protester je ferme les yeux en entendant le tissu se déchirer entre mes jambes. Heureusement que j’ai prévu un maillot de bain dans mon sac à main ; et je ne peux retenir un soupir d’aise en comprenant que je vais être traitée encore plus salement que ma jupette.

 

« Lève donc ta putain de jambe » crie Rasmussen brutalement, à la limite de la menace. Mais comme je ne bouge pas d’un poil, après un nouveau crac suspect la minijupe de sa putain s’arrête à hauteur de genoux. Enfin je mets un pied à terre, puis l’autre, et Rasmussen qui commence à s’énerver me la retire pour la jeter sur son tracteur comme un vieux chiffon. De voir que je me laisse appréhender à la fois l’excite et le surprend, et je sens que je le dégoûte comme le lockheed qui empègue encore ma langue ou la grosse mouche prisonnière de son western spaghetti.

« Qu’as-tu insinué, tout à l’heure, à propos de Liv ? Demande Rasmussen en relâchant à peine mon collier, puis en chassant les guêpes de ma bouche pour me permettre d’articuler une réponse rapide, mais en me faisant comprendre en les malaxant qu’il préparait à je ne sais quel piercing mes tétons déjà copieusement graissés.

— Moi ? rien, monsieur Rasmussen », fis-je, en feignant l’étonnée mais en restant ouverte comme il m’a placée. Comme il vient de libérer mes poignets d’un coup de lame j’en profite pour entortiller une longue mèche de mes si beaux cheveux blonds, alors que toutes mes pensées tournent autour de ma chatte : pourquoi diable m’étais-je laissé toucher si facilement ? « Enfin, quoi, j’ai seulement voulu dire que votre fille est parfois bizarre, mais pour finir on s’aperçoit qu’elle est gentille et très propre ! » Je pris soudain conscience du ridicule de cette formule, alors que des doigts exploraient vulgairement mon cul avec la ferme intention de me faire chier.

Rasmussen ricana d’une façon qui m’apparut suspecte, avant de me demander, en me montrant un poinçon, qu’est-ce que j’entendais par « propre ». Alors que ma chatte se relâche et qu’il dégage mon cul je lui réponds que j’ai dit ça à la légère, ce n’était qu’une idée à moi pour traduire « clean », et qu’il devait connaître ce mot grâce à nos feuilletons américains : « Comme Emma Peel, des Avengers. »

« Ouep, la salope en bottes de cuir ? » me lance Rasmussen presque méchamment, comme pour se moquer de mon niveau intellectuel, et en me faisant comprendre qu’il s’apprête à percer mon téton droit. « C’est bien toi qu’es pas clean, avec ton putain de rasoir », reprit-il en m’écartant brusquement les jambes afin de mieux se placer entre. Je compris alors à son air ce qu’il entendait par là : Je n’étais pas propre, cela voulait dire que j’avais encore besoin de maman pour aller sur le pot. Il insista tellement du regard pour me transmettre son insinuation, que je me ressouvins de cette période où tout en étant capable je réclamais maman pour qu’elle vienne me torcher. C’était là une preuve d’amour de sa part et de bonne volonté de mon extrémité. Au lieu de rejeter ce souvenir je commençais à prendre mes dispositions pour abandonner mes tétins à Rasmussen, qui en les malaxant s’apprêtait manifestement à ouvrir mon cul.

 

En oubliant Emma et en pensant à Liv je me reportai sur mon film X, et Rasmussen après avoir vérifié que je mouillais rentra un doigt, puis deux, puis trois, en me disant doucement : « T’es une vraie sale, toi ! » Puis tout en me travaillant l’anus il essaye de nouveau de m’embrasser malgré les guêpes qui me tournent autour ; mais comme je m’esquive en tirant sur le collier il rentre en moi brutalement de toute sa queue alors que je ne m’y attendais plus. Il me fit crier en me forçant, sans pour autant me voir changer d’un seul pouce la position des jambes. Je comprends qu’il ne me baise si grassement que pour mieux ouvrir mon cul, et comme il me regarde durement j’imagine facilement sa queue de renard rentrer au bon endroit à la place de ses doigts. Donc pour ne pas le contrarier je baisse les yeux en signe de remerciement et j’entrouvre à peine la bouche en pensant à mes fesses. Rasmussen voit que je desserre les dents, et glisse aussitôt sa langue gluante dans ma bouche béate. Et voilà que mue par une sauvage impulsion ma langue de vipère rentre dans sa gueule de boa.

Sans crier gare et toujours planté en moi Rasmussen arrache les restes de mon T-shirt et retombe en admiration devant mes seins pourtant boudinés et bleuis, qui me font soudain penser à Masalin Karly, la déesse hindoue des cimetières, qui a coutume de porter à son cou un chapelet de crânes, alors que ma pauvre tête bourdonnante est suspendue à un vulgaire tracteur. Sans compter que cette divinité possède plusieurs bras, alors que les miens sont toujours attachés dans le dos.

Comme je me tais en serrant les lèvres sous l’action de sa queue Rasmussen se penche plus franchement pour savourer sa victoire en me léchant le visage jusqu’à s’en venir effacer les dernières traces de Marmite, puis les mamelons une fois graissés, et enfin conforté par mon mutisme têtu il aspire le téton de mon sein gauche et me fait grogner sous le coup du plaisir, alors que sa queue remonte jusqu’au fond et que ses doigts fouillent mon cul. Si seulement il savait ce que mes seins ont déjà enduré avec sa garce de fille clean, il préférerait me voir agoniser plutôt que de les percer ! Mais je n’ai rien contre le fait qu’il y impose sa marque, maintenant qu’il m’a pénétrée, même si je meurs d’envie de lui déclarer en plein visage que sa chère Liv reste à mes yeux le plus pervers fleuron de la région, et peut-être de l’entière Suède.

J’ai à peine le temps de m’attarder sur cette chipie pour soustraire mon corps à l’hégémonie de cette queue qui ne lui appartient plus, que son cher papa m’écarte jambes et lèvres pour mieux me faire comprendre jusqu’où il s’en est venu.

« Et si je te faisais monter comme une truie, hein, sale petite clean, dis-le donc une bonne fois, que c’est ça que tu veux ?

— Je n’ai pas dit ça.

— Mais tu n’as pas dit le contraire.

— Non plus.

— Alors pourquoi te mets-tu dans une pareille situation, à jouer au kung-fu avec un vilain rasoir ?

— Je ne sais pas ; peut-être parce que j’aime bien les tracteurs des vieux barbiers (en fait le bruit du moteur prend la même fréquence que celle des lits dans les films X vintage).

— C’était pour m’exciter, hein ? Et maintenant qu’il est trop tard tu vas me dire que tu es mineure ?

— Monsieur Rasmussen, je sais quand même que vous savez vous tenir.

— Ah parce que c’est moi qui suis venu te solliciter, peut-être ?

— Non, je n’ai pas dit ça. Je voulais seulement croire que vous sauriez vous retenir, je veux dire, comme maintenant…

— Oui, je commence à comprendre, et ça ne fait que confirmer ce que je pensais de toi.

— Maman dit que tant qu’on ne prend pas le sperme, c’est comme si on n’était pas baisée. Ça n’a pas plus d’effet qu’une saucisse.

— Ta mère a une drôle de conception de la sexualité, mais oui, ça peut servir d’excuse pour se faire salement baiser en série », me lance Rasmussen en ricanant d’un air mauvais, pendant que le poinçon s’approche de mon tétin droit. Sans avoir vraiment compris ma plaisanterie il enfonce ses doigts dans mon cul en me faisant comprendre que je ne risquerais rien de ce côté-là, et lorsqu’il en revient à mon tétin je ne peux pas m’empêcher de penser que si tout le foutre de la Terre ne causera aucun dégât aux intestins, par contre sa grosse queue représente déjà un vrai danger pour mon couloir secret.

En attendant de me sodomiser Rasmussen est à la manœuvre de tous ses doigts qui m’indiquent clairement malgré sa queue plantée en moi que le piercing ne se fera pas sans mal, et je me demande s’il ne vaudrait pas mieux prendre plus de risques par devant : « C’est comme dans les films X : si vous savez vous freiner, comme j’aime bien votre tracteur, vous et moi… pour vous faire plaisir… et vous remercier… de vos explications…

— Dis donc, et si je t’attachais à ton tracteur chéri, puisque tu l’aimes tant ? » lança brutalement Rasmussen en me donnant un grand coup au ventre pour me décontenancer, avec un air si mauvais qu’il me fit soudain très peur – et voilà qu’au moment où je m’y attends le moins son poinçon transperce mon tétin.

 

Après avoir poussé un cri qui fait remonter toutes mes glaires je me mords les lèvres jusqu’au sang en m’appuyant sur la queue logée au fond de mon ventre douloureux, alors qu’un étron très dur se pointe déjà dans mon cul et que ma nuque bloquée par la ceinture vient cogner contre le tracteur. Mais je parviens à détourner la tête en prenant un petit air buté, pendant que le rythme de ma respiration augmente avec les rares mouvements qui ridiculisent mes paroles futiles. Je bisque jusqu’à plus soif, en éprouvant la présence de cet organe étranger qui appartient à Rasmussen mais que je ressens comme un immonde ver. Mais je suis surtout sensible à la chaleur de son gros bide, bien consciente que son propriétaire va se prolonger de toutes ses tripes jusqu’au fond de moi.

Alors qu’il se prépare à percer mon téton gauche je sais fort bien que cette fois-ci je ne vais pas bénéficier de l’effet de surprise pour surfer sur la douleur. J’ai accepté l’organe reproducteur du beau tracteur, et maintenant je dis oui à ce poinçon qui pendant qu’on me prend s’enfonce lentement dans mon téton. La jouissance de Rasmussen va peut-être dépendre de cette intuition, qu’en m’opérant à vif il pourrait me transmettre la bonne température de gestation. Son chiard verra enfin tous mes organes avec les yeux de son père, et finira par dévorer le ventre de sa mère. Oui, il sera animé par les mêmes fluides que le tracteur, et l’avortement révélera avec horreur à notre médecin que j’ai été inséminée par un Terminator.

Rasmussen prend lucidement conscience de son implantation, quand il me regarde tourner de l’œil pendant que tout en me baisant il malaxe mes tétins de ses doigts graisseux. Comme pour contrarier maman, en essayant de me concentrer sur la douleur je cherche déjà à savoir comment Rasmussen me percevra le jour où son sperme maintenant retenu finira contre mon gré par germer dans le corps de sa pute. Alors qu’il s’en revient graisser mes tétons pour arrêter une éventuelle montée de lait je me demande surtout l’effet que ça me ferait, d’être commandée en public par des hommes qui m’auraient sodomisée. Ce serait plus humiliant que d’avoir été engrossée, puisque ces messieurs n’auraient même pas à craindre de m’avoir fait un môme… Les personnes informées daigneraient-elles seulement me dire encore bonjour ? Est-ce que de mon côté je pourrais faire semblant de leur adresser la parole comme si de rien n’était, ou bien obligée de baisser les yeux sous le coup de la honte ? Je me dis qu’alors je ne serais certainement plus rien à leurs yeux, et que ni ma beauté ni mon intelligence ne pourront effacer mon humiliation. Alors que Rasmussen s’est retiré et qu’il place sous mon nez la première vis, tout égarée je me prends soudain à penser que j’aimerais entendre ce vilain bonhomme parler de mon cas à ses amis. Est-ce qu’ils changeraient de comportement en ma présence, dès qu’ils auraient compris la situation ? Aurais-je l’occasion de protester, ou devrais-je plutôt leur laisser entendre que je suis d’accord pour être humiliée ?

Alors que mon bourreau enfile franchement la tige filetée à travers mon tétin droit, je dois bien m’avouer, maintenant qu’il s’apprête à me boulonner comme une vulgaire machine, que j’ai toujours soupçonné mon vieil androïde de vouloir établir en moi son ambassade avant de me prêter à d’autres. Une fois sur le trottoir je penserai à son enfant en évoquant cette queue de renard qui m’a méchamment pénétrée ; et voilà que le papa après m’avoir baffée me met sous le nez le vilain écrou rouillé qui va s’engager le long de la tige filetée.

 

« Pas de lait entre nous », voilà tout ce que Rasmussen se contente de déclarer en serrant l’écrou sur ma chair à vif, alors qu’il prend le plus grand soin à présurer mon sein. « Ça ne risque plus de gicler ! », lâche-t-il sérieusement, comme s’il parlait d’une vulgaire machine à laver. Puis il me donne un coup de rein si franc que sa queue me défonce jusqu’au col. Comme je n’ai pas pu retenir mon cri il se met à me gifler puis à baffer l’autre sein pour mieux le préparer, et une fois que je me suis calmée il enfile sa vis à travers mon téton percé. Puis, posément, après avoir constaté que je me suis résignée il me montre « l’étiquette qui m’attendait », qui n’est qu’un simple morceau de fer blanc, avec un numéro grossièrement gravé par une série continue de petits trous semblables à ceux qui servent encore à immatriculer certaines carrosseries de tracteurs. Et voilà qu’après l’avoir passée sur la tige filetée qui traverse mon téton, tout en me regardant étrangement il achève de me boulonner, sans se priver pour me délivrer au passage quelques petites claques de satisfaction en voyant l’air ahuri que je lui fais lorsqu’il me demande d’épeler mon numéro de série. Autant reconnaître que non seulement ce fumier m’a bien eue, mais qu’il a dû méditer depuis longtemps le sort qui m’est réservé maintenant. Du coup je me mets à penser qu’une fois attachée ce ne serait plus de ma faute si mon cul… Oui, j’aimais l’idée qu’après m’avoir vulgairement référencée comme une marchandise il me tiendrait pour nulle, et que tout ce que je pourrais déclarer pour sauver mon cul n’aurait plus la moindre valeur. J’anticipais cet instant délicieux où Rasmussen ricanerait en me voyant baisser les yeux sous le coup de l’humiliation. Penserait-il à faire commerce de mon corps ? Quand l’un de ses amis s’intéresserait à moi il se pencherait à son oreille pour dire son prix, et l’autre soudain dégoûté me regarderait avec le plus grand mépris.

« Alors, tu ne réponds pas ?

— Non.

— Non quoi ? ça ne te plaît pas ? Tu ne veux plus que je t’attache ? »

De nouveau je repris l’air buté de la fille au rasoir, tout en resserrant les jambes, pendant que Rasmussen jouait de sa queue pour me pousser à répondre de mon choix. À Moins qu’il ne veuille me soumettre à la tentation, en me laissant l’excuse de penser qu’il me forcerait de toute façon, maintenant que je suis promise à ses potes. En fait, j’ai bien compris qu’il me voudrait responsable de ce qui m’attend, afin de me faire endosser la faute. Si je me tais, assurément, il ne s’agira nullement d’un viol en réunion, mais d’un petit service rendu que j’aurais attendu depuis longtemps.

Comme je l’avais craint Rasmussen se retire et me met sous les yeux son téléphone, titille les boulons sur mes tétins et m’annonce franchement que si je me laissais attacher… Mais comme je ne proteste pas il me regarde droit dans les yeux avant de recomposer le numéro, puis une fois qu’une voix a dit allô ? il me prend le menton pour me donner une dernière chance ; mais comme je baisse les yeux sur le souvenir de l’apprenti boucher, et que je détourne la tête pour éviter son regard franchement moqueur, c’est comme abasourdie par une forte fièvre que je l’entends prononcer nettement au téléphone quelque chose comme « c’est bon, je la tiens, je vous l’avais bien dit… je vous dirais ça… », alors que la voix de l’autre côté : « …cette pute, je m’en doutais, faire la maligne, merci quand même… » Sur le coup de l’affront que je venais de m’infliger je sentis mes jambes se dérober, mais je pris sur moi pour chercher du regard le soutien de Rasmussen, qui se contenta de me tapoter gentiment les joues en prenant un air de félicitation, comme si je venais de réussir un examen de passage. Et quand il redressa l’étiquette de fer blanc pour exposer mon matricule je repris lentement ma respiration en me laissant guider vers mon tracteur chéri.

 

En tapant du pied sur le marchepied comme pour marquer ma décision de rentrer dans la machine, je laissai à Rasmussen le loisir de téléphoner, tout en me bouchant les oreilles pour éviter que les mots méchants de ses correspondants ne me pénètrent comme des flèches. Pourtant presque malgré moi j’en laissai passer quelques uns qui au lieu d’aller droit au cœur me firent intensément mouiller. C’est à croire qu’ils le font exprès, pensai-je, alors que sans me l’avouer vraiment je commençais à prendre conscience d’être parvenue à mes fins, pendant que Rasmussen parlait de moi comme d’une affaire à traiter, même si je devinais les efforts qu’il devait déployer pour contenir sa jubilation de m’avoir réduite à rien. Et dire que ce salaud a su anticiper son coup depuis que je suis toute petite !

J’attirai l’attention de Rasmussen sur mes mains crispées, respectivement la droite sur l’embout et la gauche sur le bocal, pour lui suggérer qu’il pourrait éventuellement m’attacher dans cette position-là, pour preuve que je ne lui en voulais pas d’avoir maltraité mes seins et traité mon corps comme une bonne affaire. Pourtant mes tétons affreusement transpercés me faisaient encore très mal, malgré la généreuse couche de graisse qui gratifiait ma chair contusionnée. En m’appuyant contre le tracteur je pus alors constater que les instruments de bord étaient agréablement tièdes, presque à la température de la bite qui passait sur mon ventre. « Je vois : tu ne dis rien, mais tu n’es pas contre.

— Contre quoi ? Je n’ai pas dit ça.

— Non, tu ne l’as pas dit, mais si tu continues je vais t’attacher quand même, et là, tu sais ce qui t’attend ! »

Je ne répondis rien mais restais sidérée devant l’aspect de mes seins horriblement enflés et cramoisis, qui me firent soudain penser à d’énormes grenades – et je plaquai mon pied sur le marchepied comme si je m’étais décidée à prendre les commandes de ce beau tracteur. D’abord surpris par cette facile résignation Rasmussen observa tranquillement mon ample respiration qui lui présentait effrontément ma poitrine comme un totem planté en territoire conquis. « Poitrine », voilà qui est vite dit, car chaque sein avait été si nettement ligaturé sur sa base et franchement boulonné, qu’il s’offrait à ma curiosité comme une vulgaire pièce de mécanique.

« Je savais bien que t’étais une vraie salope.

— En tout cas je ne suis pas fausse, et est-ce bien de ma faute si je ne vaux pas votre Liv ? Et puis c’est vous qui… »

 

Rasmussen lâcha un « pfff » sonore, qui voulait imiter le passage de l’air à travers une valve, et il se dégagea soudain pour aller fouiller dans la boîte à outils de son tracteur, dont le moteur tournait toujours. Oui, il n’était plus là, mais je sentais encore en moi l’action de sa queue, comme pour me rappeler ce que je venais de céder, pendant que le cuir bien serré autour de mon cou râpait ma peau jusqu’à me donner de pénibles démangeaisons. Mais malgré tous mes débats je ne parvins pas à me dépendre et me contentai de me gratter les seins en profitant de mes mains encore libres. Je compris alors que si je me laissais attacher celui-là ferait de moi tout ce qui lui plairait, quitte à m’abandonner à ses promis. Du coup je me dis que le bougre ne craignait pas vraiment d’être inquiété par la police, lui qui semblait vouloir compléter par une tournante l’attentat sur mineure qu’il s’apprêtait à peaufiner. Même si je m’étais donnée sans faire de manières il avait compris que je ne céderais pas aussi facilement mon cul, et je me surpris à me questionner, si la chaleur de sa queue égalerait celle de l’étron qui se pointait déjà.

Puisque je consentais à être attachée, Rasmussen avait enfin la preuve que j’acceptais l’idée de ne pas pouvoir me défendre contre des assauts faussement imprévus. Tout comme il avait saisi chaque sein à part de l’autre, ses amis investiraient mes fesses, cuisses, mains et pieds, car si j’en croyais les affirmations de Liv, « chaque mécano a sa spécialité et reste capable en toute circonstance de gérer au mieux son stock de pièces détachées ». Donc son petit papa pouvait être content de moi, qui sans opposer de résistance me sentais prête à déféquer sous ses yeux en rase campagne. En attendant d’être reprise en main je restais tétanisée mais plutôt rassurée par la chaleur du tracteur diffusée par l’acier tout le long de mon dos nu, et comme le caoutchouc de la roue grattait ma peau je sentais que cette chaleur se mariait à celle du corps suant de Rasmussen. Dans mon délire je me demandai comme lorsque j’étais petite où donc pouvait être caché le sexe de sa machine, et où diable pouvait bien déboucher son cul. Lentement comme un élan contre son tronc je commençais à remuer mon popotin, et le prurit provoqué par le caoutchouc du pneu descendit jusque dans mon vagin. Voilà, je ne résistais plus, et suspendue par le cou comme un vulgaire jambon j’attendis seulement de pouvoir vérifier la détermination de Rasmussen à m’ôter par le cul les restes de ma volonté.

 

Oui, Rasmussen revint encore à la charge, qui me regardait en train de me gratter sur le vieux pneu malgré sa ceinture qui m’étranglait et mes seins qui enflaient. Il constata que j’avais replacé mes bras en croix et me demanda fermement de ne pas résister, si je ne voulais pas être étranglée, car que cela me plaise ou non il avait bien l’intention de m’attacher à son tracteur.

Je ne répondis pas mais évitai son regard, car j’avais bien compris qu’il ne me restait pas d’autre choix, même si sa requête en masquant une menace de pendaison s’avançait comme une vicieuse suggestion dans un méchant jeu de rôle. Je savais aussi que si je me soumettais à sa volonté il pourrait se permettre d’aller beaucoup plus loin. Pour l’instant même en hésitant je n’avais pas vraiment envie de lutter, car d’une part j’étais sûre qu’il saurait me forcer, et d’autre part je me réjouissais déjà en pensant à ce moment où même en voulant me défendre je ne pourrais plus rien tenter contre mes agresseurs. Que l’on m’y oblige ou pas j’avais tout intérêt à être attachée, car à partir de ce point il me suffirait de me débattre pour tester la détermination de Rasmussen à me faire monter. Qui sait, peut-être que malgré mon dégoût je finirais par jouir malgré moi en me faisant prendre par plusieurs ? En fait je voulais qu’il se sente responsable et ne pense pas s’en tirer comme s’il avait ligoté une malade évadée de l’asile ou maltraité une vache à lait.

Mais d’où m’était venue cette idée, que Rasmussen s’intéresserait de si près à mon cul ? Liv avait dû me le suggérer, pour avoir été depuis toujours soumise à son petit père. Ce voyeur ne s’était sans doute pas privé pour m’examiner pendant que ma tête planquée sous son tracteur partait à la recherche de ses organes génitaux. Avait-il imaginé le reste de mon corps comme celui de sa fille, alors qu’allongée sous son imposante machine j’avais eu l’audace de lui présenter non seulement mes jambes mais mon cul tout nu ? Était-ce à partir de là que lui était venue l’envie de sodomiser sa chère Liv, et qu’elle avait voulu me faire payer cet affront en livrant mon cul à n’importe qui ? Ou bien était-ce parce qu’il avait désiré sa fille, que Rasmussen voulait à présent me livrer au plus offrant ? Que tout cela soit vrai ou pas je me complus dans ce fantasme, que ce monsieur si apprécié avait secrètement sodomisé sa chérie. Si je m’attachais à cette pensée il capterait mon désir et m’en ferait autant – ce qui me permettrait peut-être de sauver mon ventre.

Tout en fixant ces idées, au risque d’abîmer ma peau sur le cuir râpeux de la ceinture je tournai violemment la tête du côté de mon pied plaqué au marchepied, comme pour dire : « Commencez donc par là ! » Rasmussen regarda mon pied d’un air si méchant que je connus dès à présent qu’il ne tiendrait plus compte de ce que j’allais dire. Il parlait avec le ton du monsieur qui n’attend aucune réplique après avoir réprimandé fifille, ou comme un médecin qui avant d’opérer vous explique calmement tout ce que vous devrez subir si vous tenez à guérir. Ce qu’il apprécie c’est l’évidence que non seulement vous vous cabrerez en l’écoutant, mais qu’au final vous lui obéirez sans cafter : « Je vais d’abord t’attacher les mains là-haut ; ensuite nous verrons bien ce que tu sauras faire de tes jolis pieds !

— Non, je ne veux pas être suspendue comme un jambon ! » dis-je dans un souffle, en pensant à la main de l’apprenti boucher, qui avait eu tout le temps de s’attarder sur ma fesse, alors qu’à présent seul Rasmussen s’affairait autour de mes pieds. Comme j’hésitais encore à dire non, pour tester sa détermination je lâchai son foutu tracteur et relevai la jambe avec la manifeste intention de l’abandonner au ridicule que ne manquerait pas de lui infliger sa bande de petits branleurs.

À ma grande surprise Rasmussen me gratifia d’une paire de gifles si violentes qu’elles me firent hurler malgré la ceinture qui me tenait au garrot, puis il baffa mes seins boudinés jusqu’à me faire céder. Sous le coup de la douleur je finis par me taire en observant avec inquiétude leur teinte franchement cramoisie, sans pouvoir m’empêcher de bégayer en lisant le matricule sur l’étiquette de métal blanc vulgairement boulonnée sur mon tétin dressé. Pour faire mine de résister j’accompagnai mes réflexes de défense en battant les bras comme pour boxer, et en essayant de frapper Rasmussen de mon pied nu. « Remets vite fait ta foutue jambe en place, je te conseille », me lança-t-il, soudain rendu très menaçant de toute sa queue bandée en dehors du panta. Voyant que je n’obéis toujours pas, après avoir rajusté la ceinture qui retient mon cou il m’assène une rafale de petites claques qui cette fois me font saigner le nez : « Replace tes mains là où il faut ! »

Je ne répondis rien mais tout en obéissant je lui laissai repositionner mes pieds, tout en m’efforçant d’articuler : « salaud, salaud. » Mais je me rengorgeai sous le cuir trop raide de mon collier, en pensant que même en résistant de toutes mes forces je ne pourrais plus rien tenter contre une si conquérante méchanceté.

 

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